
Nous le savons depuis plusieurs mois : Tesla va produire une voiture électrique à moins de 25 000 €, qui pourrait s’appeler Model 2. Un site italien a imaginé à quoi elle ressemblerait si son design était inspiré du Cybertruck.
C’est le site italien motor1.com qui a publié le rendu. Il a été réalisée par un designer en prenant en compte les formes anguleuses du Cybertruck, et a été adapté en incluant également quelques éléments plus proches de la Model 3. Le résultat est une voiture citadine à l’aspect plutôt aérodynamique, qui correspondrait parfaitement au cahier des charges de ce nouveau modèle.
Tesla a longtemps gardé secret le design que pourrait adopter cette nouvelle voiture, que beaucoup baptisent déjà Model 2. Mais de nouvelles informations ont été révélées par la biographie d’Elon Musk. Cet ouvrage, écrit par Walter Isaacson, est paru début septembre. L’auteur était notamment connu pour avoir publié la célèbre biographie de Steve Jobs.
Dans cette biographie, on apprend que lors d’une réunion qui a eu lieu en février 2023, Elon Musk a révélé un design possible de la Tesla à 25 000 € à des employés de Tesla. Ce design serait, d’après le livre, très proche de celui du Cybertruck.
La fabrication de la Model 2 sera simple et économique
En effet, cela aurait du sens d’utiliser le même processus de fabrication que pour le Cybertruck. En utilisant de l’acier inoxydable plutôt que des matériaux traditionnels, le constructeur économisera à la fois sur les coûts des matériaux et sur l’outillage. Le Cybertruck est produit par des machines relativement simples, et son design est basé sur le pliage de grandes plaques d’acier, plutôt que sur l’assemblage de nombreuses pièces complexes.
Adapter ce processus à la future Model 2 de Tesla serait crucial pour permettre de la commercialiser à moins de 25 000 €. Elon Musk promet depuis des années de produire une voiture électrique accessible au plus grand nombre, mais il n’a pour l’instant pas pu tenir cette promesse, car Tesla s’est concentrée sur des modèles plus haut de gamme.
Ce design économique permettrait de produire la Model 2 en masse : le Master Plan publié par Tesla prévoit d’en construire 5 millions d’exemplaires.
Toujours d’après la biographie, voici ce qu’Elon Musk aurait déclaré en dévoilant le design : « Quand l’une de ces voitures arrivera au coin de la rue, les gens penseront qu’ils voient un objet venu du futur. »

C’est un coup de tonnerre qui s’annonce dans le monde de la voiture électrique. BYD, le plus gros constructeur chinois, est sur le point de dépasser Tesla en nombre de livraisons globales.
BYD vient en effet de dévoiler ses chiffres de livraisons de voitures 100% électriques sur le troisième trimestre. La marque en a livré 431 603, soit une augmentation de 23% par rapport au trimestre précédent.
C’est toujours en-dessous de Tesla, mais l’écart est désormais très faible. Pendant la même période, l’entreprise d’Elon Musk a livré 435 059 véhicules électriques. La différence n’est plus que de 3456 véhicules entre les deux constructeurs, soit un écart très mince.
Il est donc possible que BYD passe devant Tesla sur les livraisons dès le prochain trimestre. Cela constituerait un bouleversement majeur dans l’industrie : depuis le début de l’avènement de la voiture électrique il y a quelques années, Tesla avait toujours largement occupé la première place.
Voici un récapitulatif des données de livraisons, compilées par Bloomberg :

BYD serait déjà devant Tesla sur la production
Par ailleurs, BYD est sans doute déjà le meilleur en termes de production : il aurait produit environ 440 000 voitures au 3ème trimestre, même si ces chiffres ne sont pas confirmés. Cela le placerait devant Tesla, qui n’a produit 430 488 voitures.
BYD était déjà largement devant Tesla sur le marché chinois.

Les chiffres de production de BYD ne sont pas connus exactement, car l’entreprise chinoise ne communique que sur le total de voitures électrifiées produites, ce qui comprend également les voitures hybrides.
Les livraisons de Tesla pourraient rebondir au 4ème trimestre
On constate que les livraisons de Tesla ont baissé par rapport au deuxième trimestre. Cela avait été prévu et annoncé : en effet, l’entreprise avait mis à l’arrêt certaines de ses usines pour les préparer à produire la version restylée de la Model 3, dénommée Model 3 Highland.
Tesla n’a donc pas dit son dernier mot, d’autant qu’elle prévoit de mettre en vente son pickup électrique Cybertruck au cours du mois d’octobre.
Sur les 12 derniers mois, Tesla est d’ailleurs toujours largement en tête : elle a livré 1,7 million de voitures 100% électriques sur la période, contre environ 1,3 million pour BYD.
Tesla prévoit toujours de livrer 1,8 millions de voitures en 2023, ce qui implique de livrer 475 000 unités au quatrième trimestre. Cela constituerait un rebond important par rapport à la relative contre-performance du troisième trimestre.

Tout les voyants sont au vert pour Rivian. Le constructeur de pickups et SUV électriques vient de dévoiler ses chiffres de livraisons pour le troisième trimestre : il a livré 15 564 véhicules, et a dépassé le consensus de Wall Street, qui s’attendait à 14 973 livraisons.
Ce chiffre marque une augmentation de 23 % par rapport au trimestre précédent. Sur le trimestre, Rivian a produit 16 304 véhicules, répartis entre son pickup R1T, son SUV R1S, et dans une moindre mesure son van de livraison électrique EDV, qu’il livre uniquement à Amazon.
Rivian est donc conforté dans son objectif de produire 52 000 véhicules sur l’année 2023. Cet objectif avait d’ailleurs déjà été revu à la hausse au août dernier : il était alors de 50 000.
Les livraisons sur l’année pourraient être encore meilleures que prévu
Il est possible que Rivian revoie une nouvelle fois à la hausse ses objectifs. Cependant, le constructeur a l’habitude d’ajuster ses objectifs lorsqu’il présente ses résultats trimestriels, et non pas lorsqu’il dévoile ses chiffres de livraisons. Il faudra donc attendre le 7 novembre prochain, date à laquelle Rivian publiera ses résultats, pour savoir si les objectifs seront révisés à la hausse.

Malgré ces bons chiffres de livraisons, l’action Rivian (RIVN) était en légère baisse à la mi-journée à la bourse de New York : les investisseurs s’attendaient à ce que Rivian dépasse les attentes des analystes de manière encore plus marquée. De plus, l’action avait fortement monté ces derniers mois suite aux annonces du PDG RJ Scaringe, qui avait indiqué que le constructeur avait « passé un cap ».
En effet, Rivian avait dévoilé en août dernier des pertes moins importantes que prévu. De nombreux investisseurs y avaient vu un signal montrant que Rivian pourrait devenir bénéficiaire dans les prochaines années, et se faire une place de choix sur le marché mondial du véhicule électrique.
La demande pour les R1T et R1S semble en tout cas au beau fixe. Rivian pourrait cependant souffrir de la concurrence de son rival Tesla Cybertruck, qui doit sortir courant octobre. Cela n’inquiète pas RJ Scaringe : d’après lui, les deux véhicules n’entreront en concurrence que de façon marginale. Les investisseurs, eux, pourraient ne pas être aussi optimistes.

Ce vendredi, Volkswagen a publié dans un communiqué de presse ses plans pour l’avenir de ses sites de production. La marque a confirmé qu’une Golf électrique était bien en projet, mais qu’elle ne sortirait qu’en 2028.
La Golf électrique sera produite dans l’usine Volkswagen de Wolfsburg, l’un des deux sites majeurs du constructeur. Elle sera basée sur la plateforme SSP (Scalable Systems Platform). Cette plateforme bénéficiera d’une tension électrique de 800 Volts, ce qui permettra à la Golf électrique d’être rechargée avec des puissances de plus de 175 kW, ce qui promet une recharge extrêmement rapide.
La raison pour laquelle la Golf électrique arrivera si tardivement est simple : la plateforme SSP est loin d’être prête, et les usines du groupe ne pourront la produire qu’à partir de 2028.
Une voiture électrique plus petite que la Golf sera lancée en attendant
D’ici là, les automobilistes qui souhaiteront acheter une petite voiture électrique urbaine devront se contenter d’un autre modèle, d’une taille légèrement inférieure à celle de la Golf. Cette voiture, semblable à une Polo électrique, sera basée sur la Volkswagen ID.2 All, un concept-car que le constructeur avait dévoilé il y a quelques mois. Son nom n’est pas encore connu, mais elle sera proposée à un prix attrayant : autour de 25 000 €.

Cette petite « polo électrique » sera quant à elle disponible avant 2026. Elle fera partie d’un ensemble de 10 modèles électriques que Volkswagen a promis de dévoiler d’ici là. Elle aura cependant un inconvénient de taille : elle sera basée sur la plateforme MEB, qui équipe notamment les ID.3, ID.4, et ID.Buzz. Ces modèles, mêmes s’ils sont reconnus pour leur qualité, peinent à se vendre en raison de leurs prix élevés par rapport à la concurrence.
Volkswagen annonce également qu’elle sortira en 2026 un SUV électrique compact, qui sera aussi produit à Wolfsburg. Il pourrait se nommer ID.Tiguan, et serait de taille similaire au Tiguan thermique actuel.
Volkswagen devra aussi concurrencer Tesla
Dans le même temps, Volkswagen préparera également le futur de son usine de Zwickau. Celle-ci sera chargée de produire les véhicules basés sur la plateforme Trinity, qui a subi des retards de développement suite à des problèmes de logiciels.

Cette plateforme sera d’une importance cruciale pour le constructeur : elle sera chargée de concurrencer directement Tesla, en proposant des véhicules aussi efficients à des prix comparables sinon meilleurs.
C’est maintenant que l’avenir de Volkswagen se joue : la marque peine actuellement à faire face aux constructeurs chinois, qui ont de plus en plus de succès en Europe. La Golf électrique permettra peut-être d’inverser la tendance en devenant un modèle très populaire, comme l’ont été ses prédécesseurs thermiques. Mais arrivera-t-elle à temps ?

Depuis quelques semaines, un phénomène inattendu a lieu à San Francisco : de nombreux touristes se pressent pour visiter la ville californienne dans l’espoir de voyager à bord d’une voiture autonome Waymo ou Cruise.
Cela fait moins de deux mois que les deux entreprises ont obtenu l’autorisation des autorités pour opérer leurs robotaxis 24/24 et proposer des courses au grand public. Le succès semble être au rendez-vous : depuis, il faut attendre plusieurs mois pour avoir le droit d’effectuer une course en voiture autonome. Beaucoup de visiteurs viennent même de loin pour pouvoir faire l’expérience de ce nouveau mode de transport, comme l’a constaté le journal en ligne SF Gate.
C’est le cas par exemple de Melissa Hurtado, qui est venue de New York pour essayer un véhicule autonome Cruise. Elle a obtenu le précieux sésame pour effectuer une course grâce à son cousin, qui travaille chez cette filiale de General Motors.
« C’était sur ma liste de choses à essayer », a-t-elle déclaré. « J’ai vu les tramways, mais le but était de faire un trajet en robotaxi. C’est une expérience que vous ne pouvez vivre nulle part ailleurs. Je n’arrête pas de répéter à mes amis que cela n’arriverait jamais à New York ».

L’expérience semble très enthousiasmante pour la plupart de ces nouveaux touristes. « Ce qui est intéressant et fou, c’est que lorsque je suis là-bas et que je fais du vélo ou que je cours, je sais que les véhicules autonomes me détecteront », a déclaré Amar Khan, un autre new-yorkais en visite. « Je ne suis pas sûr que les autres conducteurs me repèrent. Si vous marchez à New York, vous pouvez vous faire aplatir comme une crêpe, même en passant au feu vert. Cela donne le sentiment que marcher à San Francisco est très sûr ».
De nombreux visiteurs partagent d’ailleurs leur expérience sur Twitter et TikTok, le plus souvent en accompagnant leurs vidéos de commentaires dithyrambiques.
Ce qui retient le plus souvent l’attention des touristes qui voyagent en robotaxi, c’est l’apparente facilité avec laquelle les voitures Waymo et Cruise circulent en mode 100% autonome, sans aucun conducteur au volant. Les visiteurs mentionnent aussi très souvent un grand sentiment de sécurité, parfois supérieur à celui ressenti à bord d’une voiture conduite par un humain.
Ces touristes ont sans doute raison : une étude a prouvé que les voitures autonomes de Waymo étaient plus sûres que celles conduites par des humains. Elles provoquent effet moins d’accidents et causent moins de blessés que les voitures normales, bien qu’elles aient parcouru des millions de kilomètres cumulés en mode autonome depuis quelques années.

Cette nouvelle forme de tourisme encouragera sans doute Waymo et Cruise à poursuivre leurs efforts pour étendre leur service de voiture autonome. Elle confortera également l’état de Californie dans sa décision d’autoriser les courses en robotaxi 24h/24, décision qui avait été largement critiquée en raison des embouteillages que causent parfois ces véhicules.
La ville de San Francisco pourrait également profiter d’un regain d’intérêt bienvenu : en effet, elle subit les conséquences d’une insécurité grandissante, ce qui a fait fuir de nombreux habitants et dissuadé les touristes de venir visiter la cité du Golden Gate. Grâce à Waymo et Cruise, la tendance pourrait s’inverser, et la ville pourrait retrouver l’attrait dont elle jouissait lors de l’apogée de la Silicon Valley.

Honda vient de dévoiler un véhicule qui devrait enfin propulser la marque au premier plan de l’automobile électrique mondiale. Il s’agit du Honda Prologue, son premier SUV électrique. Les ventes débuteront en 2024.
Comme d’autres marques japonaises, Honda était pour l’instant en retard dans l’électrique. A l’instar de Toyota, elle avait produit très tôt quelques modèles hybrides, mais n’avait pas réussi à imposer ce mode de propulsion et avait ensuite peu investi dans le véhicule 100% électrique.
La marque s’était pourtant illustrée avec sa citadine Honda E, qui avait été élue voiture de l’année 2020 en Allemagne, et s’était relativement bien vendue grâce à un design avant-gardiste et minimaliste. Elle l’avait cependant produite en très petites quantités.

Avec le SUV Prologue, Honda compte cette fois-ci entrer dans la cour des grands. La marque compte rattraper son retard et atteindre 2 millions de ventes de véhicules électriques d’ici 2030, un objectif ambitieux qui ferait d’elle un constructeur de premier rang.
Architecture, autonomie et prix du Honda Prologue
Le Honda Prologue sera construit sur la base d’une architecture GM Ultium. Cette plateforme électrique est le fruit des investissements récents de General Motors, et sera également utilisée pour d’autres modèles du groupe américain : les SUV Blazer et Equinox et le pick-up Silverado.
Une fois de plus, Honda a choisi un design simple et moderne qui plaira sans doute au plus grand nombre. Le Prologue sera proposé dans une version traction et dans une version dual motor à 4 roues motrices.

Le SUV sera équipé d’une batterie lithium-ion de 85 kWh, ce qui lui donnera une autonomie de 480 km dans sa version à un seul moteur. Il pourra être rechargé en recharge rapide avec une puissance de 155 kW, ce qui lui permettra de regagner plus de 100 km d’autonomie en 10 minutes.
L’autonomie de la version dual motor n’est pas connue pour l’instant.
Le prix du Honda Prologue n’a pas été dévoilé, mais il est estimé entre 45 000 et 50 000 $ en Amérique du Nord, soit entre 42 000 et 47 000 €.
3 finitions seront proposées
Le Honda Prologue possèdera 3 finitions : EX et Touring, pour lesquelles il faudra choisir entre un et deux moteurs, et la finition Elite, qui sera équipée par défaut de deux moteurs.
Même la version EX, la plus basique, sera très bien équipée : siège avant chauffants, réglage électrique du siège conducteur, et un chargeur de portable sans fil seront de série. Le système d’infotainment sera confié à Google, un gage d’efficacité et d’ergonomie.

La version Touring sera équipée de sièges en cuir et d’un système audio Bose comprenant 12 haut-parleurs.
La version Elite, quant à elle, inclura des jantes alliage de 21 pouces et des sièges avant climatisés.
Début des ventes en 2024
Les ventes du Honda Prologue débuteront début 2024, à une date qui n’a toutefois pas été précisée. Les commandes seront ouvertes dès fin 2023 Malheureusement, le SUV électrique sera pour l’instant réservé à l’Amérique du Nord.
On ne sait pas pour l’instant si le Prologue arrivera un jour en Europe. La Honda e, le seul autre véhicule 100% électrique de Honda, avait été vendue en France. Il est donc possible que le Prologue soit vendu dans notre pays un peu plus tard.

L’année dernière, Hyundai avait dévoilé un concept-car à hydrogène, le N Vision 74 concept, qui avait fait sensation grâce à son design très réussi. Pourrait-il bientôt entrer en production sous la forme d’un coupé électrique sportif ?
Des participants à un forum en ligne ont remarqué que Hyundai venait de déposer la marque N74 en Europe, ce qui pourrait rendre cette hypothèse crédible. En effet, depuis que le concept-car a été dévoilé, de nombreux fans de la marque appellent à ce qu’un modèle de production voie le jour, tant celui-ci a attiré l’attention.

La marque coréenne avait à l’origine démenti qu’elle souhaitait sortir une voiture basée sur ce concept-car. Mais elle pourrait avoir changé d’avis. D’ ailleurs, l’année dernière, le vice-président de la division sportive d’Hyundai Till Wartenberg avait déclaré : « mon souhait personnel serait de produire ce véhicule ».
Si la sortie d’un coupé sportif N74 se précisait, il serait cependant peu probable qu’il soit propulsé par une pile à combustible à hydrogène comme c’était le cas pour le concept-car. En effet, cette technologie est très peu utilisée par les constructeurs, car elle est encore peu mature et le réseau de distribution d’hydrogène est peu développé.
La Hyundai N74 pourrait sortir en 2024
Cependant, Hyundai pourrait facilement adapter cette voiture pour la rendre électrique, d’autant que la marque avait rencontré un grand succès avec ses précédents modèles électriques Ioniq 5 et 6. Les premières Ioniq 6 qui avaient été mises en vente en Europe avaient d’ailleurs toutes trouvé preneur en moins de 24h !
De plus, sortir un coupé électrique aurait du sens pour Hyundai, car cette voiture pourrait rendre hommage à la Pony Coupe, qui avait connu un succès planétaire en 1974, et dont le concept N vision 74 s’inspire largement. C’est d’ailleurs l’origine de son nom. Hyundai pourrait donc dévoiler un éventuel nouveau modèle à l’occasion des 50 ans de la Pony Coupe, en 2024.
Un designer indépendant, Brian Kim, a même imaginé à quoi pourrait ressembler la N74 si elle était produite en hommage à la Pony Coupe : reconnaissons que le résultat est assez réussi, et espérons que Hyundai s’en inspire.






En attendant, les automobilistes intéressés par ce type de véhicule pourront se rabattre sur la Ioniq 5N, une version surmotorisée de la Ioniq 5. Cette voiture est déjà officialisée, et sa sortie est prévue en 2024.

Le constructeur vietnamien de voitures électriques VinFast vient de publier ses résultats du 2ème trimestre 2023. Même si le chiffre d’affaires et les livraisons sont en hausse, les pertes restent abyssales, ce qui remet en question la valeur très élevée du titre en bourse.
Commençons par les points positifs de cette publication : les livraisons de voitures ont augmenté de plus de 436% par rapport au premier trimestre. VinFast en a livré 9535 entre Avril et Mai, ce qui porte son total pour l’année à 11 315 véhicules. Ce chiffre reste modeste, mais il montre que le constructeur a su augmenter efficacement les cadences de production.
Les ventes totales s’élèvent à 314 millions de dollars, soit une énorme augmentation de 387% par rapport au premier trimestre.
VinFast a également livré 10 182 trottinettes électriques, un chiffre en augmentation de 4%. Cela ne contribue malheureusement que très légèrement à son bilan total, qui repose majoritairement sur les voitures.
Les pertes de VinFast restent monumentales
C’est par contre au niveau du bilan opérationnel que le bât blesse : VinFast est toujours très loin de la rentabilité. Ses marges brutes sont de -34%, c’est-à-dire que pour chaque voiture produite, il perd l’équivalent de 34% du prix de la voiture, avant même d’avoir déduit les coûts de fonctionnement de l’entreprise.

Certes, VinFast fait mieux qu’au premier trimestre, où la marge brute était de -73%. Mais il faudra faire beaucoup mieux pour espérer atteindre un jour un bilan positif.
Sur le deuxième trimestre, VinFast subit donc logiquement une perte brute de 526 millions de dollars. Ce chiffre est tout simplement abyssal, si bien que l’entreprise n’avait plus que 67 millions de dollars à la fin du trimestre.
VinFast peut heureusement compter sur l’introduction en bourse qu’elle vient de mener à bien pour renflouer sa trésorerie. Cela va lui permettre de tenir pendant de nombreux mois, voire années : en effet, l’opération a été un tel succès que le groupe valait à un moment donné plus de 215 milliards de dollars !
Depuis, la bulle s’est fortement dégonflée, puisque VinFast n’est maintenant plus valorisée qu’à 38 milliards. Mais cela reste cependant supérieur à ses rivaux Rivian (23 milliards) et Lucid (13 milliards).
VinFast paraît donc toujours largement surévaluée au vu de ces chiffres : il est donc fort possible que la dégringolade en bourse se poursuive.
VinFast prévoit toujours de se développer en Europe
Le PDG de l’entreprise reste cependant optimiste : « nous devrions être bénéficiaires d’ici les deux prochaines années », a-t-il déclaré. VinFast prévoit également de livrer ses 3000 premières voitures électriques VF8 en Europe cette année. Il en a déjà livré 3000 aux Etats-Unis.
Soulignons enfin que l’entreprise vietnamienne a fait parler d’elle ces derniers jours : d’après un dossier publié auprès du gendarme boursier américain, la plupart des voitures électriques qu’elle a vendues récemment auraient été vendues à… VinFast elle-même. Une pratique certes légale, mais qui n’augure rien de bon quant à la demande rencontrée par ses véhicules.

Le Cybertruck n’en a pas l’air avec ses formes imposantes, et pourtant, il pourrait battre tous les records d’accélération pour un 4×4. Dans une nouvelle vidéo, on l’aperçoit en pleine accélération, et il semble passer de 0 à 100 km/h en 4 secondes.
C’est un utilisateur de X (ex-twitter), qui a publié la vidéo filmée depuis un drone : on peut y voir le Cybertruck effectuer des essais d’accélération sur le circuit de Tesla à Fremont, juste à côté de la gigafactory où il est assemblé.
On voit tout de suite que l’accélération est impressionnante, surtout étant donné la taille et la masse imposante du pick-up électrique. On était habitués à de telles performances sur les voitures précédentes de Tesla, mais pas sur des 4×4 de la taille du Cybertruck, dont la masse est estimée entre 3 et 4 tonnes par les experts.
Il est possible de mesurer sur Google Maps la distance parcourue lors des 4 premières secondes : on trouve une distance d’un peu moins de 100 mètres entre les deux premières flèches que l’on peut voir sur le circuit.
Le Cybertruck accélérerait aussi bien qu’une Porsche 911
Un rapide calcul nous permet d’en déduire l’accélération : 6,25 m/s². Cela donne un 0 à 100 km/h expédié en à peine plus de 4 secondes, soit la même performance qu’une Porsche 911. C’est également mieux que la Tesla Model 3 dans ses versions Propulsion et Grande autonomie, qui passent le 0 à 100 km/h en respectivement 6,1 et 4,4 secondes.
Voilà qui relancera l’enthousiasme des futurs clients du Cybertruck, qui se fait quelque peu attendre : Tesla l’avait annoncé pour la fin du troisième trimestre 2023, soit fin septembre. Il est fort probable que la sortie du pick-up électrique prenne du retard, car la date de la cérémonie de livraison n’a pas encore été annoncée.
Si les attentes des fans de Tesla et des clients ayant précommandé le Cybertruck sont au plus haut, le véhicule pourrait également être un succès mémorable pour Tesla : il aurait déjà reçu plus de 2 millions de commandes.

Voilà qui va faire le bonheur des constructeurs chinois. Le gouvernement vient de dévoiler la méthode de calcul du nouveau bonus écologique qui entrera en vigueur en 2024, et celui-ci ne semble finalement pas cibler les voitures électriques chinoises.
Bruno Le Maire l’avait annoncé en juillet dernier lorsqu’il avait présenté ce nouveau bonus écologique : les voitures seront classées en fonction de leurs émissions de carbone totales, y compris celles issues de leur fabrication.
De nombreux observateurs pensaient alors que ce nouveau calcul permettrait au gouvernement d’établir une forme de protectionnisme et de cibler les voitures électriques chinoises, qui opposent une concurrence de plus en plus féroce aux constructeurs européens. Or, cela ne semble finalement pas être le cas.
On connaît depuis aujourd’hui le détail exact de la méthode de calcul. Le gouvernement a publié un texte très technique de 14 pages, dans lequel de nombreuses équations expliquent comment l’empreinte carbone d’une voiture sera déterminée.
L’empreinte carbone officielle d’une voiture sera la somme de 6 paramètres :
- L’empreinte carbone des métaux ferreux utilisés dans la fabrication, hors batterie
- L’empreinte carbone de l’aluminium, hors batterie
- L’empreinte carbone des autres matériaux
- L’empreinte carbone liée à la fabrication de la batterie
- l’empreinte carbone liée à l’énergie nécessaire aux transformations intermédiaires et à l’assemblage de la voiture
- L’empreinte carbone liée au transport de la voiture depuis son site d’assemblage jusqu’à son lieu de distribution en France.
Cette nouvelle méthode de calcul du bonus est-elle une usine à gaz ?
Ce dossier sera sans doute un véritable casse-tête pour les entreprises automobiles, car elles devront faire le bilan de la moindre émissions liée à chaque voiture produite. Les constructeurs devront déposer pour chaque version de voiture un dossier extrêmement détaillé, dans lequel ils fourniront au gouvernement les données d’émissions de CO2 pour chacun de ces aspects.

Ces empreintes carbone seront également très difficiles à vérifier pour le gouvernement français : comment savoir si les émissions que déclare un constructeur pour la fabrication d’une pièce particulière ont été correctement mesurées ? Voilà qui ouvrira la porte à de potentielles fraudes.
Et ne parlons pas de l’empreinte carbone due à la fabrication des métaux : pour l’instant, les constructeurs ignorent totalement combien de CO2 émet la fabrication des métaux qu’ils utilisent, puisque ceux-ci sont produits par des entreprises différentes.
Les voitures électriques chinoises ne seront que peu défavorisées
Mais ce qui interpelle surtout, c’est que le score d’une voiture ne sera basé que sur son bilan carbone. Ce qui remet en cause la théorie selon laquelle le gouvernement viserait les voitures électriques chinoises.
En effet, sur les 5 premiers paramètres du calcul, on voit mal comment un constructeur européen pourrait se démarquer de ses concurrents chinois : les méthodes de fabrication des métaux et des matériaux suivent à peu près les mêmes processus partout dans le monde, et les voitures construites en Europe sont de toute façon très souvent produites à partir de matériaux en provenance de Chine ou d’autres pays à l’énergie très carbonée.
C’est donc sur le dernier paramètre, les émissions liées au transport, que les constructeurs pourront se démarquer. Mais la différence sera très faible : le bilan carbone de la fabrication d’une voiture électrique est d’environ 14 tonnes de CO2, en incluant les métaux et la batterie.
Or le bilan carbone pour le transport d’une voiture de la Chine à la France est bien plus faible : le transport maritime émet environ 12 g de CO2 par tonne et par kilomètre, ce qui donne des émissions de seulement 264 kg de CO2 pour transporter une voiture sur les 11 000 kilomètres qui séparent Shanghai de Paris, par exemple.
Ce nouveau bonus écologique ne semble donc pas défavoriser particulièrement les voitures électriques chinoises à l’heure actuelle. Cependant, attendons de connaître les scores officiels des différents modèles avant de tirer des conclusions.
Leur calcul sera-t-il explicité ou restera-t-il opaque, permettant d’instaurer tout de même une forme de protectionnisme ? La réponse arrivera d’ici le 1er Janvier 2024, date d’entrée en vigueur du nouveau bonus.