
Le fabricant hollandais de vélos électriques VanMoof va reprendre ses opérations,. Il a été racheté après avoir fait faillite en juillet dernier, pour le plus grand bonheur des utilisateurs de ses vélos qui vont enfin avoir à nouveau accès au service après-vente.
Le retour de VanMoof est une excellente nouvelle pour le monde du vélo électrique. La marque était en effet considérée comme l’une des plus prestigieuses dans le domaine, grâce à ses vélos modernes et simples, au design avant-gardiste. Elle était largement reconnue pour sa qualité de fabrication, et était souvent surnommée la « Tesla du vélo électrique ».
VanMoof a été racheté par une marque de trottinettes électriques
VanMoof va pouvoir redémarrer grâce à son rachat par Lavoie, une marque de trottinettes électriques de luxe. Il s’agit d’une filiale de McLaren Applied, qui est elle-même issue d’une séparation avec le fameux groupe automobile du même nom. Les deux marques partagent donc un ADN commun : des véhicules électriques haut de gamme au design soigné et inspiré de l’automobile.
Les nouveaux dirigeants de VanMoof, Elliot Wertheimer et Nick Fry, ont expliqué leur plan de relance de la marque dans une interview à The Verge. Leur stratégie comporte plusieurs volets : redémarrer la production de pièces détachées, mais aussi relancer la vente des vélos électriques afin de faire rentrer rapidement de l’argent dans les caisses de l’entreprise. Les VanMoof S5 et A5 seront notamment remis en vente.

Les pièces détachées étaient justement l’une des raisons principale de la faillite de VanMoof. Comme les vélos électriques de la marque dépendaient presque intégralement de pièces faites maison, les utilisateurs avaient rapidement eu besoin de rechanges, que la marque n’avait pas su leur fournir en assez grande quantité. De nombreux utilisateurs s’étaient alors plaints de ne plus pouvoir réparer leurs vélos, ce qui avait affecté les ventes.
Si l’entreprise parvient à résoudre ce problème, il ne fait pas de doute que les ventes suivront : les vélos VanMoof ont toujours fait l’objet d’un fort attrait auprès des clients souhaitant passer à l’électrique. Il y en aurait plus de 200 000 en circulation à l’heure actuelle.
Le vélo futuriste VanMoof V sortira-t-il ?
Le repreneur, Lavoie, a logiquement voulu faire bénéficier la marque de son expertise dans les trottinettes électriques. C’est pourquoi ce plan de relance s’accompagnera de la sortie d’un nouveau modèle de trottinette, qui portera la marque VanMoof. Cette trottinette sortira au premier semestre 2024. Il s’agira d’une version légèrement modifiée de la Lavoie Series 1, qui devait initialement sortir en novembre 2023. Elle intégrera le système antivol de VanMoof, qui était mondialement réputé pour son efficacité sur les vélos.

Par contre, on ne sait pas encore si la marque mettra en vente son VanMoof V, un vélo électrique capable de rouler jusqu’à 45km/h, qui avait fait forte impression lorsqu’il avait été dévoilé en octobre 2021. Il devait sortir au prix de 3498 €. Il est néanmoins probable que la marque le sorte, car il avait justement été pensé pour réduire le nombre de pièces détachées spécifiques.
Souhaitons bonne chance à VanMoof pour ce nouveau départ : on a hâte de revoir ses vélos en vente, tant ils ont une place spéciale dans le cœur des adeptes du vélo électrique urbain. Les heureux propriétaires de vélos VanMoof ont également hâte de pouvoir enfin les réparer.

Le gouvernement vient de présenter le nouveau bonus écologique qui entrera en vigueur en 2024. La principale nouveauté est que seules les voitures produites en Europe pourront en bénéficier. Mais un problème important persiste : l’origine des batteries ne sera pas prise en compte.
L’intention du gouvernement était louable : priver de bonus écologique les voitures produites à l’étranger, et notamment en Chine. Des voitures très populaires comme la MG.4, la Dacia Spring et la Tesla Model 3 vont ainsi perdre l’accès au bonus. Ce qui est logique, puisque le but est de limiter les émissions de CO2 liées à la fabrication des voitures et à leur transport : ces émissions sont plus élevées lorsque les voitures viennent de Chine.
Cependant, ce bonus écologique 2024 ne dit rien des batteries en elles-mêmes, ce qui constitue une faille monumentale. Ainsi, si une voiture est produite en Europe mais qu’elle est équipée d’une batterie chinoise, elle aura quand même accès au bonus !
L’origine des batteries est très importante pour le bilan carbone
Cela n’a rien d’un détail : la fabrication de la batterie constitue une part majeure des émissions de CO2 d’une voiture électrique lorsqu’on considère la totalité de son cycle de vie. Lorsque la voiure est utilisée dans des pays à l’électricité décarbonée, comme la France, la batterie peut représenter jusqu’à 50% des émissions.
Il est donc difficile de justifier que des voitures dont la batterie est fabriquée en Chine soient éligibles à ce nouveau bonus écologique : leur fabrication et leur transport émet beaucoup plus de CO2 que si elles étaient produites en Europe. Pourtant, de nombreux modèles contenant des batteries chinoises restent éligibles au bonus.
C’est par exemple le cas de la Peugeot e-208, qui est produite à Saragosse, en Espagne, mais est équipée de batteries CATL produites en Chine : elle conserve malgré tout son accès au bonus écologique. Même constat pour la Tesla Model Y, qui est produite à Berlin, mais avec des batteries de marque CATL ou BYD, toutes les deux fabriquées en Chine.
Le gouvernement veut protéger les constructeurs français
Cette décision du gouvernement est donc totalement illogique si son but est réellement de limiter les émissions de CO2. Mais elle n’est malheureusement pas surprenante. Les constructeurs français comme PSA ou Renault ont sous-investi dans la voiture électrique depuis des années, et se retrouvent très en retard par rapport à leurs concurrents comme Tesla, BYD ou même Volkswagen.
Contrairement à ces marques qui fabriquent une grande partie de leurs batteries elles-mêmes, ils se retrouvent complètement dépendants des fabriquants chinois de batteries. Les exclure du bonus écologique aurait donc de facto signé l’arrêt de mort de la voiture électrique française.
Espérons cependant que le prochain bonus écologique corrigera ce problème de prise en compte de l’origine des batteries : il n’est pas acceptable de sacrifier les émissions de CO2 pour compenser les erreurs passées des constructeurs français.

Cruise, la filiale de General Motors qui a un temps été considérée comme l’un des possibles gagnants de la course à la voiture autonome, va licencier 900 personnes. Elle rencontre de grosses difficultés, ce qui laisse à Waymo le statut de leader incontesté.
Depuis quelques mois, les problèmes s’accumulent pour Cruise. En octobre dernier, la ville de San Francisco avait banni ses taxis autonomes, après qu’ils aient été impliqués dans plusieurs accidents et créé de nombreux embouteillages. Suite à ce revers, son fondateur, Kyle Vogt, avait démissionné. Cruise a également annoncé que neuf de ses dirigeants étaient licenciés, dont le responsable juridique et le chef des relations avec le gouvernement.
Les déboires de Cruise semblent maintenant s’accélérer, puisque l’entreprise vient d’annoncer qu’elle allait licencier 900 employés, soit 24% de sa main-d’oeuvre totale.
« Nous avons annoncé la nouvelle difficile selon laquelle nous réduisons nos effectifs, principalement dans les opérations commerciales et les fonctions d’entreprise associées », a indiqué l’entreprise dans un email. « Ces changements reflètent notre décision de nous concentrer sur des objectifs commerciaux plus précis, avec la sécurité comme ligne directrice. »
On voit mal comment Cruise pourrait remonter la pente étant donné sa situation actuelle. Les seules opérations qui lui assuraient un revenu, le transport de passagers en taxi autonome à San Francisco, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre : elle risque donc d’accuser des pertes abyssales. General Motors, sa société mère, devra à nouveau investir de grosses sommes si elle souhaite que Cruise poursuive ses opérations, ce qui semble compromis tant que ses voitures autonomes n’auront pas atteint un niveau suffisant de sécurité.
Après les licenciements chez Cruise, Waymo fait la course en tête
Waymo, le principal concurrent de Cruise dans la voiture autonome, se retrouve donc en position de leader incontesté. La filiale de Google poursuit en effet ses courses en taxi sans conducteur à San Francisco, ainsi que dans plusieurs autres villes des Etats-Unis. Elle a ainsi récemment étendu son service à plusieurs quartiers de Los Angeles, et lancé des courses en taxi autonome à l’aéroport de Phoenix pour transférer des passagers vers le centre-ville. Elle s’est également associée à Uber, qui propose des courses en taxi Waymo dans son application.
Contrairement à Cruise, ses taxis autonomes font quasiment l’unanimité : l’application Waymo One est par exemple notée 4,9/5 sur Google Play après plus de 100 000 téléchargements. De plus, les utilisateurs des réseaux sociaux ont largement salué le sentiment de sécurité qui émane des voitures sans conducteur de Waymo. Et c’est aussi notre cas chez elecnews ! (voir notre test).
Seule Tesla, avec son FSD, pourrait maintenant venir perturber Waymo dans sa course pour l’hégémonie dans la voiture autonome. Mais le FSD, avec son système Autopilot, connaît des problèmes récurrents depuis sa sortie : il est toujours en version bêta et n’est pas approuvé pour une conduite sans chauffeur, malgré les promesses répétées d’Elon Musk et des années de développement.
Espérons cependant que Cruise et Tesla poursuivent leurs efforts malgré l’adversité : si Waymo se retrouve en position de monopole, cela pourrait avoir des conséquences sur les prix des courses en taxi autonomes, ce qui n’est pas souhaitable pour l’avenir de cette technologie.

La future Porsche 983 Boxster électrique, dont la sortie est prévue en 2025, a été aperçue en train d’effectuer des essais sur le circuit allemand de Nurburgring. Bien qu’il s’agisse encore d’un prototype, on peut déjà constater que les performances sont impressionnantes.
La Porsche Boxster électrique a été filmée par la chaîne CarSpyMedia, qui a mis en ligne la vidéo sur YouTube. Bien qu’elle soit recouverte d’un camouflage, on y reconnaît facilement la nouvelle voiture. Même si Porsche l’a affublée d’un faux pot d’échappement pour faire croire à une Boxster thermique, le silence qui accompagne les accélérations indique qu’il s’agit bien du nouveau modèle électrique.
Cette nouvelle Boxster avait déjà été aperçue par le passé, mais c’est la première fois qu’elle est filmée en train de réaliser des essais sur circuit. On constate d’emblée que les performances sont excellentes : les accélérations sont bien supérieures à celles de sa cousine thermique, ce qui est la moindre des choses pour une Porsche électrique. L’accélération est telle que l’on peut voir les deux roues avant décoller du sol l’espace de quelques instants. Et le seul bruit qui se fait entendre est le frottement des pneus sur l’asphalte.
Cette Porsche 983 Boxster fait partie de la nouvelle gamme électrique du constructeur allemand, qui comportera en tout quatre véhicules : la Porsche Taycan, qui est déjà disponible, puis les Macan et Boxster, qui ont été officieusement dévoilées, et enfin la Cayenne électrique.
La Porsche Boxster électrique arrive dans moins de deux ans
La Porsche Macan électrique doit toujours sortir début 2024, mais des problèmes logiciels pourraient conduire à un retard de quelques mois.
La date de sortie de la Porsche Boxster électrique se situe quant à elle courant 2025. Il s’agira du modèle le plus sportif de la gamme. Enfin, la Porsche Cayenne électrique sortira en 2026.
L’électrification de la gamme de Porsche est donc bien avancée, et le constructeur a d’ailleurs commencé le mois dernier à préparer son usine de Zuffenhausen, pour y installer les chaînes de montage qui produiront la Macan et la Boxster.
Seule la mythique Porsche 911 manque encore à l’appel dans cette gamme 100% électrifiée : Porsche a pour l’instant choisi de la produire uniquement en version thermique et hybride.
On prédit sans prendre trop de risques que ces nouveaux modèles, dont la Boxster, seront un succès : la Taycan s’est en effet déjà vendue à plus de 114 000 exemplaires.

Le Cybertruck est enfin sorti aux Etats-Unis, et de nombreux fans espèrent désormais qu’il arrive bientôt dans notre pays. Cependant, leurs espoirs risquent d’être déçus : voici pourquoi le Cybertruck ne sera jamais vendu en France.
Tesla a confirmé l’information, par l’intermédiaire de Lars Moravy, son vice-président de l’ingénierie pour les véhicules légers. Lors d’une interview auprès de l’édition hollandaise du site Top Gear, il a déclaré :
« Tout d’abord, le marché des 4×4 est énorme en Amérique, et c’est différent pour vous. Et deuxièmement : la réglementation européenne impose un arrondi de 3,2 millimètres sur les parties saillantes. Malheureusement, il est impossible de faire un arrondi de 3,2 millimètres sur une tôle d’acier inoxydable de 1,4 millimètre »
Ce problème inhérent à la conception du Cybertruck fait qu’il sera totalement impossible de le vendre en Europe, et donc en France. On peut noter que cela va dans le sens de la sécurité routière, puisque cette mesure est pensée pour protéger les piétons lors d’un éventuel accident.
Un deuxième problème empêchera de vendre le Cybertruck en France
A cela s’ajoute un autre problème : celui de son poids. Même dans sa version All Wheel Drive, qui n’est pas la plus lourde, le Cybertruck pèse 2995 kg. Si on y ajoute sa charge utile de 1130 kg, on obtient une masse totale de 4125 kg. C’est bien au-dessus du poids maximum pour un véhicule que l’on peut conduire avec le permis B : en effet, ce permis limite le véhicule à un poids de 3,5 tonnes.
Si le Cybertruck débarquait en France, il ne pourrait donc être conduit que par des détenteurs du permis poids lourds de catégorie C, ce qui serait une limitation très contraignante.
Enfin, le Cybertruck est un véhicule de taille très imposante : il semble peu adapté aux routes européennes plus étroites, ce qui réduit encore ses chances de le voir arriver en France.
Les fans pourront néanmoins se consoler : même si Tesla ne vendra jamais le Cybertruck en France, ils pourront se rabattre sur sa version… Cyberquad pour enfants. Celle-ci est bel et bien disponible en France, pour la modique somme de 1990 €.

D’après une information de Bloomberg, Ganesh Venkataramanan, le responsable du supercalculateur Dojo, vient de quitter Tesla. Cela pourrait être un signe que l’entreprise rencontre des problèmes avec son système de conduite autonome FSD (Full Self-Driving).
Ganesh Venkataramanan était un dirigeant respecté au sein de Tesla, notamment pour son expertise sur la fabrication de puces électroniques. Il avait d’abord participé à la mise au point de puces développées en interne, et dédiées à la fabrication du supercalculateur Dojo, sur lequel Tesla entraîne ses modèles de deep learning pour la conduite autonome.
Il avait ensuite été propulsé à la tête du projet Dojo. Le titre officiel de son poste était « Senior Director Autopilot Hardware », soit directeur du hardware pour le système de conduite autonome.
D’après des personnes proches du dossier, son départ serait lié à un désaccord avec Tesla sur les nouvelles puces « Dojo 2 » qui vont équiper le supercalculateur : les performances de celles-ci ne seraient pas à la hauteur des prévisions.
Tesla n’a pas tenu ses promesses sur la conduite autonome
Ce départ relance les inquiétudes des clients de Tesla ayant acheté l’option autopilot, qui devait permettre à leur voiture de circuler de façon autonome. Alors qu’Elon Musk a promis à de maintes reprises que ce système serait fonctionnel d’ici peu, ses promesses ne se sont pas réalisées et le système FSD est toujours dans sa version bêta à l’heure actuelle. Les clients attendent toujours la sortie de la version 12, dont Elon Musk a annoncé en novembre qu’elle serait « incroyable ».
Les possibles problèmes du supercalculateur Dojo soulignent le retard pris par Tesla dans le domaine de la conduite autonome. Pendant ce temps, son principal concurrent dans le domaine, Waymo, propose déjà des courses en taxi autonome sans conducteur, ouvertes au grand public dans plusieurs villes des Etats-Unis.

Elon Musk a accordé hier une interview à Sandy Munro, un ingénieur spécialisé dans l’industrie automobile. Le PDG de Tesla a dévoilé une information de taille : le développement de la Tesla Model 2 est très avancé. Celle-ci pourrait donc être dévoilée dès 2024, et sa date de sortie pourrait se situer en 2025.
Si l’existence de la Model 2 ne fait aucun doute, il est rare qu’Elon Musk l’évoque en public. Lorsque Sandy Munro l’a interviewé à ce sujet, il a cependant répondu de façon très précise : « Nous travaillons sur un véhicule électrique à bas coût qui sera fabriqué à très grande échelle », a-t-il déclaré. « Le travail est assez avancé. Je passe en revue les plans de la chaîne de production chaque semaine », a-t-il ajouté.
Cela confirme donc que le projet de la future voiture de Tesla à moins de 25 000 € a dépassé le stade du design initial : Tesla travaille maintenant sur les plans des chaînes de montage. Elon Musk n’a cependant pas confirmé le nom de Model 2, que la plupart des analystes donnent habituellement à cette voiture.
Le PDG de Tesla a poursuivi avec son exubérance habituelle : « La révolution industrielle que représentera cette voiture époustouflera les gens. Cela ne ressemblera à aucune chaîne de production automobile que quiconque ait jamais vue ».
La date de sortie de la Tesla Model 2 pourrait se situer en 2025
Elon Musk a ensuite dévoilé une information capitale : la Tesla Model 2 sera d’abord produite à la Gigafactory d’Austin, au Texas. Il a précisé qu’elle serait également produite plus tard à la Gigafactory Mexique, que Tesla prévoit de construire dans les environs de Monterrey. « La Gigafacory Mexique arrivera trop tard », a précisé Elon Musk.

Ces commentaires laissent penser que la Tesla Model 2 pourrait être dévoilée plus tôt que prévu : en en effet, la Gigafactory Texas est déjà opérationnelle, puisque c’est là que sont produits les modèles 3, Y et le Cybertruck. Il suffirait donc d’y ajouter une ligne de montage pour y produire la future voiture à bas coût. Il est donc possible que Tesla dévoile la Model 2 dès 2024, pour une entrée en production à partir de 2025, comme l’avaient annoncé des sources non officielles.
Elon Musk n’a cependant pas précisé si la Model 2 serait également produite à la Gigafactory Berlin : il s’y était en effet engagé lorsqu’il l’avait visitée en novembre dernier.
La Tesla Model 2 sera une voiture cruciale pour la marque et pour l’automobile électrique en général. En effet, il doit s’agir de l’un des premiers modèles réellement abordables, avec un prix inférieur à 25 000 €. Elle sera également produite en masse, ce qui constituera un défi jamais réalisé pour l’industrie de la voiture électrique : le Master Plan publié par Tesla prévoit d’en construire 5 millions d’exemplaires.

Alors que certains constructeurs semblent douter de la demande des consommateurs pour les voitures électriques, une étude de Bloomberg prouve que le secteur se porte en fait à merveille. Sur l’année 2023, les ventes de voitures électriques aux Etats-Unis viennent de franchir la barre des 1 million.
On peut le constater sur le graphique ci-dessous, dont les données sont issues de l’étude BloombergNEF, qui recense les ventes de voitures électriques dans le pays :

Ce chiffre ne concerne que la période allant de janvier à novembre 2023. Sur la totalité de l’année, le nombre total devrait donc se rapprocher des 1,1 millions. Cela constitue une augmentation de plus de 35% par rapport à l’année dernière : en 2022, le nombre de voitures électriques vendues n’avait atteint que 800 000 unités.
Cela contredit la thèse de nombreux constructeurs à travers le monde, qui alertent sur la faible demande pour leurs voitures électriques. Parmi eux figurent notamment Ford, General Motors et Volkswagen. Ces constructeurs historiques peinent à écouler leurs modèles électriques les plus récents, comme la Ford Mustang Mach-E, la Cadillac Lyriq ou la Volkswagen ID.4.
Mais le fait qu’il se soit déjà vendu 1 million de voitures électriques aux USA en 2023 semble plutôt prouver que la faible demande est dûe aux modèles eux-mêmes, plutôt qu’à leur caractère électrique : en effet, d’autres constructeurs comme Hyundai, Volvo ou Tesla ont quant à eux connu une année plus que satisfaisante.
On constate également sur le graphique que ce sont les voitures à batterie qui constituent l’essentiel des ventes de véhicules électrifiés : les ventes de voitures hybrides semblent stagner à environ 200 000 par an.
Ces très bons chiffres de ventes électriques interviennent au moment où l’économie américaine connaît un ralentissement : de nombreux économistes avertissent actuellement des risques de récession, en raison notamment de la hausse des taux d’intérêt. L’année 2024 sera donc un bon indicateur pour savoir si la demande de voitures électriques parvient à continuer d’augmenter malgré un contexte défavorable.
Dans tous les cas, ces excellents chiffres pour 2023 donnent tort à ceux qui prévoyaient un échec de la voiture électrique. Le gouvernement américain a d’ailleurs pour objectif que 50% des voitures vendues soient électriques à l’horizon 2030. Mais certaines estimations optimistes vont même jusqu’à une part de marché de 86%.

L’annus horribilis continue pour Volkswagen. Quelques mois après avoir annoncé la fermeture de son usine de Dresde, le groupe allemand va suspendre totalement la production de l’ID.3 et de la Cupra Born en Europe, en raison d’une faible demande pour ces modèles électriques.
C’est le journal allemand spécialisé Automobilwoche qui révèle l’information. La production de l’ID.3 et de la Cupra Born sera arrêtée à l’usine de Zwickau dès la semaine prochaine, ainsi qu’à l’usine de Dresde, qui doit de toute façon fermer prochainement. Comme il s’agissait des deux seules usines qui produisaient ces modèles en Europe, leur production est de fait suspendue sur le continent. Elle ne reprendra qu’en 2024. Volkswagen précise que suffisament de voitures ont déjà été produites pour satisfaire la demande actuelle.
La production du SUV ID.4 et du SUV coupé ID.5 va quand à elle reprendre ce lundi : elle était arrêtée jusqu’à présent, officiellement par manque de moteurs électriques.
Volkswagen va supprimer des postes dans son usine de Zwickau
En septembre dernier, Volkswagen avait déjà annoncé qu’elle pourrait ne pas renouveler les contrats temporaires de centaines d’employés de son usine de Zwickau. C’est désormais chose faite : le porte-parole de la marque a déclaré que les contrats de 500 intérimaires ne seraient pas renouvelés, après en avoir déjà laissé expirer 269 cette année.
Le patron de la marque, Thomas Schäfer, avait récemment préparé ses effectifs à de nouvelles coupes : « La situation est très critique », avait-il déclaré dans un message publié sur l’intranet de VW. « Cela ne fonctionnera pas sans des réductions d’effectifs notables. », avait-il ajouté.
Plus de 10 000 personnes travaillent actuellement sur le site de Zwickau, qui est le fer de lance de Volkswagen, et produisait en moyenne 7300 véhicules par semaines avant l’arrêt de la production de l’ID.3 et de la Cupra Born.
Officiellement, Volkswagen attribue la faible demande pour ces modèles à une baisse globale de l’appétit des consommateurs pour les voitures électriques. Cependant, d’autres marques ne connaissent pas ce genre de déboires : par exemple, aux Etats-Unis, Hyundai vient d’annoncer que les ventes de sa Ioniq 5 avaient augmenté de 99% par rapport à l’année dernière. Il s’agit pourtant d’un modèle qui date de 2021. De même, Volvo a connu une augmentation de 29% de ses ventes mondiales en octobre.
Volkswagen paie donc peut-être ses choix passés sur la conception de l’ID.3 et de la Cupra Born, qui sont souvent décriées pour leurs tarifs élevés, malgré des qualités évidentes.

Un prototype de la Polestar 3, le futur SUV électrique de luxe de la marque suédoise, vient d’être présenté à la presse. Les journalistes triés sur le volet qui ont participé aux essais ont donné des avis largement positifs.
La Polestar 3 est très attendue : comme son nom l’indique, il ne s’agit que du troisième modèle lancé par Polestar, un conglomérat issu du regroupement du suédois Volvo et du chinois Geely. Même si la marque ne prévoit pas pour l’instant de la lancer en France, elle sera disponible dans de nombreux pays à l’été 2024. Les acheteurs français pourront cependant se la procurer facilement en Belgique ou en Suisse, où elle sera commercialisée dès son lancement.
La Polestar 3 sera lancée à un prix de départ de 73 255 € dans sa version Long Range Dual Motor, et de 78 678 € dans sa version Performance (prix officiels en Belgique).

Polestar a présenté son prototype à la presse cette semaine lors d’un événement organisé au circuit d’essais Volvo de Hällered, près de Göteborg, en Suède. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les testeurs sont conquis : la Polestar 3 est unanimement saluée par la critique, malgré son prix élevé. Même s’il ne s’agit que d’un prototype, cela est de très bon augure pour l’avenir du modèle.
Parmi les points positifs relevés par la presse, citons entre autres le design luxueux et avant-gardiste, l’interface utilisateur réussie, les performances et l’agrément de conduite, et enfin la qualité de l’intérieur.
Du côté des points négatifs : le prix tout de même élevé, et le fait que les boutons physiques aient été quasiment supprimés.
Les avis de la presse sur la Polestar 3
Voici un récapitulatif des avis de la presse sur ce prototype.
Car and Driver (Etats-Unis) :
Sans surprise, la Polestar 3 est une belle bête vue de près, avec une myriade de détails soignés. Bien que ce prototype ne soit pas dans sa version finale, le grand écran est superbe avec des graphiques rendus d’une manière nette, et il existe des raccourcis pour accéder facilement à différents groupes de fonctions. Mais le manque de boutons physiques aura certainement un impact sur la facilité d’utilisation.

Top Gear (Royaume-Uni) :
C’est un SUV – bien sûr – mais il s’efforce de le dissimuler avec du design et d’autres choses. La Polestar 3 a des airs de break, avec un look long et bas qui se termine par un hayon arrière élégant, mais elle reste toujours haute. Elle est également très épurée et minimaliste lorsque l’on la compare à certains véhicules haut de gamme du marché. Le design est très soigné – la taille de la voiture est bien jugée et efficacement déguisée.
Nous n’avons fait qu’un bref essai au volant de voitures de pré-production récentes fraîchement sorties de l’usine de Chengdu, mais les premiers signes étaient très prometteurs. L’intérieur de la Polestar 3 a fière allure – tout est très minimaliste, mais pas au point de donner l’impression d’être assis dans un siège de cinéma avec un écran géant devant vous.
AutoBlog (Etats-Unis) :
Il ne serait pas juste de rendre un verdict sur la Polestar 3 après avoir piloté une voiture de pré-série sur une piste d’essai. Mes premières impressions sont cependant positives. Polestar a créé un SUV électrique agréable à conduire sans compromettre l’habitabilité ou l’aspect pratique.
AutoExpress (Royaume-Uni) :
Ce qui est plus impressionnant que la vitesse est une très bonne première impression de l’équilibre de la tenue de route et de l’engagement du conducteur. Bien qu’elle soit lourde (environ 2,6 tonnes), la Polestar 3 présente un contrôle de carrosserie et une sensation de direction superbes. La voiture n’a aucun mal à progresser extrêmement rapidement sur les routes étroites et sinueuses avec un niveau de sang-froid impressionnant.
L’approche technologique fait preuve d’une retenue bienvenue, avec un écran de 14,5 pouces orienté portrait sur le tableau de bord et un petit écran d’informations pour le conducteur derrière le volant. Les deux sont d’une grande netteté en termes d’interface et de graphismes.
Car Magazine (Royaume-Uni) :
Il existe déjà de nombreux SUV électriques haut de gamme parmi lesquels choisir, mais la Polestar 3 se sent prête à être un challenger coriace dans son segment très fréquenté, combinant l’accent mis par la marque sur le design avec une expérience de conduite plus mature que la Polestar 2 existante.