IDRA, l’entreprise italienne qui fournit les giga presses de Tesla, a révélé qu’elle avait signé un contrat avec Volvo pour lui vendre deux de ces presses géantes. Cela permettra à Volvo de réduire drastiquement ses coûts de fabrication.

Les deux giga presses, capables chacune d’exercer une pression de 9000 tonnes, seront installées dans la future usine Volvo de Kosice, en Slovaquie. Elles seront chacune capables de produire plus de 1000 pièces automobiles géantes par jour, qui serviront à fabriquer les 250 000 voitures électriques que Volvo produira chaque année dans cette usine. Le début de la production est prévu pour 2026.

Ces giga presses seront quasiment identiques à celles que Tesla utilise pour produire ses Model Y et ses Cybertrucks. L’entreprise d’Elon Musk possède déjà 14 de ces presses, qui font la taille d’une petite maison. Elles lui permettent de remplacer des parties de ses véhicules, qui étaient auparavant composées de centaines de pièces, par des moulages en aluminium constitués de quelques blocs seulement.

IDRA a révélé qu’elle avait déjà vendu 25 de ces giga presses dans le monde, dont 21 ont déjà été livrées. En plus de Tesla et Volvo, ses autres clients sont Ford et Hyundai, avec qui elle a signé des ventes le mois dernier.

Volvo aura besoin de ces giga presses pour concurrencer Tesla

Les giga presses sont d’une importance cruciale pour les voitures électriques. Elles permettent de réduire considérablement les coûts de production, en augmentant les cadences et en diminuant les besoins de main-d’oeuvre et de matières premières. Même si elles sont parfois critiquées car accusées de faire baisser la qualité de fabrication, elles permettent de compenser financièrement le coût élevé des batteries, et de proposer des voitures électriques à des prix compétitifs.

Les giga presses représentent donc sans doute l’avenir de l’industrie automobile, et Volvo l’a bien compris. La marque, qui est contrôlée par le chinois Geely, aura besoin de ces machines géantes pour atteindre ses objectifs : elle a prévu que 50% de ses voitures soient électriques d’ici 2025, et d’atteindre 100% d’ici 2030.

D’après un dirigeant de Volkswagen aux Etats-Unis, la marque va lancer dans le pays une voiture électrique à moins de 35 000 $ d’ici trois ou quatre ans. Pour la première fois, Volkswagen proposera un véhicule électrique relativement abordable sur le continent nord-américain.

Reinhard Fischer, le directeur stratégique de Volkswagen aux Etats-Unis, a dévoilé l’information à Reuters au cours d’un évènement dédié à l’automobile organisé par l’agence de presse.

Volkswagen envisage de produire localement les batteries de cette voiture à moins de 35 000 $, pour la rendre éligible au crédit d’impôt de 7500 $ prévu par l’administration Biden pour subventionner l’électrique. Ce qui ramènerait son prix à 27 500 $, un chiffre très compétitif.

Cependant, Volkswagen n’a pas encore décidé où la voiture serait assemblée. Elle pourrait être produite dans l’usine américaine de Chattanooga, dans le Tennessee, qui produit déjà le SUV électrique ID.4. Mais l’usine Volkswagen de Puebla, au Mexique, est également envisagée. Produire la voiture au Mexique l’empêcherait d’être éligible au crédit d’impôts, mais permettrait de réduire drastiquement les coûts.

Cette nouvelle voiture accessible permettrait à la gamme Volkswagen de s’élargir enfin à des voitures plus abordables aux Etats-Unis. La marque propose déjà l’ID.4 à 38 995 $, et l’ID.7, sa berline électrique la plus luxueuse, arrivera l’année prochaine au prix de 62 000 $. Mais ces prix sont prohibitifs pour de nombreux automobilistes, qui attendent depuis des années la sortie de véhicules électriques moins chers.

Une ID.3 modernisée, ou un véhicule inédit ?

Reinhard Fischer n’a pas précisé le nom de cette future voiture à 35 000 $, qui arrivera donc en 2026 ou 2027. Mais il existe plusieurs possibilités.

Il peut s’agir d’une version modernisée de l’ID.3, qui est déjà vendue ailleurs dans le monde. Volkswagen sait produire cette voiture à bas coûts : elle a récemment baissé son prix à moins de 15 900 € en Chine. Mais pour la produire aux Etats-Unis, la marque devrait sans doute proposer des prix plus similaires à la version européenne, qui est vendue 42 990 € tout de même.

L’autre possibilité est que cette nouvelle voiture soit dérivée de l’ID.2 All, un concept que Volkswagen a récemment dévoilé, et qui préfigure une citadine de petite taille. Le constructeur avait cependant précisé qu’elle serait encore moins chère, aux alentours de 25 000 € en Europe.

Enfin, il pourrait aussi s’agir d’une nouvelle Golf électrique, ou ID.Golf. Volkswagen a confirmé que cette voiture était en préparation, mais elle sera basée sur la nouvelle plateforme SSP, qui ne devrait arriver qu’en 2028.

Dans tous les cas, cette annonce de Volkswagen n’arrive pas par hasard : les prix de Tesla sont au plus bas, et Volvo vient de mettre sur le marché son EX30, qui a reçu des avis très positifs dans la presse, et coûte justement 35 000 $… La marque doit donc réagir rapidement, au risque de voir ses parts de marché s’éroder dangereusement.

A l’occasion de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, Rivian a annoncé ouvrir les ventes de son van électrique à toutes les entreprises à partir de 2024. C’est la fin d’un partenariat exclusif avec Amazon, qui dure depuis 2019.

Jusqu’à présent, Rivian vendait ses vans électriques sous le nom d’Amazon Electric Delivery Van (EDV), c’est-à-dire qu’ils étaient produits uniquement en tant que fourgons de livraison dédiés à Amazon. Le géant de l’e-commerce fait en effet partie des principaux investisseurs de Rivian. Les deux entreprises avaient conclu un partenariat qui permettait à la fois à Amazon d’améliorer son bilan carbone, et à Rivian de monter en cadences de production tout en engrangeant des milliards de dollars.

Ce contrat d’exclusivité est arrivé à échéance, et Rivian a clairement choisi de ne pas le renouveler. A partir de maintenant, l’entreprise vendra son van électrique sous le nom de Rivian Commercial Vehicle (RCV). Elle le fournira en priorité aux entreprises ayant besoin de flottes de grande taille.

Le fourgon électrique RCV sera proposé en deux versions, détaillées sur une nouvelle page internet :

  • Delivery 500, pensé pour les routes urbaines étroites, doté de 300 km d’autonomie, et qui pourra transporter une charge utile de 1240 kg. Il sera proposé à partir de 83 000 $.
  • Delivery 700, adapté à des colis de plus grande taille, qui aura 285 km d’autonomie et une charge utile de 1140 kg, à partir de 87 000 $.

RJ Scaringe, le PDG de Rivian, a déclaré :

« Nous sommes ravis d’ouvrir les ventes de notre fourgon commercial électrique à davantage d’entreprises. Aux États-Unis, environ un quart du CO2 émis dans le secteur des transports provient des véhicules commerciaux. Il est donc impératif que nous fassions tout notre possible le plus rapidement possible pour contribuer à réduire les émissions . Amazon est et restera un partenaire clé pour nous, et nous sommes impatients de continuer à travailler en étroite collaboration avec leurs équipes pour les aider à atteindre leurs objectifs climatiques.

Rivian continuera de produire des vans pour Amazon

Cela signifie que tous les liens ne sont pas rompus avec Amazon : Rivian maintient son engagement de lui livrer 100 000 vans d’ici 2030. Le constructeur en a déjà livré 10 000 à l’heure actuelle, qui ont permis à Amazon de faire parvenir plus de 260 millions de colis à bon port à travers les Etats-Unis.

Selon Ben Kallo, un analyste financier spécialisé dans les véhicules électriques, la fin de ce partenariat exclusif est une bonne nouvelle pour Rivian : cela lui permettra de vendre davantage de vans électriques, sur lesquels le constructeurs dégage des marges beaucoup plus importantes que sur ses 4×4 électriques R1T et R1S.

Rivian a précisé qu’il était déjà en contact avec des clients potentiels, qui « adorent le Rivian Commercial Van », mais n’a pas dévoilé de quelles entreprises il s’agissait.

La fin de l’exclusivité avec Amazon est une bonne nouvelle pour la planète : comme le dit le PDG de Rivian, environ un quart des émissions de CO2 des transports aux Etats-Unis vient des véhicules commerciaux. Mettre en service de nouveaux vans électriques permettra donc de décarboner le secteur très polluant de la livraison à domicile.

Les essais du Volvo EX30 sont sortis, et la presse automobile est unanime : il se distingue par son excellente maniabilité et par son prix attractif, même si l’ergonomie est passablement en retrait.

Dans les points positifs soulignés par la presse lors des tests, on retrouve souvent les mêmes. A commencer par la maniabilité et les performances.

L’EX30, qui sera disponible en France dès janvier 2024, est le premier véhicule que Volvo a conçu dès le départ pour être uniquement électrique, et cela se ressent : la presse loue ses performances hors du commun. L’accélération est énorme pour une Volvo, avec un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes pour la version single motor, et un incroyable 3,6 secondes pour la version Twin Motor Performance. La maniabilité et le plaisir de conduite sont également largement au rendez-vous.

Le design de l’EX30 plaît aussi aux testeurs : tous s’accordent à dire que le look est plutôt premium, tout en mettant l’accent sur la modernité et le caractère électrique du SUV.

Du côté des points négatifs, les experts signalent avant tout l’origine de l’EX30 : celui-ci est produit en Chine, même si Volvo annonce vouloir mettre en service une chaîne de montage en Europe. Volvo est en effet contrôlé par Geely, un consortium automobile chinois.

De plus, l’EX30 pêche par son ergonomie : l’écran central est clairement inspiré de ce que fait Tesla, mais il est plus petit et de moins bonne qualité, ce qui peut parfois gêner la lecture des informations. De plus, il est situé au centre du véhicule, ce qui oblige à détourner le regard pour lire le compteur de vitesse. Enfin, absolument tout passe par l’écran, ce qui signifie que les boutons physiques ont quasiment disparu.

Mais globalement, les conclusions des essais s’accordent pour dire que le Volvo EX30 est une excellente voiture, surtout au prix auquel il est proposé : à partir de 37 500 €. L’EX30 devrait perdre le bonus écologique en 2024 de par sa fabrication chinoise, mais le retrouver en 2025 dès qu’il sera produit en Europe.

Essai du Volvo EX30 : voici les conclusions de la presse

01Net :

Malgré son format de SUV compact et en dépit de son prix attractif, ce n’est pas une voiture lisse. Ni ses formes et encore moins ses performances sur la route ne permettent de dire qu’il s’agit d’un énième SUV électrique sans saveur. Au contraire, l’EX30 a de la personnalité et des arguments à faire valoir. Est-il pour autant une véritable Volvo ? La qualité des matériaux et l’absence d’un affichage tête haute essentiel pour garder ses yeux sur la route lorsqu’on a pas d’écran d’instrumentation, permettent d’en douter. Néanmoins, compte tenu de son prix ces concessions nous paraissent plus qu’acceptables et ne devraient pas empêcher la Volvo EX30 d’être l’un des véhicules électriques les plus remarquables cette année.

Frandroid : 9/10

Le Volvo EX30, bien qu’avant-gardiste avec son unique écran central vertical remplaçant boutons physiques, écran conducteur et HUD, semble avoir peut-être trop innové, sacrifiant l’ergonomie et la praticité pour un design épuré.

Cela dit, malgré ces quelques bémols, le Volvo EX30 se révèle être une excellente voiture électrique. Ses atouts, comme le design, les équipements de sécurité, la barre de son, le confort, les finitions et les performances globales, le positionnent comme un concurrent de taille. L’EX30 est un SUV compact qui ne manque pas d’ambition et c’est un choix solide dans son segment.

L’argus :

L’EX30 permet à Volvo de repartir à la conquête d’un segment qu’il avait délaissé, celui des voitures compactes. Le petit SUV fait certes quelques concessions sur les aspects pratiques pour des raisons économiques, mais cela lui permet de contenir son prix et son agrément général est convaincant à bien des égards. Il attire déjà dans ses bons de commande des clients Tesla certainement séduits par son ergonomie et sa compacité.

Electrek (Etats-Unis) :

J’aime presque tout dans cette voiture et je compte bien remplacer ma Chevrolet Bolt par celle-ci dans quelques années. Elle roule parfaitement, elle a la taille parfaite et elle est magnifique à l’intérieur comme à l’extérieur. J’ai quelques reproches évoqués ci-dessus (accoudoir arrière, vitre centrale, etc.), mais rien de physique qui me dissuaderait de recommander cette voiture.

L’automobile Magazine :

Au moins, Volvo fait des efforts sur les prix. L’EX30 démarre à 37 500 € avec la petite batterie et 41 700 € avec la 69 kWh, quand une Renault Mégane E-Tech 60 kWh réclame minimum 43 000 €.

Numerama : 9/10

Le EX30 constitue une excellente alternative à celles et ceux qui trouvent les Tesla trop grosses. Pour moins de 40 000 €, il prend la forme d’un SUV compact premium, dont l’emphase sur le confort rassure sans compromettre les performances routières. À l’intérieur, Google offre une interface largement comparable à ce qu’on trouve chez Tesla.

Alors oui, Volvo a dû faire quelques compromis pour en offrir le maximum dans un petit format vendu à un prix attractif. Mais rien qui ne viendra mettre des bâtons dans les roues d’un SUV élégant, polyvalent et rapide tout ce qu’il faut. En prime, la consommation est bonne.

Automobile propre :

Le Volvo EX30 se révèle moins spacieux et pratique que ses cousins Smart #1 et Zeekr X. Le petit SUV électrique suédois peut toutefois compter sur son design craquant et son blason valorisant.

Turbo :

On est plus durs avec les choses que l’on apprécie. Et c’est avec regrets que j’ai pointé les quelques défauts de cet EX30, notamment en termes d’habitabilité et d’ergonomie. Ceci dit, ce serait dommage de se priver de ses excellentes prestations générales, pour quelques bémols. Vous l’aurez compris, nous avons été séduits à quasiment tous les niveaux. Et même par les tarifs démarrant à partir de 37.500 euros (41.700 euros avec batteries NMC). Un futur best-seller en perspective.

Caradisiac : 13,4/20

Profitant de lignes séduisantes, d’une présentation intérieure originale, d’un comportement routier fidèle aux valeurs de la marque, le Volvo EX30 a un coup à tenter sur ce segment où la concurrence est encore réduite. Mais attention, à l’heure où les règles du bonus 2024 viennent de changer, l’EX30 ne pourra pas prétendre à celui-ci en raison de ses pièces et de sa fabrication en Chine. À savoir maintenant si cela sera décisif pour la clientèle.

Wired (Etats-Unis) :

Il y a beaucoup à apprécier dans l’EX30. Il remplit sa mission d’être une passerelle vers la marque et enfin d’attaquer ses concurrents sur le prix. Mais ce n’est en aucun cas une réussite totale. Si vous ne cherchez pas spécifiquement à entrer dans la famille Volvo, vous en aurez peut-être plus pour votre argent – ​​ou, peut-être de manière plus appropriée, pour vos yuans – ailleurs.

Lors d’une visite à la Gigafactory de Berlin-Brandebourg, Elon Musk aurait annoncé à des employés que la future Tesla Model 2 serait produite dans cette usine allemande.

L’information nous vient du compte twitter Gigafactory Berlin News, qui n’est pas un compte officiel de Tesla mais dont les sources sont réputées fiables. D’après ce compte twitter, Elon Musk aurait tenu une réunion devant un panel d’ouvriers de l’usine allemande de Tesla.

Lors de cette réunion, qui n’était pas ouverte à la presse, il aurait annoncé que la future voiture à 25 000 € de Tesla serait produite à Berlin. Cette voiture n’a pas de nom officiel pour l’instant, mais la plupart des observateurs s’attendent à ce que Tesla la nomme Model 2.

L’information a été reprise par plusieurs sites américains spécialistes de Tesla, dont InsideEVs et Teslarati. Malheureusement, aucune vidéo n’était autorisée lors de la réunion. Elon Musk a cependant confirmé sur son compte Twitter qu’il était bien présent à la Gigafactory Berlin : iI y a félicité les équipes pour les progrès réalisés, et a également affirmé que tous les murs de béton de l’usine seraient recouverts d’œuvres d’art.

Tesla envisage 3 sites de production pour la Model 2

Nous savions déjà que Tesla envisageait de produire la Model 2 au Mexique, où l’entreprise envisage de construire une nouvelle Gigafactory. Mais lors de la présentation des résultats de Tesla en octobre, Elon Musk avait sous-entendu que la construction de cette usine pourrait être reportée.

Tesla avait cependant précisé que sa voiture à 25 000 € pourrait être aussi produite à la Gigafactory Texas, où sont déjà produits la Model Y et le Cybertruck.

Berlin s’ajoute donc à ces deux autres sites de production potentiels pour la Model 2. Le plus probable est que cette voiture bon marché soit produite dans plusieurs sites à la fois : Tesla envisage en effet de la fabriquer dans des volumes énormes, s’élevant à plusieurs millions d’unités par an.

Des sources officieuses situaient la sortie de la Model 2 en 2025, pour des premières livraisons en 2026. Mais étant donné le report possible de la Gigafactory Mexique, et le fait qu’Elon Musk vienne seulement d’annoncer une production à Berlin, cette date sera sans doute difficile à tenir.

L’annonce d’aujourd’hui prouve tout de même une chose : le fait que Tesla envisage déjà 3 sites de productions montre que la marque a bien des ambitions de grande envergure pour sa Model 2 à 25 000 €. L’enjeu est de taille : cette voiture devra être la première Tesla réellement accessible au grand public dans la plupart des pays du monde.

Volvo vient de dévoiler ses chiffres de ventes pour le mois d’octobre, et le succès est largement au rendez-vous, notamment pour les voitures électriques.

Le constructeur d’origine suédoise, mais passé sous pavillon chinois, connaît une forte augmentation de ses ventes mondiales de voitures 100% électriques. Celles-ci ont bondi de 29% en octobre par rapport au même mois de l’année dernière.

Les voitures électriques représentent maintenant 18% du total des ventes de Volvo. Ce chiffre monte même à 36% lorsque l’on inclut les voitures hybrides.

C’est aux Etats-Unis que les modèles électriques de la marque ont rencontré le plus grand succès : les ventes ont littéralement explosé par rapport à l’année dernière, avec une augmentation de 49%, pour 11 296 voitures vendues.

En Europe, Volvo a vendu 24 892 voitures électriques, soit une augmentation plus modeste de 13% par rapport à l’année dernière. Il s’agit néanmoins du continent où Volvo en écoule le plus, avec 24 892 ventes. Plus de la moitié des véhicules vendus sur le vieux continent sont électriques ou hybrides.

Cependant, Volvo rencontre des difficultés importantes en Chine : les ventes de voitures électriques stagnent, avec seulement 15 041 voitures vendues, ce qui est faible compte tenu de la taille du marché chinois. Le constructeur, qui est pourtant contrôlé par le conglomérat chinois Geely, souffre de la concurrence des géants locaux, au premier rang desquels se trouve BYD.

Mais les ventes totales de Volvo dans le monde se portent bien avec une augmentation globale de 10%. Et ce sont bien les voitures électriques qui constituent l’essentiel de la hausse.

Une demande exceptionnelle pour le Volvo EX30

Ces excellents chiffres s’expliquent aisément. Tout d’abord, Volvo réalise de bonnes ventes avec son crossover C40 recharge et son SUV XC40 recharge. Mais surtout, le crossover électrique EX30 rencontre un succès retentissant, grâce à un design moderne, à de bonnes performances, et à un prix très compétitif pour une voiture de cette gamme.

Le Volvo EX30 est disponible aux Etats-Unis, et est pour l’instant en précommande en France. Il est proposé à partir de 37 500 €. Les premières livraisons dans notre pays devraient avoir lieu en avril 2024.

L’EX30 brille notamment par son accélération : il est capable d’accélérer de 0 à 100km/h en 3,5 secondes, des performances normalement réservées à des voitures électriques de luxe ou à des supercars thermiques.

Le succès de l’EX30 est tel que Volvo va rajouter un deuxième site de production. En plus du site principal de Zhangjiakou, en Chine, le véhicule sera également produit à Ghent, en Belgique, à partir de 2025.

D’autres constructeurs pourraient s’inspirer des bons résultats de Volvo. La marque a investi très tôt dans l’électrique, et a ensuite toujours poursuivi sa stratégie d’électrification, qui s’est avérée payante. Elle va maintenant récolter les fruits de ses ambitions.

Lors de sa participation à un podcast, Elon Musk a révélé de nouveaux détails sur le Cybertruck, notamment concernant son poids, son accélération et son volume de production.

Le PDG de Tesla était l’invité de Joe Rogan, l’éditeur de podcasts le plus écouté aux Etats-Unis sur Spotify, qui est notamment connu pour interroger ses invités sur des sujets variés et parfois politiques, mais aussi pour ses one-man shows humoristiques.

Elon Musk s’est rendu à l’interview au volant d’un Cybertruck. Joe Rogan a commencé par lui demander si le pick-up résisterait s’il tirait dessus avec un arc et des flèches. Musk s’est empressé de répondre par l’affirmative, et de parier 1$ que le Cybertruck encaisserait le coup. Joe Rogan a donc tiré une flèche à l’aide d’un arc de compétition sur le panneau en acier inoxydable de la porte. Celle-ci a étonnamment bien résisté à l’impact : après le tir, elle n’était que légèrement enfoncée sur une petite surface.

https://twitter.com/joerogan/status/1719429158999097405

A la suite de ce petit spectacle, Elon Musk s’est livré à des commentaires plus sérieux sur le Cybertruck, dont la cérémonie de lancement est prévue le 30 novembre prochain. Il en a profité pour révéler des détails inconnus jusqu’alors sur ce pick-up électrique très attendu des fans de Tesla.

Il a commencé par dévoiler le poids du Cybertruck : celui-ci s’élèvera à 7000 livres, soit 3200 kg. Elon Musk a précisé que certaines versions seront cependant plus légères, avec 6000 livres seulement, soit 2700 kg. Ces chiffres sont rassurants : ils sont similaires à la masse du Ford F-150 Lightning, le concurrent le plus immédiat du Cybertruck. Cependant, le pick-up électrique de Ford peut transporter moins de charge utile. De plus, le Cybertruck étant en acier inoxydable, on pouvait s’attendre à un poids plus élevé.

Elon Musk a ensuite révélé que le Cybertruck pourrait accélérer de 0 à 100 km/h en 3 secondes. Ce chiffre est encore meilleur que ce qui était attendu : en effet, le pick-up avait été aperçu il y a quelques mois en train d’effectuer des accélérations, et les observations laissaient alors plutôt présager un 0 à 100km/h en 4 secondes.

Le volume de production du Cybertruck est plus faible qu’attendu

Enfin, le PDG de Tesla a dévoilé le volume de production du Cybertruck : il sera d’environ 200 000 véhicules chaque année. C’est moins que les chiffres qui avaient été annoncés par le passé : durant la conférence de présentation des résultats de Tesla le mois dernier, il avait évoqué 250 000 Cybertrucks par an.

Le volume de production du Cybertruck est d’une importance cruciale, car il donne une idée de l’ambition de Tesla dans le domaine des véhicules tout-terrains, qui représentent de très loin les véhicules les plus vendus aux Etats-Unis.

Ce volume de production moins important qu’espéré confirme que Tesla s’attend à rencontrer des difficultés sur la production du Cybertruck, ce qu’Elon Musk avait déjà évoqué récemment. Les nombreuses innovations que Tesla va mettre en place sur les lignes de productions, dont la construction à base de panneaux d’acier inoxydable, représentent un défi majeur. Tesla devra le relever s’il veut bousculer le marché massif du véhicule tout-terrain, qui a très peu évolué ces dernières décennies.

La success story continue pour BYD. Le constructeur chinois de véhicules électriques vient de publier des résultats records au troisième trimestre, malgré la guerre des prix qui sévit dans l’automobile électrique.

Les bénéfices de 1,42 milliards de dollars (soit 10.4 milliard de yuans) sont les plus élevés jamais enregistrés par BYD au cours d’un trimestre, et sont en augmentation de 82% par rapport à la même période de l’année dernière. Ils sont conformes aux prévisions que le groupe basé à Shenzhen avait annoncées.

BYD a d’ailleurs déjà gagné plus d’argent sur les trois premiers trimestres 2023 que sur l’intégralité de l’année 2022. Ce succès est dû en grande partie à l’engouement que rencontrent les voitures électriques en Chine. Elles représentent déjà 24% des ventes automobiles dans le pays, et ce chiffre est en constante augmentation.

Grâce à des ventes records, le chiffre d’affaires est également en forte hausse : il est en augmentation de 38% par rapport à l’année dernière, et atteint 22,2 milliards de dollars (162 milliards de Yuans).

Au troisième trimestre, BYD a vendu 431 603 voitures électriques dans le monde. Le constructeur est sur le point de rattraper Tesla, qui reste en tête de justesse avec 435 059 voitures vendues.

La marge opérationnelle est également au plus haut depuis trois ans, à plus de 22%. Ce chiffre fait pâlir la concurrence, qui connaît des marges globalement en baisse à cause de la guerre des prix lancée par Tesla en début d’année. Les marges de l’entreprise d’Elon Musk sont ainsi tombées à 14%, et Volkswagen est encore plus en difficulté avec 6,5%.

Les bénéfices de BYD ne sont pas dûs au hasard

Si BYD réalise des ventes exceptionnelles, c’est également grâce au fait qu’elle accroît sa présence partout dans le monde : elle est déjà en tête des ventes électriques en Thaïlande, au Brésil et en Colombie, et prévoit de lancer ses opérations d’ici peu au Japon, au Mexique, en Australie et en Inde.

La marque, soutenue financièrement par Warren Buffet, a également un autre secret pour réaliser des marges exceptionnelles : elle produit quasiment tout elle-même. BYD était à l’origine une entreprise de batteries, qui s’est ensuite diversifiée jusqu’à produire tous les composants d’une voiture, à l’exception des pneus et des vitres.

Aujourd’hui, BYD fournit de nombreux constructeurs en batteries électriques, dont Kia, Toyota, et même Tesla. L’entreprise se concentre uniquement sur la voiture électrique : elle a arrêté de produire des véhicules thermiques l’année dernière.

BYD est déjà présente en France : la marque s’est installée dans notre pays début 2023, et propose 5 modèles à la vente. Son best-seller, le SUV électrique BYD Atto 3, est proposé au prix de 43 690 €. Il rencontre un succès certain grâce à de belles finitions et un rapport qualité-prix attractif.

Attendons-nous à ce que la marque prenne de plus en plus de place dans le paysage automobile français et mondial.

Volkswagen n’en a pas fini avec ses problèmes informatiques. Le groupe allemand prévoit de retarder la sortie de la version 1.2 de ses logiciels embarqués développés par sa filiale Cariad, ce qui pourrait retarder la sortie de la Porsche Macan électrique.

En effet, d’après le magazine allemand spécialisé Manager Magazin, le groupe Volkswagen va supprimer 2000 postes dans sa filiale informatique Cariad, qui connaît des problèmes depuis plusieurs années. Le plan aurait déjà été approuvé par le conseil d’administration, même s’il n’a pas encore été rendu public. Les suppressions d’emplois commenceraient l’année prochaine et pourraient continuer jusqu’à fin 2025.

Les difficultés de Cariad avaient déjà causé des retards dans le groupe : en effet, Volkswagen avait repoussé la sortie des ID.3 et ID.4 car les logiciels qui devaient les équiper n’étaient pas prêts à temps.

Ces logiciels doivent équiper la plateforme de la Porsche Macan électrique

Cette fois-ci, les problèmes informatiques de Volkswagen pourraient faire une nouvelle victime : la Porsche Macan électrique. Ce véhicule est le premier qui devait recevoir la version 1.2 de la suite logicielle développée par Cariad. Celle-ci doit équiper la nouvelle plateforme PPE, qui est commune à Porsche et à Audi, et sur laquelle est basée cette nouvelle Porsche Macan.

Or, d’après le plan que le conseil d’administration vient d’approuver, cette suite logicielle serait retardée d’au moins quatre mois. La Porsche Macan électrique pourrait donc subir un retard identique. Sa date de sortie, qui était prévue début 2024, serait donc repoussée au milieu de l’année 2024 dans le meilleur des cas.

L’audi Q6 e-tron, le nouveau grand SUV électrique d’Audi, pourrait aussi subir un retard : il est également développé sur la plateforme PPE.

L’avenir de Volkswagen dépend de la réussite de Cariad

Les problèmes de Cariad pourraient aussi causer des retards sur la future plateforme SSP (Scalable Systems Platform) de Volkswagen. En effet, cette plateforme doit être équipée de la version 2.0 de la suite logicielle de Cariad, et ce nouveau plan prévoit de revoir intégralement son développement.

La plateforme SSP devait sortir en 2025, et équiper une voiture très importante : la future Golf électrique. Mais il est fort probable que cette plateforme soit également retardée, d’autant que Volkswagen a déjà annoncé le report de la Golf électrique à 2028.

Le groupe allemand a donc beaucoup à faire pour rattraper son retard dans les logiciels, notamment face à des concurrents comme Tesla, qui sont reconnus pour leur expertise dans ce domaine. Il se dit que Cariad était la cause du départ d’Herbert Diess, l’ancien PDG de Vokswagen : ces nouveaux retards semblent confirmer cette rumeur. Son successeur, Oliver Blume, aura donc du pain sur la planche s’il veut redresser la barre et enfin fournir des logiciels à la hauteur des ambitions du groupe dans l’électrique.

Waymo et Uber viennent de conclure un partenariat qui marque une étape importante dans le développement de la voiture autonome. A partir d’aujourd’hui, certains clients Uber qui commanderont un véhicule dans la ville de Phoenix, en Arizona, se verront proposer un taxi autonome Waymo.

Lorsqu’un client réservera une course en Uber, un véhicule Waymo sans conducteur pourra lui être proposé, au même prix que s’il s’agissait d’une voiture Uber standard avec chauffeur. Le client aura cependant la possibilité de refuser et d’opter pour une course normale.

Pour que l’offre soit proposée, il faudra néanmoins que la course ait lieu dans un périmètre d’environ 25×25 km correspondant à l’aire urbaine de Phoenix. Cette limitation géographique correspond à la zone dans laquelle Waymo avait initialement développé son système de voiture autonome, avant de l’étendre à des villes telles que Los Angeles, San Francisco ou Austin.

« Nous voulons que le plus grand nombre possible de personnes fassent l’expérience de la sécurité, de la cohérence et du plaisir de rouler avec Waymo », a déclaré Tekedra Mawakana, la dirigeante de cette filiale de Google dédiée à la voiture autonome.

Essayer une voiture autonome sera à la portée du plus grand nombre

Ce partenariat apporte un changement de taille par rapport aux précédentes expériences de Waymo. L’entreprise propose déjà des courses en voiture 100% autonome, sans conducteur au volant, depuis plusieurs mois. Les clients peuvent commander ces courses en passant par l’application Waymo One, qui est d’ailleurs victime de son succès depuis que ces courses ont été lancées.

L’écran qui s’affichera dans l’application Uber.

Mais ces courses étaient proposées à des personnes qui savaient qu’elles commandaient un taxi sans chauffeur, et qui étaient tout à fait prêtes à subir d’éventuels retards ou quelques surprises liées à la conduite encore imparfaite de ces voitures.

Cette fois-ci, le but est tout autre : faire découvrir la conduite autonome à des clients qui ne s’y attendent pas, et qui n’ont pas expressément demandé une voiture sans conducteur. Ce partenariat vise donc à expérimenter l’acceptation du véhicule autonome à une large partie de la population : Uber est essentiel pour faire profiter Waymo de sa large clientèle.

Attendons-nous donc à des réactions étonnées de la part des utilisateurs d’Uber : même si l’application demande une confirmation, gageons que tout le monde ne s’attendra pas à voire une voiture débarquer sans personne au volant !

Cependant, les réactions du public seront sans doutes biaisées par le fait que les voitures autonomes Waymo sont déjà largement connues à Phoenix, l’entreprise ayant fait l’objet d’une intense couverture médiatique dans sa région d’origine.

Quelle sera la place de la voiture autonome dans la société ?

Un autre point important à noter dans ce partenariat est le fait que les courses proposées en voiture Waymo sont au même prix que les courses en Uber standard. Cela pose la question du remplacement de la main-d’oeuvre humaine par une machine : est-il acceptable qu’un service soit proposé au même prix alors que plus aucun humain n’est impliqué ?

De plus, si l’expérience est concluante et que Uber lance un partenariat avec Waymo à plus grande échelle, cela aura inévitablement des conséquences sur l’emploi : des dizaines de milliers de chauffeurs Uber pourraient à terme être remplacés par des voitures 100% autonomes. Même si cela relève pour l’instant d’un avenir assez lointain, il faudra se poser la question suivante : acceptera-t-on que l’intelligence artificielle soit responsable de la disparition d’emplois humains ?

Ce partenariat a en tout cas le mérite de lancer le débat. Plus la société s’interrogera à l’avance sur ces sujets liés à l’intelligence artificielle, plus elle pourra apporter une réponse adaptée. Il faudra y être préparés si les voitures autonomes Waymo connaissent le même développement que les véhicules Uber il y a quelques années.