Xiaomi vient de dévoiler les caractéristiques détaillées de sa nouvelle voiture SU7, lors d’une conférence diffusée sur Weibo. On constate que la SU7, si elle tient ses promesses, sera la voiture électrique au meilleur rapport prix/autonomie jamais vu.

Les chiffres sont éloquents : la version la moins onéreuse de la SU7 est proposée à 215 900 Yuans, soit 27 700 €. Cette version disposera d’une autonomie de 700 km en cycle CLTC, le cycle de référence en Chine. Avec cette autonomie impressionnante offerte à un si petit prix, la Xiaomi SU7 possède donc un rapport prix/autonomie de 40 €/km, ce qui est largement meilleur que la totalité des voitures électriques disponibles à l’heure actuelle.

Certes, il faut remettre ces chiffres dans leur contexte : en effet, si les précommandes de la Xiaomi SU7 sont d’ores et déjà ouvertes en Chine, la voiture n’est pas encore vendue en France. Lorsqu’elle arrivera dans notre pays, à une date qui n’a pas encore été dévoilée, le prix sera sans doute supérieur.

De plus, le cycle chinois CLTC est connu pour être particulièrement optimiste : pour obtenir l’autonomie équivalente en cycle européen WLTP, il faut le réduire de 18% environ. Ce qui donnerait une autonomie de 574 km pour la version la moins chère de la SU7.

Pourquoi le prix de la Xiaomi SU7 écrase la concurrence

Mais même en prenant cela en compte, le rapport prix/autonomie de la SU7 reste impressionnant : 48 €/km. Ce qui est très largement moins cher qu’une Tesla Model 3 ou une Hyundai Ioniq 6, des voitures connues pour leur excellente autonomie à des prix abordables.

Voici comment se place la Xiaomi SU7 par rapport aux voitures concurrentes :

Autonomie (km)PrixPrix/autonomie (€/km)
Xiaomi SU757427 700 €48
Citroën ë-C332023 300 €73
Tesla Model 351342 990 €84
Hyundai Ioniq 661452 400 €85
MG MG.435029 990 €86
Dacia Spring23020 800 €90
Rivian R248045 000 €94
Audi Q4 e-tron54553 000 €97

On voit sur ce graphique que la SU7 écrase littéralement la concurrence en rapport prix / autonomie.

Tesla, Porsche, et d’autres constructeurs en danger ?

Et ce n’est pas tout : en plus de ces excellentes performances pour un prix très correct, la SU7 embarque également des technologies de pointe. Affichage tête haute, système d’aide à la conduite Pilot Pro augmenté par Lidar, système audio Dolby Atmos, et même un mini-frigo. De plus, Xiaomi sort une nouvelle ligne de smartphones en même temps que la SU7 : ceux-ci sont conçus pour fonctionner avec la voiture, et leur couleur pourra être assortie au véhicule.

L’accélération de la Xiaomi SU7 n’aura rien à envier à la Porsche Taycan : elle pourra accélérer de 0 à 100 km/h en 2,78 secondes dans sa version la plus performante, contre 2,2 à 4,8 secondes pour la Taycan suivant les versions. Mais la SU7 est pratiquement 4 fois moins chère que sa concurrente !

Les constructeurs actuels semblent donc en danger face à Xiaomi. Il n’est pas impossible que les autorités européennes et américaines répliquent à ces prix agressifs par des tarifs douaniers : la commission européenne, notamment, envisage cette hypothèse depuis plusieurs mois. Elle entend ainsi lutter contre une supposée concurrence déloyale pratiquée par les constructeurs chinois.

Espérons cependant que la SU7 arrivera bien sur nos routes : cela ne pourra être que bénéfique pour la concurrence, et pour rendre plus abordables les voitures électriques.

Retenez bien le nom du MG Cyberster. Le roadster électrique de la marque chinoise MG vient de sortir en Chine dans sa version la plus puissante, dénommée Red Top Edition. Il sortira en France dès 2024, et son prix est incroyable pour une voiture de cette catégorie.

Depuis aujourd’hui, le MG Cyberster Red Top Edition, reconnaissable à son toit rouge, est disponible chez les concessionnaires de l’empire du Milieu. Il y est proposé à un prix exceptionnel pour une voiture de cette catégorie : 365 800 Yuans, soit 47 300 €.

Certes, lorsque le Cyberster sortira en France, le prix sera sans doute plus élevé en raison des frais d’importation et de la surcote appliquée au continent européen. Mais les performances de la voiture sont très largement au rendez-vous : deux moteurs électriques de 400kW au total, et une accélération de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes. Il sera doté d’une batterie de 77 kWh qui lui assurera une autonomie de 520 km.

Le toit rouge du roadster électrique rend hommage aux voitures de sport classique de la marque MG, lorsque celle-ci battait encore pavillon anglais. Elle se nommait alors Morris Garages, et s’était fait connaître pour ses sportives MG-A (1956), MG-B (1967), et MG Magnette (1958), qui portaient toutes un toit rouge et une carrosserie blanche.

Le Cyberster conserve les éléments de design classiques hérités de MG, avec un profil latéral distinctif et un cockpit doté de sièges en cuir Nappa et d’un panneau central en fibre de carbone. Au-dessus du volant, vous retrouverez un groupe d’instruments composé de trois panneaux LCD. Il dispose d’un système audio Bose, et le système informatique est équipé d’une puce Qualcomm Snapdragon 8155.

Avec le Cyberster, MG a de grandes ambitions en France et en Europe

La marque MG est maintenant bien connue des automobilistes français : sa berline électrique MG4 a connu un réel succès en France et figure dans le top 10 des voitures électriques les plus vendues dans notre pays. La marque a vendu pas moins de 840 000 véhicules à travers le monde en 2023.

Le MG Cyberster a déjà connu un succès important en Chine : il s’en est vendu 676 exemplaire dans les 100 premiers jours de sa commercialisation, ce qui en fait l’une des voitures de sport les plus vendues dans le pays sur les trois derniers mois.

MG a déjà confirmé officiellement que le Cyberster serait disponible en Europe dès 2024, comme on peut le constater sur son site internet.

Dans cette gamme de prix, MG se retrouvera sans aucun concurrent de taille sur le segment des sportives électriques. En effet, le nouveau roadster électrique de Tesla se fait toujours attendre, et la Porsche Taycan coûte plus de 105 000 €, pour une accélération bien plus modeste de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes.

En 2024, alors que MG célèbre son 100ème anniversaire, la marque vise 1 million de ventes à travers le monde, et le Cyberster pourrait bien l’aider à atteindre cet objectif en faisant figure de vaisseau amiral.

Lors de la présentation des résultats annuels de Porsche, son PDG a révélé que le constructeur avait déjà reçu plus de 10 000 commandes pour le nouveau Macan électrique. Le nouveau SUV électrique sortira au deuxième semestre 2024.

Porsche a engrangé ces 10 000 commandes en un mois seulement après l’ouverture des réservations, qui a eu lieu fin janvier.

« Nous sommes submergés de commandes pour le Macan électrique », a déclaré Oliver Blume, le PDG de Volkswagen, dont dépend la marque Porsche. « Nous avons déjà plus de 10 000 commandes, alors que les clients n’ont même pas encore pu conduire la voiture ». « Nous sommes convaincus que ce sera un succès. », a-t-il ajouté.

Le nombre nombre réel de commandes est sans doute supérieur à 10 000, car ce chiffre n’inclut pas encore la Chine, le Japon et Taïwan.

Avec le Macan, Porsche se lance à pleine vitesse dans l’électrique

Porsche prévoit de lancer 4 nouveaux modèles en 2024, ce qui constituera un record. En plus du Macan électrique, le constructeur lancera une version hybride de la mythique Porsche 911, une version électrique de la Panamera, et la Taycan Turbo GT, une version ultra-rapide de sa berline électrique.

Le nouveau Macan électrique sera d’une importance capitale pour le constructeur allemand. Le Macan est en effet son deuxième modèle le plus vendu au monde, après le Cayenne. Il est même le modèle le plus vendu aux Etats-Unis.

Le Macan 100% électrique sera construit à Leipzig, où Porsche le produira en parallèle avec la version thermique.

Pour répondre à la demande croissante pour les voitures électriques, Porsche maintient son objectif de porter la part de l’électrique dans sa production à 80% d’ici 2030. Cet objectif ambitieux est à saluer, alors que de nombreux constructeurs revoient au contraire leur cible à la baisse.

Malgré la guerre des prix qui fait rage actuellement, dont Tesla a été à l’initiative, Porsche prévoit de continuer à dégager des marges importantes. La marque vise une marge à moyen terme de 17 à 19%, et veut porter celle-ci à 20% à long terme.

Pour atteindre ce chiffre, Porsche prévoit donc que l’électrique participe fortement aux bénéfices, notamment grâce à la baisse du prix des batteries et à la maturité grandissante des technologies. « Porsche fait avancer la montée en puissance de la mobilité électrique avec le même dévouement que jamais », a tenu à souligner Oliver Blume.

La Porsche Macan sera vendue à un prix de départ de 86 439 € en France. C’est près de 14 000 € de plus que la version thermique.

Le Rivian R2 a enfin été dévoilé au public, et la bonne nouvelle, c’est qu’il sera très probablement disponible en France. Nous l’avons comparé aux autres véhicules de sa catégorie : que valent sa batterie, son autonomie, ses performances et son prix face à la Tesla Model Y, la Polestar 3, la Volvo EX30, etc ?

Le pick-up électrique sera disponible début 2026 aux Etats-Unis, et Rivian a déjà confirmé qu’il serait exporté en Europe. Le Rivian R2 pourrait donc arriver en France dès fin 2026.

Il s’agira du premier véhicule Rivian réellement destiné au plus grand nombre : avec un prix de 45000 $, il sera dans la même gamme de prix que la Tesla Model Y, la voiture la plus vendue toutes catégories confondues en 2023. Il sera produit dans l’Illinois à plus de 200 000 exemplaires par an.

Le Rivian R2 deviendra sans-doute un best-seller dès sa sortie. Lorsque le constructeur l’a dévoilé, la plupart des spectateurs ont salué son design : il ressemble fortement au Rivian R1, tout en étant plus simple et plus petit. Son prix a également impressionné, car les observateurs s’attendaient à un chiffre plus élevé.

Rivian n’a pas encore dévoilé toutes ses caractéristiques : on ne connaît pas encore son poids, sa vitesse de recharge maximale, la capacité de sa batterie, ou sa vitesse maximale. Mais nous en savons suffisament pour pouvoir le comparer à ses concurrents immédiats : dimensions, autonomie, performances, et rapport prix / autonomie.

Précisons que les données présentées ici concernent les configurations de base pour chaque modèle.

Dimensions

Le Rivian R2 est un SUV électrique de taille moyenne : avec 4,70 m de long, il est plus court que la Tesla Model Y et que la Porsche Macan électrique. C’est cependant le plus haut des véhicules que nous comparons, ce qui s’explique par son design orienté tout-terrain, comme ses cousins les Rivian R1 et R3/ R3X.


Modèle
LongueurLargeurHauteurPoids
Rivian R24,70 m1,90 m1,67 mN/C
Tesla Model Y4,75 m1,91 m1,63 m2003 kg
Polestar 34,9 m1,97 m1,61 m2584 kg
Volvo EX304,23 m1,84 m1,56 m1841 kg
Audi Q4 E-tron4,59 m1,86 m1,63 m2125 kg
Porsche Macan électrique4, 78 m1,94 m1,62 mN/C
Hyundai Ioniq 54,62 m1,88 m1,60 m1825 kg

Batterie, autonomie, vitesse de recharge

Avec 480 km, l’autonomie du Rivian R2 sera plus que suffisante, ce qui est rassurant étant donné sa forme qui laisse présager un coefficient de traînée aérodynamique (Cx) élevé. On ne connaît pas la capacité de sa batterie, mais celle-ci sera composée de cellules cylindriques de 4695 mm, encore plus grandes que les 4680 de Tesla. Il pourra être rechargé de 10 à 80% en 30 minutes.

ModèleCapacité batterieAutonomieVitesse de recharge max
Rivian R2N/C480 kmN/C
Tesla Model Y67,6 kWh418 km250 kW
Polestar 3111 kWh506 km250 kW
Volvo EX3051 kWh344 km135 kW
Audi Q4 E-tron77 kWh545 km250 kW
Porsche Macan électrique100 kWh500 km270 kW
Hyundai Ioniq 558 kWh354 km220 kW

Performances

Avec une accélération de 0 à 100 km/h en 3,2 s, l’accélération du Rivian R2 sera excellente. Notons tout de même qu’il s’agit de l’accélération pour la version à 3 moteurs, et que les performances des versions inférieures n’ont pas été communiquées.

ModèleAccélération 0 à 100 km/hVitesse maxNombre moteurs
Rivian R23,2 s (version à 3 moteurs)N/C1, 2 ou 3
Tesla Model Y3,6 s250 km/h1 ou 2
Polestar 35 s210 km/h2
Volvo EX303,6 s180 km/h1 ou 2
Audi Q4 E-tron6,2 s180 km/h1 ou 2
Porsche Macan électrique5,2 s220 km/h2
Hyundai Ioniq 54,6 s185 km/h1 ou 2

Prix

Le prix du Rivian R2 n’a pas encore été communiqué pour la France, mais il débutera à 45000 $ aux Etats-Unis. Cela lui confère un excellent rapport prix-autonomie de seulement 86 €/km : c’est donc le véhicule de notre comparatif qui coûte le moins cher par kilomètre d’autonomie. Il fait encore mieux que Tesla, qui est pourtant réputée pour ses prix avantageux.

ModèlePrixRapport prix / autonomie
Rivian R245 000 $86 €/km
Tesla Model Y42 990 €94 €/km
Polestar 373 255 €133 €/km
Volvo EX3037 500 €100 €/km
Audi Q4 E-tron53 000 €89 €/km
Porsche Macan électrique86 439 €159 €/km
Hyundai Ioniq 546 700 €132 €/km

Nous mettrons ce comparatif à jour une fois que Rivian aura dévoilé les autres caractéristiques du R2.

La cérémonie officielle de présentation du Rivian R2 avait lieu aujourd’hui à Laguna Beach, en Californie. Si la présentation du R2 était attendue, Rivian a surpris en dévoilant deux autres véhicules inattendus : les Rivian R3 et R3X, deux 4×4 électriques légers.

Dans une conférence dont la scénographie était fortement inspirée par Tesla et Apple, le PDG de Rivian RJ Scaringe a présenté les trois nouveaux véhicules :

  • le Rivian R2, un 4×4 électrique plus petit que le R1 actuel, mais qui en conserve l’esprit et les qualités de conduite, tout en étant beaucoup plus accessible,
  • le Rivian R3, un 4×4 plus léger, plus petit et encore moins cher que le R2,
  • et le Rivian R3X, une version haute performance du R3, aux capacités tout-terrain augmentées.

Le public est apparu enthousiasthe lorsque les nouveaux véhicules ont été dévoilés, et il a laissé échapper une exclamation lorsque le R3 et le R3X ont fait leur entrée sur scène.

Les Rivian R3 et R3X ont impressionné le public

En effet, si le Rivian R2 était attendu de longue date, ce n’était pas le cas des R3 et R3X. Rivian avait annoncé qu’il planchait sur un 4×4 léger et bon marché et que celui-ci était baptisé R3. Mais le public ne s’attendait pas à ce qu’il soit dévoilé aussi tôt : le constructeur n’avait en effet évoqué aucun calendrier pour sa sortie.

Lors de la conférence, RJ Scaringe a annoncé que le prix du Rivian R2 serait de 45000 dollars. Ce prix a également surpris le public, qui s’attendait plutôt à 47000 dollars. RJ scaringe avait en effet précisé que ce prix était pour lui un « sweet spot », c’est-à-dire qu’il permettrait de rendre le véhicule accessible au grand public tout en permettant de lui donner des caractéristiques premium.

Rivian va accélérer l’entrée en production du R2

Le Rivian R2 sortira au premier semestre 2026. Autre élément inattendu, il sera d’abord produit dans l’usine de Normal, dans l’Illinois. Il s’agit de l’usine qui produit actuellement les Rivian R1S et R1T. Cette usine sera donc agrandie pour produire le nouveau 4×4 bon marché. Il était initialement prévu que Rivian produise le R2 dans son usine d’Atlanta, qui est en cours de construction, mais RJ scaringe a indiqué qu’il avait finalement choisi de commencer la production à Normal pour accélérer le processus.

Le Rivian R2 sera doté d’une autonomie de plus de 550 kilomètres dans ses trois versions : single motor, dual motor, et tri-motor, qui comportera deux moteurs à l’arrière et un à l’avant. Il sera capable d’accélerer de 0 à 100km/h en 3 secondes, une excellente performance, même pour un 4×4 électrique.

On ne connaît malheureusement pas encore le prix ni la date de sortie des R3 et R3X, ce qui laisse penser qu’ils ne sortiront qu’après le R2, c’est-à-dire au moins au deuxième semestre 2026.

La présentation de ces nouveaux véhicules place en tout cas Rivian sur une bonne trajectoire pour réussir son pari : devenir enfin rentable, comme Tesla l’avait fait avec sa Model 3. Pour l’instant, Rivian perd plus de 40000 dollars par véhicule construit, et les R2 et R3 devraient permettre d’inverser la tendance grâce à une production en plus grande quantité.

Il est à noter que les investisseurs ont largement salué la présentation et cette bonne surprise de Rivian : pendant que RJ Scaringe dévoilait les nouveaux véhicules, l’action a bondi de plus de 5%, soit un gain total de 8% sur la journée.

À Berlin, des militants écologistes ont installé un campement dans la forêt attenante à la Gigafactory de Tesla. Ils veulent empêcher l’entreprise d’Elon Musk d’étendre son usine de voitures électriques, pour sauver la forêt de la déforestation et lutter contre la surconsommation d’eau.

Les militants, membres du collectif Robin Wood, ont installé des cabanes dans les arbres de la forêt de Grünheide, à Brandebourg, dans la banlieu de Berlin. Ils campent actuellement sur place, dans une forme de protestation qui n’est pas sans rappeler le mode opératoire des ZAD françaises. Ils ont installé des banderoles sur lesquelles on peut notamment lire : « la forêt au lieu d’une usine monstre ».

La Gigafactory Berlin produit actuellement 375 000 Tesla Model Y par an. Avec ce projet d’extension, le constructeur veut passer à 1 million de voitures, mais également produire l’équivalent de 100 GWh de batteries par an.

Depuis le début de sa construction, cette usine fait face à de nombreuses oppositions, qui ont occasioné de forts retards affectant son entrée en service. Des associations locales avaient engagé un recours, et Tesla avait été contrainte de déplacer des chauves-souris protégées qui avaient élu domicile dans la forêt avant de démarrer la construction.

Le plan d’agrandissement de la Gigafactory Berlin.

Tesla avait dévoilé le plan d’agrandissement de la Gigafactory en juillet 2023. Ce plan avait également provoqué de fortes protestations de la part des riverains et des écologistes. La semaine dernière, les résidents de Grünheide, la municipalité dans laquelle est située l’usine, avaient officiellement voté contre le projet d’extension.

Les écologistes dénoncent la déforestation et la consommation d’eau de la Gigafactory Tesla

Sur le site internet de Robin Wood, les militants s’inquiètent notamment de la forte consommation d’eau de l’usine, ainsi que de ses rejets d’eaux usées excédant les limites autorisées :

« Il existe déjà une grave pénurie d’eau et une baisse du niveau des eaux souterraines à Berlin et dans le Brandebourg. L’association locale des eaux fournit chaque année à Tesla 1,8 million de mètres cubes d’eau pour son site de production, dont une partie est située directement dans la zone de protection des eaux. Il est également apparu récemment que Tesla dépassait les limites des eaux usées pour des substances telles que l’azote total et le phosphore. »

Ils veulent également empêcher de nouvelles coupes forestières :

« Environ 300 hectares de forêt ont déjà été défrichés depuis 2022 pour construire l’usine Tesla. Aujourd’hui, 100 hectares supplémentaires de forêt de pins seront détruits à la suite de l’agrandissement de l’usine. »

S’attaquer à la voiture électrique, est-ce le bon combat ?

On peut néanmoins s’interroger sur le bien-fondé de leur action. Les écologistes de Robin Wood ont-ils raison de vouloir protéger à tout prix une forêt, pour empêcher l’extension d’une usine dont le but est justement de remplacer des voitures polluantes par des voitures électriques ?

Tout d’abord, il est évident d’après les photos que la forêt dans laquelle sont installés les militants est exploitée : les arbres sont plantés en ligne et espacés régulièrement, ce qui indique qu’ils sont très probablement voués à être coupés en vue d’une exploitation industrielle. Le bois de ce type de pins est souvent affecté à la fabrication d’emballages en carton.

Mais surtout, le bilan carbone global de la Gigafactory Berlin de Tesla est très largement bénéfique, et encore plus lorsque l’usine sera étendue. Il a été prouvé à de nombreuses reprises que les voitures électriques émettent entre 20% et 80% de CO2 en moins par rapport aux voitures thermiques, même en prenant en compte leur cycle de vie total et la fabrication de la batterie. Cette fourchette inclut les différents types d’énergies utilisée pour produire l’electricité qui rechargera ces voitures.

La voiture électrique permet donc d’éliminer de la circulation de nombreuses voitures polluantes, et fait partie des technologies clés qui permettront d’atteindre l’objectif des accords de Paris de réduire le réchauffement global à +1,5° d’ici 2050.

Ces militants font donc sans le savoir le jeu des industries pétrolières : par leurs actions, ils permettent au lobby pétrolier de continuer à promouvoir le pétrole et le moteur thermique. S’ils parviennent à sauver cette forêt, ce sera au prix de l’émission de millers de tonnes de CO2 qui auraient pu êtres évitées.

Polestar a officiellement démarré la production la Polestar 3 dans son usine de Chengdu, en Chine. Ce SUV électrique haut de gamme, qui devait initialement sortir fin 2023, ne sera finalement disponible qu’à l’été 2024. Et sa sortie en France n’est toujours pas annoncée.

Thomas Ingenlath, PDG de Polestar, a déclaré : « Cette superbe voiture fait un pas en avant significatif avec le début de la production qui marque une étape importante dans notre parcours d’entreprise qui passera d’une à trois voitures cette année ».

En effet, la Polestar 3 n’est que le deuxième véhicule produit en masse par la marque, après la Polestar 2. Elle sera suivie de près par la Polestar 4, un crossover dédié au marché de masse, qui sera disponible à partir du mois de septembre.

La presse avait pu avoir accès à la voiture pour des essais sur le circuit de Volvo, en Suède. Les avis étaient ressortis quasi-unanimes : les journalistes avaient largement salué son design très réusi, ses performances ainsi que son confort de conduite et la qualité de son intérieur. Ils avaient cependant regretté son prix trop élevé.

La Polestar 3 aura en effet un prix de départ de 73255€ dans sa version Dual Motor. Il s’agit du prix officiel en Belgique. Malheureusement, la marque n’a toujours pas confirmé que la voiture serait lancée en France. Peut-être est-ce en raison d’un marché jugé peu favorable aux SUV haut de gamme, notamment depuis le décret augmentant le prix du stationnement des SUV à Paris promu par Anne Hidalgo.

La Polestar 3 sera produite en Chine et aux Etats-Unis

Polestar, qui bat pavillon chinois, est devenue une filiale à 100% du groupe Geely depuis quelques semaines. Elle était auparavant contrôlée par Volvo, mais le constructeur suédois a progressivement décidé d’arrêter d’investir dans le label.

La Polestar 3 ne sera pas uniquement produite en Chine. A partir de mi-2024, elle sera également construite aux Etats-Unis, dans l’usine de Ridgeville, en Caroline du Sud. D’après la marque, les premiers tests de production y ont déjà été menés avec succès.

Le SUV avait d’abord été annoncé pour 2023, mais Polestar avait annoncé en mai dernier qu’elle retardait le programme. La raison invoquée était des problèmes de logiciels sur la plateforme de propulsion électrique que la marque partage avec Volvo.

La marque à l’étoile polaire compte se développer rapidement : après les Polestar 3 et 4, elle compte construire la berline sportive Polestar 5, puis un roadster de luxe, la Polestar 6.

La marque au losange vient de dévoiler officiellement la nouvelle Renault 5 électrique à l’occasion du salon automobile de Genève. Avant même les essais, la presse est déjà conquise : les avis sont très positifs, notamment grâce au design réussi et au prix avantageux de la nouvelle citadine électrique.

De nombreux journalistes ont eu accès à la version de série de cette nouvelle Renault 5. Les articles qu’ils ont écrits après l’avoir étudiée sont pour la plupart élogieux, qu’il s’agisse de la presse française ou étrangère. Voici les points positifs qui reviennent le plus souvent :

  • Le design est très réussi, et a su s’inspirer de la Renault 5 d’origine en insufflant une touche de modernité bienvenue,
  • Le prix de départ de 25000€ est abordable, et le rapport qualité-prix semble bon,
  • La voiture de série est très proche du concept car, voire encore meilleure, ce qui est assez rare pour être signalé,
  • De nombreux petits ajouts et accessoires bien pensés viennent ajouter une vraie plus-value : par exemple le témoin de chargement sur le capot.

Du côté des points négatifs, la liste est plus réduite :

  • L’autonomie reste faible et n’est que légèrement supérieure à celle de la Zoé, qui a plus de 10 ans,
  • La voiture est plutôt petite, et l’espace est limité sur les sièges arrière.

Les avis de la presse sur la nouvelle Renault 5 électrique

Voici un récapitulatif des avis de la presse sur cette nouvelle Renault 5 électrique. Notons encore une fois que la presse n’a pas encore pu réaliser les essais, et que ces avis ne concernent donc que son design intérieur et extérieur, son prix, ses caractéristiques et ses équipements.

Automobile propre :

Pour nous, c’est un coup de coeur esthétique à l’extérieur. L’intérieur a moins fait l’unanimité. Renault aurait peut-être pu garder l’esprit rétro pour simplifier la présentation, comme Mini vient de le faire dans sa citadine. Il y a ici beaucoup de boutons dispersés, de plastique laqué. L’habitabilité est juste, mais il ne faut pas oublier que le gabarit est plus raisonnable. La voiture aura l’avantage d’être plus maniable. On a d’ailleurs hâte d’en prendre le volant car la base technique soignée est prometteuse.

L’automobile magazine :

Bien que le concept R5 ait été montré de nombreuses fois, approcher la version de série donne toujours la banane.

Mention spéciale à l’atmosphère générale qui se dégage de cet habitacle, notamment en raison de la planche de bord « matelassée » face au passager ou encore du textile de couleur qui habille les contreportes. Comme à son habitude, Renault a souhaité conserver des commandes physiques pour la ventilation et quelques éléments de sécurité. Excellente idée.

Derrière, on est moins à la fête, avec un espace aux jambes franchement limité, malgré un empattement pas si inconfortable de 2,54 m.

Définitivement, les augures semblent clairs pour cette renaissance de la R5 qui, pour l’instant, ne fait pas beaucoup de fausse note.

Numerama :

Renault a réussi à humaniser la face avant du modèle pour lui faire gagner en capital sympathie. Et quoi de plus sympa que des phares qui peuvent vous accueillir avec un clin d’œil quand vous vous approchez ?

Cet intérieur fait des clins d’œil au passé, sans pour autant faire vieillot. Il est même finalement assez chaleureux, comme dans un cocon. On s’y sent bien. L’effet jeans qui habille les sièges et la planche de bord est à la fois rétro et sympa. La forme de la planche de bord ou le plafond texturé sont aussi un bon rappel de l’ancienne R5. Par contre, l’intégration des écrans nous ramène vite au présent.

Challenges :

Avec cette auto dévoilée ce 26 février, les designers et les ingénieurs ont réussi un petit exploit : transposer fidèlement à la grande série la plastique avantageuse du prototype apparu en janvier 2021.

Frandroid :

Avec le bonus écologique, le tarif réellement payé par les clients tomberait à 21 000 euros, voire même 18 000 euros pour les foyers qui ont le droit au bonus de 7 000 euros. Et à ce prix, Renault ne déçoit pas.

Une petite voiture, intégrant une petite batterie, qui se recharge vite et qui est largement plus abordable que l’immense majorité du secteur. Cerise sur le gâteau : qui dispose de la recharge bidirectionnelle pour réduire le coût de la facture d’énergie. Que demander de plus ?

Top Gear (Royaume-Uni) :

La Renault 5 électrique pourrait bien disposer des meilleures options jamais conçues : un « porte baguette » pour contenir votre pain tubulaire préféré et éviter qu’il ne répande des miettes partout dans votre voiture. C’est un coup de maître pour éliminer le sérieux du lancement d’une nouvelle voiture et confirmer simultanément que la nouvelle 5 est aussi française qu’une Édith Piaf fumant des Gauloises à la chaîne dans une baignoire pleine de fromage inutilement odorant.

Ce que Renault a réalisé ici en trois ans est impressionnant, car faire du rétro correctement n’est jamais facile. Cela ressemble à la bonne voiture au bon moment, de quoi plaire à une jeune génération qui se demande si elle s’intéresse vraiment aux voitures, car c’est simplement un objet attrayant.

Jalopnik (Etats-Unis) :

Même avec une batterie plus grosse et un moteur plus puissant, envisagez un temps de zéro à 60 mph dans la plage de sept secondes. Cela ne va pas vraiment vous impressionner, mais ce n’est pas non plus conçu pour impressionner. Il s’agit d’une citadine abordable et pratique qui n’a pas besoin d’atteindre 100 km/h en moins de trois secondes.

D’après le gouverneur de l’état du Nuevo León, Tesla commencera la construction de sa Gigafactory Mexique dès le dimanche 3 mars prochain. Le projet est d’une importance cruciale : c’est là que sera produite la future Tesla Model 2 à 25000 €.

L’usine sera construite à Santa Catarina, non loin de Monterrey, dans un lieu quasi-désertique et qui ne comprend pour l’instant aucune construction industrielle.

Dans le journal mexicain Milenio, le gouverneur du Nuevo León, Samuel Garcia, a confirmé que les rumeurs qui faisaient état du début imminent de la construction de la Gigafactory Mexique étaient fondées.

« [La construction de l’usine] Tesla démarre déjà dimanche prochain, il y aura beaucoup d’investissements, beaucoup de développement, beaucoup de retombées », a-t-il déclaré.

En effet, lorsqu’elle avait annoncé la construction de cette nouvelle Gigafactory, Tesla avait précisé que cela représenterait un investissement de 15 milliards de dollars.

Plus tôt ce mois-ci, le gouverneur du Nuevo León avait annoncé que les plans avaient été retardés en raison de la nécessité de mettre à jour les permis environnementaux. Il avait également déclaré que le gouvernement avait demandé une prolongation du processus d’autorisation environnementale, car l’usine semblait plus grande que prévu initialement.

De plus, Samuel Garcia a expliqué à Milenio comment Tesla avait choisi lieu de construction de la future Gigafactory Mexique. D’après lui, le processus a démarré il y a exactement un an : Elon Musk l’avait alors contacté pour lui signifier qu’il était intéressé par la construction d’une usine dans le secteur. Quelque temps plus tard, ils avaient survolé la région en hélicoptère pour examiner des terrains possibles.

Elon Musk aurait été « émerveillé » par le vol. Il aurait même pris la décision d’acheter le terrain pendant le survol, avant même de l’examiner de plus près : d’après Samuel Garcia, il aurait ordonné « achetez-le ! » aux personnes qui l’accompagnaient.

La Gigafactory Mexique produira la Tesla Model 2 à 25000€

On peut comprendre que le temps presse pour le PDG de Tesla. L’entreprise a pris son temps pour valider la construction de la Gigafactory Mexique, en raison du « du contexte de taux d’intérêt élevés ». L’agenda est serré : la construction devrait prendre trois ans. La production de la Model 2 devait initialement débuter en 2025, puis Elon Musk l’avait révisée à 2026. Mais étant donné la date de lancement des travaux, il est plus probable qu’elle débute finalement en 2027.

Chaque semaine que Tesla gagnera sur la construction de cette Gigafactory sera précieuse : les constructeurs automobiles se livrent à une véritable course à la voiture électrique bon marché. La future Tesla à 25000 €, que les observateurs ont déjà baptisée Model 2, aura de nombreuses concurrentes sérieuses : les Renault R5 électrique et Twingo électrique, la Citroën ë-C3, et la Volkswagen ID. Golf, dont la date n’a pas été annoncée mais qui pourrait rencontrer une forte demande en Europe.

La Gigafactory Mexique ne se contentera pas de produire la Tesla Model 2 : la construction se fera en trois phases, au terme desquelles elle produira également des batteries, ainsi que la Model Y et le Cybertruck.

Tesla vient de passer un nouveau cap dans le déploiement de ses batteries domestiques Powerwall. Dans une vidéo publiée sur X, l’entreprise d’Elon Musk a annoncé qu’elle venait d’atteindre 600 000 Powerwalls installés à travers le monde.

Les Powerwalls sont utilisés pour stocker l’énergie générée par des panneaux solaires. Cette énergie peut ensuite être utilisée pour alimenter un logement, recharger un véhicule électrique, ou même pour être revendue sur le réseau électrique.

L’annonce des 600 000 Powerwall installés intervient peu après le lancement du Powerwall 3, la nouvelle version du système, qui a eu lieu en septembre dernier. Cette nouvelle version permettra à la batterie de délivrer une puissance deux fois plus élevée, et ainsi d’alimenter des appareils plus gourmands en énergie. Le prix du Powerwall 3 sera sans doute similaire à celui des versions précédentes, soit aux alentours de 11 000 €.

Tesla fait figure de leader incontesté dans le domaine des batteries domestiques : le Powerwall représente plus de 30% du marché aux Etats-Unis.

En Europe, le Powerwall est aussi un succès

En Europe, Tesla vient de célébrer en novembre dernier le cap des 1 GWh de batteries Powerwall installées. D’après l’entreprise, cela représente la possibilité d’alimenter 41 000 foyers en électricité pendant 12h.

Malheureusement, le Powerwall n’est pas encore disponible en France, malgré une demande conséquente. Tesla a été interrogée à plusieurs reprises sur le sujet, mais n’a jamais confirmé que le Powerwall serait un jour commercialisé dans notre pays. Cependant, il est possible que cela arrive rapidement : l’entreprise vient en effet de se lancer en Espagne et au Portugal.

Le Tesla Powerwall est également vendu chez plusieurs de nos voisins européens : Italie, Allemagne, Autriche, Suisse, Royaume-Uni, ainsi que dans les pays scandinaves.

La branche énergie de Tesla est l’une de ses activités qui connaît la plus forte croissance. Ainsi, en 2023, son chiffre d’affaire a augmenté de 54%, à 6,04 milliards de dollars. Ses profits, quant à eux, ont quadruplé en un an.