Dans une vidéo énigmatique, Volkswagen annonce l’arrivée imminente d’une nouvelle voiture à l’occasion du salon IAA de Munich. On peut y voir une Golf GTI originale se faire « dépoussiérer » par un laser, pour laisser apparaître un modèle moderne : le constructeur allemand s’apprête-t-il à dévoiler l’ID.Golf ?

La nouvelle serait une surprise, car Volkswagen n’a jamais confirmé qu’elle allait conserver le nom Golf pour sa gamme électrique. De nombreux observateurs s’attendaient à ce que l’ID.3 prenne ce nom, mais cela n’a pas été le cas car la marque considérait cette voiture comme une « Golf Plus », un peu plus grande et onéreuse.

Cependant, dans cette vidéo publiée sur X (ex-twitter), tout semble indiquer que Volkswagen s’apprête à faire renaître la Golf. On aperçoit clairement une ancienne Golf GTI, composée de terre et de poussière, se faire « nettoyer » par un laser, dévoilant un tout nouveau modèle se trouvant en-dessous.

https://twitter.com/volkswagen/status/1698259542776439007

Le modèle ressemble fortement au concept ID.2 All, qui avait été dévoilé par Volkswagen il y a quelques mois, en indiquant clairement qu’il n’était pas destiné à être produit. Il pourrait donc s’agir d’une Golf électrique, qui reprendrait le nom ID.

Son nom pourrait donc être ID.Golf, ou ID.2 Golf par exemple. Le fait que Volkswagen utilise le hashtag #OneFuture indique en tout cas clairement qu’il s’agit d’une voiture électrique.

Ce ne serait pas la première fois que Volkswagen ferait renaître la Golf sous forme électrique : par le passé, le groupe avait produit le modèle E-Golf, mais celui-ci n’était qu’une version électrifiée de la Golf thermique, et n’avait donc pas toutes les qualités requises pour réussir en tant que voiture 100% électrique.

Une Volkswagen ID.Golf à moins de 25 000 € ?

Cette fois, les ambitions de Volkswagen sont tout autres : il s’agit de produire un modèle électrique accessible au plus grand nombre. Lorsque la marque avait présenté son concept ID.2 All, elle avait précisé que sa caractéristique principale était son prix attractif. Le but était de pouvoir produire en masse dès 2025 une voiture à moins de 25 000 €, pour pouvoir enfin rendre la voiture électrique abordable.

Faire renaître le nom Golf serait donc logique : la nouvelle ID.Golf électrique pourrait être cette voiture. La Golf thermique, en son temps, avait rempli exactement ce rôle : fournir une voiture accessible au plus grand nombre.

Si elle avait les mêmes caractéristiques que l’ID.2 All, l’ID.Golf aurait une autonomie de 450 km, ce qui la rendrait très intéressante pour le prix annoncé.

L’ID.Golf serait un véhicule clé pour l’adoption de l’électrique

Cette nouvelle voiture pourrait donc être un véhicule hautement important pour l’adoption de la voiture électrique : depuis très longtemps, les consommateurs attendent une voiture bon marché et possédant une bonne autonomie, qui leur permette enfin d’accéder à l’électrique à moindre prix et sans faire de compromis par rapport à une voiture thermique équivalente.

Si l’arrivée de l’ID.Golf se confirme, cette voiture pourrait venir perturber les plans des concurrents de Volkswagen, au premier rang duquel se situe Tesla. En effet, l’entreprise d’Elon Musk annonce depuis des années qu’elle produira une voiture électrique à 25 000 $, mais n’a jamais tenu cette promesse.

Tesla pourrait annoncer une telle voiture d’ici peu : le constructeur a en effet lancé des discussions pour produire un véhicule bon marché en Inde. Celle-ci pourrait se nommer Model 2.

Si Volkswagen annonce bien une ID.Golf au salon IAA de Munich, le constructeur allemand partirait avec une avance importante sur son rival américain sur ce segment clé. Les volumes pourraient être énormes : la demande pour une voiture électrique bon marché pourrait être de plus de 4 millions d’unités par an.

Nous en saurons plus sur la sortie d’une éventuelle Golf électrique d’ici quelques jours : le salon aura lieu du 5 au 10 septembre prochain.

Joe Biden vole à la rescousse des constructeurs automobiles historiques. Son gouvernement vient de débloquer 2 milliards de dollars pour aider l’industrie automobile à convertir des usines à l’électrique, ce qui aidera les constructeurs de véhicules thermiques à verdir leur production.

Le département américain de l’énergie a annoncé ce mardi qu’il allait verser 2 Md$ de subventions aux constructeurs qui voudraient convertir des usines à l’électrique, dans le but de sauvegarder l’emploi dans les régions où ces usines sont implantées.

De plus, le gouvernement accordera des prêts d’un montant total de 10 Md$ en complément de ces subventions pour aider les constructeurs dans cette transition.

Enfin, l’administration Biden a annoncé que d’ici la fin de l’année, elle débloquera 3,5 Md$ supplémentaires pour subventionner la construction d’usines de véhicules 100% électriques et pour améliorer le réseau de distribution d’électricité.

Ces annonces font suite à l’adoption de l’Inflation Reduction Act l’année dernière, grâce auquel Joe Biden avait injecté des milliards de dollars dans l’industrie du véhicule électrique. Ce plan avait notamment permis à de nombreux automobilistes de recevoir des crédits d’impôts de 7500 $ pour l’achat d’une voiture électrique, comme par exemple les Tesla Model 3 et Y, la Volkswagen ID.4, ou la Ford Mustang Mach-E.

Biden veut subventionner en priorité les constructeurs historiques

Même si le gouvernement Biden a subventionné les startups de véhicules électriques par le passé, ce sont cette fois les constructeurs historiques qu’il semble vouloir accompagner. En effet, ceux-ci rencontrent des difficultés dans leur passage à l’électrique, car ils doivent assumer les coûts de la conversion de leurs usines tout en continuant à vendre des véhicules thermiques, qui sont souvent leur seule source de bénéfices.

General Motors, par exemple, ne va produire cette année que 150 000 véhicules électriques, un chiffre très faible face à l’objectif de 1,8 millions que s’est fixé Tesla. Le fait de produire en faible nombre ne permet pas au constructeur d’être rentable sur les véhicules électriques, tant la concurrence est rude, notamment depuis la guerre des prix lancée par Tesla il y a quelques mois.

L’administration Biden annonce clairement que ce plan est destiné en priorité aux constructeurs historiques :

« Dans le cadre du programme de subventions, des scores plus élevés seront accordés aux projets susceptibles de conserver des conventions collectives et/ou à ceux qui disposent d’une main-d’œuvre de production de haute qualité et bien rémunérée, ainsi qu’aux entreprises qui paient actuellement des salaires situés dans le quartile supérieur de leur industrie. »

Cependant, des startups électriques pourraient également bénéficier de ce plan de subventions. C’est le cas de Rivian par exemple, qui produit ses pickups électriques dans d’anciennes usines thermiques reconverties. L’entreprise produit en effet des R1T et R1S dans une usine Mitsubishi qu’il a rachetée.

En France, le gouvernement Macron pourrait s’inspirer de cette initiative : même si l’industrie électrique est subventionnée grâce au bonus écologique, il n’existe aucune subvention permettant aux constructeurs historiques de convertir leurs usines. Des acteurs comme Renault ou Stellantis en auraient bien besoin pour pouvoir maintenir leur production en France.

Nous en parlions depuis plusieurs mois, c’est désormais chose faite : Tesla vient de présenter la nouvelle Model 3 restylée, aussi appelée Model 3 Highland. C’est la première fois que le constructeur dévoile une version resylée de son iconique berline électrique.

Tesla a déjà mis à jour son site internet : la page de la Model 3 présente la version restylée, qui est proposée à la vente dès maintenant.

S’agit-il d’un changement d’envergure ou simplement d’une légère modification du design ? Nous allons vous apporter des éléments de réponse en examinant toutes les nouveautés et mises à jour qu’apporte cette version restylée.

Le design extérieur : une face avant affinée, des phares modernisés

Le changement le plus évident qu’apporte Tesla sur cette version restylée est son design extérieur. Les photos leakées que nous avions pu apercevoir ces derniers mois disaient vrai : la face avant a bien été affinée, ce qui donne un air plus sportif et plus aérodynamique à la Model 3.

Les phares avant sont également devenus plus fins et présentent un design légèrement plus agressif, et n’ont plus la forme étirée caractéristique qui permettait de reconnaître une Model 3 au premier coup d’œil.

Les phares arrière ne sont pas en reste : ils perdent leur partie interne, et adoptent une forme plus design et moderne qui contribue à souligner le caractère électrique de la voiture.

Autre changement notable : le T présent sur la face arrière est remplacée par le mot Tesla en toutes lettres, sans doute pour rendre la marque encore plus reconnaissable par les non-initiés.

Voici le design de cette Model 3 restylée en vidéo :

Une aérodynamique améliorée

Ce changement de design a une conséquence importante : comme on pouvait le penser, la voiture est réellement plus aérodynamique puisque son coefficient de traînée (Cx) passe à 0,219. Le gain par rapport à l’ancienne Model 3 est de presque 5%, une valeur impressionnante pour une voiture qui présentait déjà une traînée très faible.

D’après Tesla, il s’agirait tout simplement du plus faible coefficient de traînée de toute la gamme.

La Model 3 restylée fait donc partie des voitures les plus aérodynamiques à l’heure actuelle. Elle fait presque jeu égal avec sa concurrente Lucid Air, qui possède un Cx de 0,197 et est considérée comme la voiture de série ayant la plus faible traînée.

Autonomie : un gain de 4,5%

Ce choix d’un design plus aérodynamique a clairement porté ses fruits : le gain d’autonomie par rapport à la Model 3 classique est important.

En effet, l’autonomie WLTP est de 513 km pour la Model 3 restylée standard, et de 629 km pour la Model 3 restylée Grande Autonomie.

Cela représente un gain d’environ 4,5% par rapport aux versions classiques, qui disposaient d’autonomies WLTP de 491 km pour le modèle standard et de 602 km pour le modèle Grande Autonomie.

Notons un détail important : la Model 3 restylée n’est pour l’instant pas disponible en version Performance, car Tesla n’a pas encore eu le temps d’adapter ses chaînes de montage.

Le prix augmente de 1000 €

Tous ces changements ne sont malheureusement pas sans conséquence sur le prix : celui-ci augmente de 1000 €, quelle que soit la version choisie.

La Model 3 restylée est proposée à 42 990 € dans sa version standard, contre 41 990 € auparavant.

La version Grande Autonomie restylée vous coûtera quant à elle 50 990 €, contre 49 990 € auparavant.

Le prix augmente donc d’un peu plus de 2%, ce qui est raisonnable compte tenu des gains d’autonomie et de l’amélioration générale de la qualité de la Model 3.

L’intérieur : de nombreuses améliorations

C’est à l’intérieur de la Model 3 restylée que Tesla a apporté le plus de changements. En voici la liste :

  • Un nouvel écran de 8 pouces permet aux passagers assis à l’arrière de contrôler la climatisation et d’utiliser le système d’infotainment.
  • Les leviers situés sur le volant disparaissent. Les boutons permettant de changer de mode de conduite sont maintenant sur l’écran tactile principal, et les clignotants sont activés par des boutons sur le volant.
  • Le bruit dans l’habitacle diminue de 30%, grâce à l’utilisation de verre acoustique, de matériaux plus isolants, et à l’aérodynamique améliorée.
  • Les sièges avant peuvent maintenant être climatisés en plus de réchauffés. Il est possible de contrôler la température via l’application mobile avant de rentrer dans la voiture.
  • Le sound system passe de 14 à 17 haut-parleurs.
  • Un nouveau système d’éclairage intérieur permet de personnaliser l’ambiance grâce à des LEDs.
  • Le microphone Bluetooth est amélioré.
  • La qualité et la texture des tissus intérieurs sont améliorées.
  • Le design du tableau de bord a été revu.
  • Les suspensions ont été améliorées et sont plus confortables.
  • Le coffre s’ouvre maintenant grâce à deux moteurs électriques au lieu d’un seul, ce qui le rend plus silencieux.
  • Un chargeur USB-C de 65W a été ajouté dans la console centrale, ce qui permet de recharger un ordinateur portable.

Que pensez-vous des changements apportées par Tesla sur cette Model 3 restylée ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaire.

La sortie officielle du pickup électrique de Tesla n’a jamais été aussi proche. Dans un tweet, Elon Musk a publié une photo sur laquelle on le voit au volant de la version finale du Cybertruck, qu’il appelle « candidat de production » (production candidate).

La date de sortie du Cybertruck est toujours prévue fin septembre, même s’il est probable que Tesla prenne quelques semaines de retard. Mais les signes que le pickup électrique est quasiment prêt sont nombreux. Il y a quelques jours, les équipes de Tesla avaient été aperçues en train de tourner une vidéo publicitaire pour le Cybertruck sur un glacier islandais. Et le mois dernier, Tesla avait annoncé qu’elle avait produit le premier exemplaire dans sa Gigafactory d’Austin, au Texas.

Cette fois, le prototype qu’Elon Musk présente sur twitter pourrait bien être la version définitive. Même s’il le nomme production candidate, il s’agit d’une dénomination qui désigne souvent un prototype prêt à être répliqué pour une production de masse.

Il s’agit sans doute de la version du Cybertruck qui a été aperçue à de nombreuses reprises sur les routes américaines ces derniers jours. L’engouement sur Twitter pour les vidéos et photos de ces prototypes était tel qu’Elon Musk s’est finalement décidé à publier lui-même une photo de cette version, afin d’officialiser son existence.

Cette version finale du Cybrertruck a corrigé la plupart des défauts passés

Sur la photo, on constate que le Cybertruck que conduit Elon Musk est très avancé en termes de finitions : l’assemblage est bien réalisé et les portes et les fenêtres sont parfaitement alignées, ce qui n’était pas le cas sur d’autres versions aperçues précédemment.

Cependant, un léger défaut semble subsister au niveau de la calandre : la pièce d’acier inoxydable qui la compose n’est pas tout à fait alignée avec l’aile. Il peut néanmoins s’agir d’une fausse impression due à la parallaxe de la photo.

Les premières livraisons permettront sans doute de découvrir les derniers défauts qui resteraient sur ce candidat de production : ce sont des employés de Tesla qui recevront les premiers Cybertrucks, et qui pourront ainsi faire part de leurs suggestions d’amélioration.

L’attente sera interminable durant ces quelques semaines qui nous séparent de la sortie de ce qui sera seulement le 5ème véhicule de Tesla actuellement vendu, si l’on exclut le camion Tesla Semi.

Elon Musk semble confiant au volant de cette version finale : la demande pour le Cybertruck serait en effet très élevée. La sortie du pickup électrique pourrait constituer une véritable manne financière pour Tesla, car la conception de ce véhicule est grandement simplifiée par rapport aux pickups concurrents, ce qui pourrait le rendre extrêmement rentable.

La chine cause bien des angoisses aux constructeurs automobiles occidentaux. Pour ne pas se laisser distancer dans l’empire du Milieu, Stellantis envisage à son tour de s’allier à un constructeur chinois de voitures électriques, comme l’a fait Volkswagen il y a moins d’un mois.

D’après des sources interrogées par Bloomberg, Stellantis serait en discussions avec Zhejiang Leapmotor, une jeune startup chinoise de voitures électriques. Leapmotor n’a démarré sa production qu’en 2019, mais s’est déjà imposée comme un acteur majeur, avec plus de 100 000 voitures électriques produites en 2022.

Les sources citées par Bloomberg précisent que l’alliance n’est pas confirmée : Volkswagen serait également en discussions avec Leapmotor, et il est donc probable que le constructeur chinois soit actuellement en train d’étudier les offres des deux constructeurs.

L’enjeu est de taille : la Chine est de loin le plus gros marché mondial, avec plus de 535 000 voitures 100% électriques vendues en juin, et plus de 2,55 millions de véhicules électrifiés écoulés depuis le début de l’année.

S’ils veulent garder une place sur ce marché en pleine expansion, les constructeurs occidentaux n’ont pas le choix : ils doivent s’allier avec des entreprises locales, car les consommateurs ont bien compris que les voitures électriques chinoises rivalisent largement avec les voitures européennes et américaines en termes de qualité et de prix.

Volkswagen n’a pas attendu : fin juillet, elle avait annoncé un partenariat avec Xpeng, l’un des principaux acteurs chinois avec BYD et Nio. L’entreprise allemande est en effet en grande difficulté en Chine. Sa part de marché dans l’électrique y est tombée à 3,6%, et il lui fallait réagir de façon urgente sous peine d’être oblitérée de ce marché de première importance.

L’alliance entre Stellantis et Leapmotor permettra-t-elle de redresser la barre ?

Stellantis n’est pas non plus dans une position favorable. L’année dernière, le constructeur avait dû fermer son usine Jeep en Chine, reconnaissant que la demande était « sous pression ». Son PDG, Carlos Tavares, avait admis que ses capacités de production de voitures électriques étaient trop faibles et que leur production manquait de rentabilité.

Carlos Tavares avait alors engagé Stellantis dans une stratégie de faibles investissements en Chine, ou « asset-light ». Il avait notamment justifié cette stratégie par les difficultés que rencontraient les groupes occidentaux comme Volkswagen et General Motors dans le pays.

Aujourd’hui, Stellantis veut donc explorer une nouvelle voie pour garder son implantation : s’allier avec un constructeur local. Mais cette alliance, si elle se confirme, permettra-t-elle au groupe de rivaliser avec Tesla, Volkswagen, et surtout avec BYD, qui est devenu le deuxième constructeur électrique mondial ?

Le groupe franco-américain dispose d’un atout : il est déjà allié avec Dongfeng, avec qui il a établi un partenariat pour vendre ses véhicules de marque Peugeot et Citroën.

Mais Stellantis paie aujourd’hui en Chine ses erreurs passées : depuis des années, le groupe a choisi d’investir faiblement dans l’électrique, Carlos Tavares expliquant même qu’il n’était pas convaincu de l’avantage de cette technologie. Le PDG a continué de diriger la plupart de ses investissements sur le thermique, ce qui s’est avéré gagnant jusqu’à présent : le groupe a une nouvelle fois publié des résultats records pour le deuxième trimestre 2023.

Mais ce succès pourrait être de courte durée, et les difficultés que le groupe rencontre en Chine en sont la preuve : l’appétit des automobilistes chinois pour l’électrique est grandissant, et le thermique semble sur le point d’être abandonné par la majorité d’entre eux. La part de marché des véhicules électrifiés y est déjà supérieure à 35%.

Voici encore une preuve que le lancement du Cybertruck est imminent. Des équipes de Tesla ont été aperçues sur un glacier islandais en train de tourner ce qui semble être un film publicitaire pour le nouveau pickup électrique, dont le lancement est prévu fin septembre.

Dans une vidéo publiée par un utilisateur de X, on peut voir le Cybertruck manœuvrer sur un glacier, précédé par un 4×4 noir utilisé pour le filmer.

Le choix d’un glacier comme décor fait sens pour tourner une vidéo publicitaire : Tesla souhaite sans doute mettre en avant les qualités écologiques de son pickup lorsqu’on le compare à des véhicules thermiques de même taille, connus pour leur énorme consommation de carburant. De plus, cela permet de mettre en avant la manœuvrabilité sur glace du Cybertruck, ainsi que sa robustesse en conditions hivernales.

D’ailleurs, Plusieurs Cybertrucks ont aussi été aperçus en train de quitter les installations de Tesla en Nouvelle-Zélande, où l’entreprise les a testés pendant plusieurs semaines sur glace, sur neige et par des températures très basses. Cela signifie que les tests hivernaux du Cybertruck sont terminés.

Tesla prévoit toujours de lancer le Cybertruck fin septembre

La fin des tests hivernaux et le tournage du spot publicitaire constituent les toute dernières étapes avant le lancement officiel d’un véhicule : il est donc très probable que le Cybertruck respecte sa fenêtre de lancement officielle, que Tesla avait définie à la fin du troisième trimestre, et donc fin septembre. Un léger retard est cependant possible, mais ne devrait pas dépasser quelques semaines étant donné l’avancement du projet.

Tesla utilisera sans doute cette vidéo publicitaire lors de l’évènement officiel de lancement du Cybertruck, lors duquel elle livrera les premiers véhicules. Les heureux élus qui recevront les premiers Cybertrucks seront des employés de Tesla, ce qui permettra à l’entreprise d’Elon Musk d’identifier d’éventuels défauts qui n’auraient pas été repérés lors des essais.

La production du Cybertruck a bel et bien démarré : de nombreux véhicules ont été aperçus ces derniers jours sur les routes américaines, voire chargés sur des camions de transport, pour les emmener de la Gigafactory d’Austin, où ils sont produits, vers d’autres installations de Tesla.

Le succès du pickup semble en tout cas assuré : d’après Elon Musk, la demande pour le Cybertruck serait « complètement folle ». Le principal défi pour Tesla sera donc la production : elle devra passer de quelques centaines d’exemplaires livrés en 2023 à plusieurs dizaines de milliers en 2024. Certains commentateurs prévoient déjà plus de 100 000 livraisons l’année prochaine, ce qui serait le meilleur démarrage d’un véhicule Tesla.

Est-ce le début de la fin pour les loueurs traditionnels comme Hertz et Europcar ? Hier, Tesla a posté, puis rapidement retiré, une offre d’emploi suggérant qu’elle souhaitait démarrer une activité de location de voitures.

L’annonce le dit clairement : l’entreprise recherche quelqu’un pour « lancer le service de location Tesla au Texas. » Elle a été repérée par l’utilisateur de Twitter Sawyer Merritt, qui est considéré par beaucoup comme un spécialiste de la marque d’Elon Musk. Depuis, le lien qui pointait vers l’offre d’emploi redirige vers une erreur 404.

Néanmoins, l’annonce est restée en ligne assez longtemps pour qu’il puisse en prendre des captures d’écran. Une responsable du recrutement de Tesla, Melissa Porche Blakely, l’avait même publiée sur LinkedIn en ajoutant le commentaire : « Il se passe de grandes choses… »

On peut lire dans le texte de l’annonce que le poste est basé à Austin, Texas, où se trouve le siège social de Tesla, ainsi que l’une de ses Gigafactory. La description précise qu’il s’agira de prendre la tête d’une équipe qui aura en charge la création d’un programme pilote de location de voitures.

Ce programme pilote est pour l’instant de faible envergure : il ne sera proposé qu’aux propriétaires de Tesla qui viennent faire réparer leur voiture dans un « collision center », ou centre de réparations.

Tesla ne précise pas la date de début de ce programme de location de voitures, et on ne sait pas non plus s’il sera étendu à d’autres centres de réparation par la suite. Cependant, il n’en a pas fallu plus aux commentateurs et spécialistes de Tesla pour imaginer que l’entreprise puisse réellement vouloir se lancer dans le business de la location.

Se lancer dans la location aurait du sens pour Tesla

Il ne serait pas étonnant que Tesla souhaite entrer sur le marché juteux de la location : on sait qu’Elon Musk n’hésite pas à se lancer dans des nouveaux projets s’il entrevoit un intérêt technologique ou commercial, comme il l’a prouvé en créant de multiples entreprises, telles que Paypal, SpaceX, Starlink ou Neuralink.

Pour Tesla, louer des voitures aurait du sens économiquement : les voitures électriques sont en effet de plus en plus prisées dans le monde de la location, car elles sont plus rentables que les voitures thermiques. Elles sont également plus simples à exploiter et demandent moins d’entretien.

Hertz, le plus gros loueur de voitures au monde, ne s’y est pas trompé : il a déjà plus de 50 000 voitures Tesla dans sa flotte et en a commandé 50 000 autres.

De plus, les entreprises de location de voitures sont malheureusement réputées pour leurs lourdeurs administratives et leurs pratiques commerciales parfois douteuses, notamment lorsqu’il s’agit de la vente d’assurances.

Tesla pourrait vouloir mettre de l’ordre dans ce business : en lançant un programme de location plus digitalisé et plus simple d’utilisation que ses concurrents, il s’assurerait une place de choix parmi les loueurs. D’ailleurs, Tesla est déjà présente dans le domaine des assurances, puisqu’elle propose à ses clients d’assurer directement leurs véhicules.

Les entreprises de location de voiture sont pour la plupart en difficultés financières suite à la crise du covid, et Tesla dispose actuellement de moyens très importants grâce à la forte rentabilité de ses voitures. De là à prêter à Elon Musk de grandes ambitions dans le domaine de la location, il n’y a qu’un pas, que les fans de Tesla n’ont pas hésiter à franchir. Hertz, Europcar, Avis et autres n’ont qu’à bien se tenir !

Mercedes l’avait annoncé : elle dévoilera sa nouvelle voiture électrique d’entrée de gamme début septembre. Cette berline, qui remplacera la CLA, a été aperçue en tenue de camouflage, preuve que les essais sont en cours et que sa présentation est imminente.

Le prototype a été photographié par le journal Auto Express. On constate que cette nouvelle voiture ressemble fortement à la CLA thermique, même si le camouflage empêche de voir la plupart des détails. Cependant, l’absence de pot d’échappement et de radiateur confirme qu’il s’agit bien d’une nouvelle électrique. Cela ne peut être que la future berline que Mercedes présentera au salon IAA Mobility, qui aura lieu à Munich du 5 au 10 septembre prochain.

Cette voiture sera essentielle pour la stratégie d’électrification de Mercedes : elle sera sa voiture électrique la plus accessible, et devra faire aussi bien que la CLA thermique en termes de prix et d’élégance.

Même si cette voiture sera d’entrée de gamme, il est peu probable que Mercedes la produise dans des volumes conséquents : comme pour tous ses véhicules, le constructeur mettra plutôt l’emphase sur la rentabilité au détriment du volume.

Son nom n’est pas encore connu, mais il est probable que Mercedes abandonne la dénomination EQ dont elle a affublé ses modèles électriques jusqu’à maintenant. Elle dévoilera sans doute un nouveau nom de gamme en même temps que cette voiture, pour mieux refléter son ambition dans l’électrique et l’abandon progressif du thermique.

La constructeur allemand s’est engagé à produire uniquement des véhicules 100% électriques d’ici 2030.

Un design plus innovant que la CLA ?

En juillet dernier, Mercedes avait teasé cette voiture en publiant une photo énigmatique. Ce cliché nous en apprenait peu, hormis un détail : le design semble comprendre une ligne lumineuse blanche entourant la carrosserie, ce qui soulignerait le caractère électrique et moderne de la voiture.

Difficile de confirmer que cette ligne de LEDs soit effectivement présente sur le prototype, mais cela n’est pas impossible, car on constate une ligne légèrement protubérante sur les côtés du véhicule camouflé, notamment sur la photo prise depuis l’arrière.

Rendez-vous en septembre pour tout savoir sur le design et les caractéristiques de la remplaçante électrique de la CLA. Cette voiture aura fort à faire, car elle sera en compétition directe avec la Tesla Model 3, une best-seller toutes catégories, qui est réputée pour son design et sa fiabilité.

C’est une première mondiale. CATL, le fabriquant chinois de batteries, vient de dévoiler une nouvelle batterie à recharge ultra-rapide, capable de gagner plus de 400 km d’autonomie électrique en 10 minutes.

Le géant de l’industrie des batteries, qui est notamment le plus gros fournisseur de Tesla, a annoncé cette avancée technologique lors d’une conférence de presse diffusée sur Youtube. Elle a été baptisée Shenxing, un mot désignant la vitesse dans la Chine ancienne.

Il s’agit d’une batterie LFP, ou Lithium Fer Phosphate. Cette technologie est l’une des deux plus fréquemment utilisées pour les voitures électriques. Les batteries LFP présentent plusieurs avantages par rapport aux plus classiques batteries Lithium-ion : elles coûtent moins cher à produire, et surtout, elles n’utilisent ni cobalt ni nickel, des matériaux souvent critiqués pour leur impact humain et environnemental.

CATL précise que sa batterie Shenxing offrira plus de 700 km d’autonomie, un chiffre suffisant pour couvrir les besoins de la grande majorité des voitures électriques. Elle pourra être rechargée de 80% et 30 minutes, dans des températures allant jusqu’à -10°.

Mais c’est surtout sa capacité de se regagner 400 km d’autonomie en 10 minutes qui impressionne : grâce à cette possibilité, l’autonomie des voitures électriques deviendrait virtuellement illimitée, puisque la plupart des conducteurs ont besoin de faire des pauses plus longues et plus fréquentes que cela lors de longs voyages.

CATL prévoit de produire cette batterie ultra-rapide dès fin 2023

D’après CATL, cette nouvelle batterie à recharge ultra-rapide représente « l’équilibre parfait entre autonomie et rapidité de charge ».

Elle contient deux nouvelles technologies qui lui donnent ces caractéristiques hors du commun : une nouvelle formulation de l’électrolyte, et un séparateur plus mince que sur les batteries conventionnelles.

Lorsque de nouvelles technologies de batteries apparaissent, il faut souvent patienter longtemps avant qu’elles soient mises sur le marché et produites en masse. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci : CATL prévoit de commencer à produire cette batterie en grande quantité dès fin 2023. Elle équipera des voitures électriques à partir début 2024.

Cette avancée majeure, si elle est confirmée par les données d’utilisation réelle, pourrait représenter un tournant pour l’adoption de la voiture électrique. En effet, la vitesse de recharge est souvent citée comme la raison numéro un qui pousse les automobilistes à préférer une voiture thermique.

Tesla pourrait également bénéficier grandement de la batterie Shenxing : l’entreprise possède le principal réseau de charge rapide dans le monde avec ses Superchargeurs. La vitesse et la qualité des solutions de recharge seront d’autant plus importantes si les batteries deviennent capables de se recharger de façon ultra-rapide.

Tesla est-elle sur la bonne voie pour imposer sa prise de recharge NACS comme le standard universel ? Dans un communiqué, la startup américaine Fisker annonce qu’elle va à son tour adopter la prise NACS, comme l’ont fait de nombreux constructeurs récemment.

Fisker précise qu’elle installera des prises NACS (North American Charging Standard) sur ses véhicules à partir de 2025. Jusqu’à présent, les véhicules Fisker, et notamment le SUV électrique Ocean, utilisaient une prise type 2 Combo, ou CCS.

L’adoption du NACS sera un avantage de taille pour les clients de Fisker : à partir de 2025, ils auront accès aux superchargeurs Tesla, grâce à un accord entre les deux entreprises. Ils pourront donc profiter des 12 000 superchargeurs en service aux Etats-Unis et au Canada.

D’après Fisker, les utilisateurs devront initialement utiliser un adaptateur NACS pour se brancher aux superchargeurs, à partir de janvier 2025. Puis, dans le courant de l’année, les nouveaux véhicules seront directement équipés de prises NACS et n’auront plus besoin d’adaptateurs. Ils pourront cependant utiliser un adaptateur CCS pour continuer à utiliser les prises de ce type.

Tesla en bonne voie pour imposer le NACS comme un standard

Cet accord entre Fisker et Tesla fait suite à la décision de nombreux constructeurs de commencer à utiliser le NACS. En effet, en novembre dernier, Tesla avait autorisé tous ses concurrents à utiliser sa prise propriétaire, dans l’espoir que celle-ci s’imposerait comme un standard mondial.

Tesla est sur le point de réussir son pari : depuis, des constructeurs de premier plan comme Ford, General Motors, Volvo et Mercedes ont annoncé qu’ils allaient adopter le NACS.

Cette décision fait sens techniquement et économiquement : les prises NACS sont réputées pour leur simplicité, leur faible coût, et pour offrir une recharge extrêmement rapide lorsqu’elles sont branchées à un superchargeur.

Tesla vient d’ailleurs de dévoiler la version V4 de ses superchargeurs, qui sera 2 fois plus puissante que la version V3, et pourra atteindre une puissance de recharge de 350 kW.

Si tous les constructeurs s’accordent sur un seul standard de recharge, cela ne pourra être que bénéfique pour la voiture électrique : l’offre sera simplifiée, et les utilisateurs n’auront plus à se soucier de trouver un chargeur compatible comme c’est le cas actuellement.

Les constructeurs qui n’adopteront pas le standard NACS risquent d’être mis sur la touche : la recharge rapide est en effet l’un des critères clés qui motivent les acheteurs à choisir une marque plutôt qu’une autre. Fisker l’a bien compris.