La voiture électrique poursuit son inexorable ascension. Malgré l’inflation et une économie moins performante que précédemment, les ventes de voitures électriques en France ont battu un nouveau record en 2023. La part de marché de l’électrique continue de progresser fortement.

Les données pour l’année 2023 ont été compilées par l’Avere, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique. Sur l’année écoulée, les immatriculations de voitures électriques (4×4 inclus) s’élèvent à 328 512 véhicules, soit une augmentation de 49,5% par rapport à 2022. Ces chiffres ne concernent que les voitures 100% électriques : si l’on inclut les voitures hybrides, les immatriculations montent à 491 866 véhicules.

La voiture électrique prend une part de plus en plus importante dans le paysage automobile : sa part de marché s’élève à 22,8% sur 2023, contre 18,3% en 2022. L’augmentation est constante sur les dernières années, comme on peut le voir sur ce graphique :

Même si l’augmentation de la part de marché de l’électrique en France est une bonne nouvelle, de nombreux progrès restent à faire. La France est encore à la traîne par rapport à des pays comme la Norvège, qui atteint le chiffre impressionnant de 82% de part de marché, ou encore la Chine, avec plus de 24%.

Sans surprise, on constate une large domination de Tesla dans le top 5 des modèles les plus vendus en 2023, avec la présence de la Model Y et de la Model 3.

Top 5 des voitures électriques les plus immatriculées en 2023 :

  • Tesla Model Y, avec 37 129 immatriculations
  • Dacia Spring, avec 29 918 immatriculations
  • Peugeot e-208, avec 26 347 immatriculations (dont 3 649 « utilitaires »)
  • Tesla Model 3, avec 24 539 immatriculations
  • Fiat 500e, avec 23 213 immatriculations

Les ventes de voitures électriques ont profité de l’installation de bornes de recharge

Dans les chiffres marquants de 2023, on constate aussi que le nombre de points de recharge électriques est en forte augmentation. Au 31 décembre 2023, il y avait 118 009 bornes ouvertes au public, soit une augmentation de 44% par rapport à 2022.

L’objectif de 100 000 points de recharge fixé par le gouvernement a donc été atteint haut la main, ce qui ne peut être que bénéfique pour l’adoption du véhicule électrique. On estime que le besoin total en bornes de recharge sera de 300 000 à 400 000 à l’horizon 2035, voire plus si la part de marché de l’électrique augmente à un rythme plus soutenu.

Les perspectives de ventes de voitures électrique en France restent bonnes pour 2024. Même si l’économie française se rapproche dangereusement d’une récession, le programme de leasing social mis en place par le gouvernement devrait faciliter l’accès à l’électrique pour les ménages les moins fortunés.

2024 pourrait cependant être une année de transition : de nombreuses voitures électriques à moins de 25 000 € doivent en effet sortir l’année suivante, en 2025. Il est donc possible que les acheteurs préfèrent patienter pour pouvoir s’offrir des modèles plus abordables, tels que la nouvelle Twingo électrique, la Renault R5 électrique, la Citroën e-C3, ou encore la Tesla Model 2.

Polestar vient de franchir une étape importante dans son développement. Le constructeur a officiellement débuté les livraisons de son SUV électrique Polestar 4 en Chine. Il ne s’agit que de son deuxième modèle produit en masse, après la Polestar 2.

La marque issue de la collaboration entre le suédois Volvo et le chinois Geely a organisé des cérémonies de livraison de la Polestar 4 dans 6 villes chinoises, d’après un post publié sur son compte Weibo. Les Polestar 4 seront livrées à partir d’aujourd’hui dans 43 boutiques réparties dans 21 villes à travers le pays.

La version chinoise de la Polestar 4 est fabriquée dans l’usine de Ningbo, dans la province du Zhejiang. La Polestar 4 arrivera également en Europe cette année : les voitures destinées à notre continent seront quant à elles fabriquées à Busan, en Corée du Sud, en partenariat avec Renault, qui possède une filiale sur place.

La Polestar 4 est basée sur la plateforme SEA (Scalable Electric Architecture) de Geely. La version de base est équipée d’une propulsion arrière et d’un moteur de 200 kW, et possède une autonomie de 600 kilomètres. La batterie possède une capacité de 102 kWh dans toutes les versions.

La Polestar 4 ne devrait pour l’instant pas être vendue en France, mais elle sera disponible dans les pays alentour : Allemagne, Belgique, Luxembourg, Suisse et Espagne. Les ventes débuteront d’ici quelques semaines dans ces pays, et les livraisons devraient débuter à l’été 2024.

Les prix de la Polestar 4 ont été revus à la baisse avant sa sortie

En Chine, la Polestar 4 était initialement vendue à partir de 349 800 Yuans, soit 44 800 €. Mais ce prix relativement élevé la plaçait bien au-dessus de sa concurrente la plus directe, la Tesla Model Y : celle-ci était vendue à partir de 261 900 Yuans (33 600 €).

Polestar a donc été contrainte de baisser les prix de la Polestar 4 le 16 novembre dernier : elle les a baissé de près de 15%, à 299 900 Yuans (38 500 €).

Le prix de la Polestar 4 en Europe n’a pas encore été officiellement dévoilé. D’après certaines sources, il pourrait se situer aux alentours de 65 000 €. Mais d’autres les estiment plutôt à 60 000 €, ce qui paraît plus raisonnable, surtout lorsqu’on le compare aux prix qui ont lieu en Chine. Pour comparaison, la Tesla Model Y est vendue à partir de 45 990 € en France, ce qui donne 40 990 € une fois le bonus écologique déduit.

Polestar joue gros avec ce nouveau modèle, ainsi qu’avec la Polestar 3, dont les livraisons devraient bientôt commencer. Ces deux nouvelles voitures auront la lourde responsabilité de relancer les ventes de la marque, qui a connu quelques difficultés avec son seul modèle vendu actuellement, la Polestar 2.

Malgré des débuts encourageants, cette berline électrique a connu une baisse importante de ses ventes ces derniers mois en raison d’un prix jugé trop élevé. Elle ne s’est vendu qu’à 54 600 exemplaires en 2023, pour un objectif initial de 80 000.

C’est une nouveauté qui a fait sensation au CES de Las Vegas. Hyundai vient de dévoiler le Mobion, un concept-car basé sur la Ioniq 5, qui peut faire tourner ses roues à 90 degrés, et donc rouler en crabe.

Avec ce système nommé E-corner, chaque roue est équipée de son propre moteur électrique et d’une direction indépendante, ce qui permet à la voiture de rouler dans n’importe quelle direction. Cela s’avérera particulièrement utile pour se garer. Cette Ioniq 5 améliorée peut aussi faire demi-tour sur place, et réaliser des manœuvres impressionnantes, qu’aucune voiture ne peut reproduire actuellement.

L’utilité d’un tel véhicule fait peu de doute dans les villes européennes, avec leurs rues étroites : cela permettra de gagner un temps précieux pour se garer, voire d’atteindre des endroits inaccessibles pour une voiture classique. Cependant, le système a aussi des inconvénients : le fait que chaque roue soit équipée d’une direction indépendante augmentera le poids de la voiture, mais aussi son prix et sa consommation.

Hyundai n’a pas précisé si elle comptait industrialiser cette nouvelle technologie et la proposer sur les Ioniq 5 de série, mais il est probable que ce soit le cas rapidement, tant le système E-corner a suscité l’enthousiasme au salon de l’électronique de Las Vegas.

En plus de rouler en crabe, la Ioniq 5 innove sur d’autres points

La Ioniq 5 n’est pourtant pas le premier véhicule à être équipée de 4 roues directrices : de nombreux 4×4 en sont capables depuis longtemps, et notamment le dernier en date, le Tesla Cybertruck. Cependant, c’est la première fois qu’une voiture dédiée au grand public pourra se déplacer en crabe.

Pouvoir faire tourner ses roues à 90 degrés n’est pas la seule innovation apportée par ce prototype. Le Mobion peut également projeter des flèches lumineuses au sol, ce qui lui permet d’avertir les véhicules alentour qu’il va se déplacer en crabe ou tourner sur place.

Cette Ioniq 5 futuriste peut aussi projeter un passage piéton lumineux au sol, pour indiquer aux piétons qu’elle les laisse passer. Il faudra cependant que les autres voitures acceptent de respecter ce passage clouté improvisé ! Elle pourra néanmoins alerter ces dernières que des piétons ou des obstacles sont masqués, grâce à un écran à LED situé sur la carrosserie.

Saluons ces initiatives prises par Hyundai en matière d’innovation, et espérons que ces nouvelles technologies pourront bientôt avoir une place sur nos routes.

C’est une nouvelle étape dans le développement de Waymo : la filiale de Google dédiée à la conduite autonome va permettre à ses voitures de rouler sur l’autoroute, sans conducteur au volant.

L’entreprise l’a annoncé sur son site officiel : elle va permettre à ses voitures de rouler sans conducteur sur les autoroutes des environs de Phoenix, en Arizona. Ces courses en taxi autonome seront d’abord réservées aux employés de Waymo, puis ouvertes au grand public si les essais sont concluants.

Waymo affirme avoir déjà une expérience équivalente à plus d’un million de miles sur autoroute, soit 1,8 millions de kilomètres. Elle a acquis cette expérience en faisant rouler sur autoroute des voitures, mais aussi des camions autonomes. Cependant, jusqu’à maintenant, ces véhicules avaient toujours un conducteur de sécurité prêt à reprendre le volant en cas de problème. Ce conducteur est donc maintenant supprimé.

Il n’est pas étonnant que Waymo ait choisi la ville de Phoenix pour lancer cet essai : la ville est réputée pour ses conditions de conduite relativement simples, ce qui permet de diminuer les risques. De plus, c’est à Phoenix que Waymo avait lancé ses premières courses en taxis autonomes ouvertes au grand public. La filiale de Google propose maintenant des courses sans conducteur dans trois autres villes : San Francisco (voir notre test), Los Angeles et Austin. Depuis peu, les clients d’Uber peuvent également commander des courses en voiture Waymo directement depuis l’application Uber.

Les trajets sur autoroute vont améliorer l’expérience Waymo

Waymo avait justement été critiquée par le passé car ses taxis autonomes évitaient systématiquement les autoroutes, ce qui rallongeait considérablement les temps de trajet. Ce n’était pas le cas de son principal concurrent, Tesla. Les voitures Tesla peuvent déjà prendre l’autoroute en mode autonome, grâce au système FSD. Cependant, le FSD n’étant considéré que comme une aide à la conduite, un conducteur doit être prêt à reprendre le volant à tout instant.

Maintenant que les voitures Waymo peuvent prendre l’autoroute, l’entreprise annonce que les temps de trajet pourront être réduits jusqu’à 50%. C’est notamment le cas sur les itinéraires au départ de l’aéroport de Phoenix, qui représente une part importante des courses. Cela ne prendra plus que 25 minutes pour rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport, contre 50 auparavant.

Avec ce nouveau développement, Waymo conforte un peu plus son avance dans le domaine de la voiture autonome. L’entreprise est largement considérée comme le leader mondial, notamment depuis que son rival Cruise a été banni des rues de San Francisco, suite à un accident.

Les constructeurs automobiles vont devoir prendre en compte un nouveau concurrent. Le chinois Huawei, plus connu pour ses téléphones mobiles, lance une nouvelle marque de voitures électriques, qui s’appellera Stelato.

Cette nouvelle marque sera lancée en partenariat avec le constructeur chinois BAIC. Ensemble, les deux entreprises vont produire une première voiture, dénommée Stelato X4. Un prototype a déjà été aperçu sur les routes chinoises : il s’agit d’une berline de taille moyenne. Elle sera commercialisée dès le premier trimestre 2024, pour un prix compris entre 300 000 et 400 000 yuans, soit aux alentours de 45 000 €.

Huawei veut concurrencer la voiture électrique de Xiaomi

Cette initiative de Huawei n’est pas sans rappeler celle de son concurrent Xiaomi : le célèbre fabricant de téléphones portables vient en effet de lancer sa voiture électrique, la Xiaomi SU7. Xiaomi avait d’ailleurs également choisi BAIC pour produire sa nouvelle voiture. Les acteurs chinois de l’équipement mobile comptent bien profiter de leur renommée et de leur réseau industriel pour se faire une place de choix sur le marché de la voiture électrique, devenu très concurrentiel dans l’empire du Milieu.

Cependant, contrairement à Xiaomi, Huawei a choisi de ne pas vendre de voitures électriques sous sa propre marque, peut-être car celle-ci avait été entachée d’un scandale d’espionnage et de vol de propriété intellectuelle en 2019.

Stelato n’est pas la première marque de voitures électriques créée par Huawei. Même si cela a été peu médiatisé, Huawei a en effet déjà lancé deux autres marques. Elle s’était d’abord associée avec Seres, une filiale de Dongfeng, pour lancer la marque Aito, qui propose déjà trois modèles : l’Aito M5, l’Aito M7, et l’Aito M9, des SUV électriques.

Huawei avait ensuite noué un partenariat avec l’industriel Chery pour lancer la marque Luxeed, qui commercialise la berline électrique Luxeed L7.

Le prototype de la Stelato X4 révèle que Huawei a gardé les mêmes éléments de design que pour ses autres marques : une forme très aérodynamique, des phares avant très fins, et des caméras à la place des rétroviseurs.

Huawei n’a pas encore communiqué l’autonomie de la future Stelato X4. Celle-ci sera sans doute basée sur une architecture de 800 volts, comme c’est le cas de la Luxeed S7.

Une chose est certaine : les constructeurs, qu’ils soient chinois ou européens, devront s’adapter à l’arrivée de cette nouvelle concurrence, qui dispose d’une grande force de frappe industrielle, et pourrait conquérir le marché à une vitesse impressionnante.

Le groupe chinois BYD, qui vient de dépasser Tesla et de devenir le plus gros fabriquant mondial de voitures électriques, lance la construction de sa première usine de batteries sodium-ion. Ces batteries permettront de produire des voitures à plus bas prix.

L’information a été dévoilé via un post sur WeChat, un réseau social chinois, par le gouvernement de Xuzhou. L’usine sera située dans cette ville, qui est située à mi-chemin entre Pékin et Shanghai. Lors d’une cérémonie, BYD a posé officiellement la première pierre de l’usine.

BYD deviendra le plus gros producteur mondial de batteries sodium-ion

La marque s’est engagée à investir plus de 10 milliards de Yuans, soit 1,2 milliars d’euros, dans la construction de cette usine. Elle pourra produire chaque année une capacité de 30 GWh de batteries sodium-ion. Cela représente l’équivalent de plus d’un million de petites voitures électriques.

BYD n’a pas indiqué quand elle comptait démarrer la production, mais cela pourrait intervenir dès 2025, étant donné les délais de constructions très courts qui sont la norme en Chine.

L’usine sera opérée par une joint-venture entre FinDreams, la branche de BYD dédiée aux batteries, et Huaihai, une entreprise spécialisée dans la vente de petites voitures électriques. Ensemble, les deux entreprises ont une grande ambition : elles veulent devenir le plus gros producteur mondial de batteries sodium-ion.

Ces batteries sont peut-être l’avenir de la voiture électrique bon marché. En effet, leurs coûts de production sont bien moins élevés que pour les traditionnelles batteries au lithium. Elles seront encore moins chères à produire que les batteries Lithium-Fer-Phosphate, ou LFP, que les constructeurs utilisent de plus en plus dans les voitures électriques d’entrée de gamme.

Cependant, les batteries sodium-ion ont un inconvénient : une densité énergétique plus faible que les batteries au lithium. C’est pourquoi elles seront réservées aux voitures électriques les plus légères. Cela pourrait permettre de rendre la voiture électrique accessible au plus grand nombre.

Les batteries sodium-ion équiperont de plus en plus de voitures

La compétition pour l’hégémonie dans la batterie sodium-ion est lancée : il y a quelques jours, la première voiture équipée de ce type de batteries est sortie. Il s’agit de la Yiwei, proposée par le groupe chinois JAC. Cette nouvelle marque appartient à 50% au groupe Volkswagen, qui y avait investi 1 milliards d’euros en 2021.

CATL, le plus gros fabriquant mondial de batteries, a également annoncé se lancer dans la batterie sodium-ion.

Il faudra cependant attendre un peu pour que cette technologie arrive en France : une fois de plus, toute l’innovation dans ce domaine semble venir de Chine, ce qui est regrettable. On peut s’attendre à une réaction des constructeurs français : ceux-ci devront faire vite s’il ne veulent pas se faire distancer par la concurrence chinoise dans la batterie sodium-ion, qui pourrait rapidement récupérer une part importante du marché de la voiture électrique.

La start-up américaine de 4×4 électriques Rivian, qui est considérée par certains comme un futur Tesla, veut concurrencer l’entreprise d’Elon Musk sur un nouveau front. Elle vient de déposer le brevet d’une batterie permettant de stocker de l’énergie à domicile, comme le fait le Tesla Powerwall.

Le brevet, qui est librement consultable, a été découvert par le site electrek. Il s’intitule « Energy Storage Device », soit système de stockage d’énergie. Sur les images de description qui l’accompagnent, on peut y voir un pick-up électrique Rivian R1T qui se recharge sur une batterie fixée au mur d’une maison.

Un système qui ressemble en tout point au Tesla Powerwall

Le système de stockage Rivian peut se recharger avec de l’électricité disponible sur le réseau, mais également grâce à des panneaux solaires. Il peut fournir de l’électricité à une voiture électrique, ainsi qu’à toute la maison en cas de panne d’électricité. Il peut également être utilisé pour brancher directement des appareils. Enfin, il permet d’économiser de l’argent, en utilisant l’électricité de sa batterie plutôt qu’en payant de l’électricité aux heures de pointe, où celle-ci est plus chère.

On pourrait s’étonner que ce brevet ait été accepté par l’office des brevets américains, tant il est similaire à celui du Tesla Powerwall. Cependant, rappelons-nous qu’Elon Musk avait déclaré dès 2014 qu’il ne protègerait plus l’utilisation des brevets Tesla : dans une tribune qui avait fait grand bruit, il s’était engagé à rendre open source tous les brevets de son entreprise, dans le but de facililter la démocratisation des voitures électriques et la transition énergétique.

Rivian veut imiter Tesla et fournir un écosystème de recharge

Rivian n’a pas dévoilé la date de sortie éventuelle de son concurrent au Powerwall, mais il est probable que celui-ci sorte d’ici 2026 : il pourrait ainsi coïncider avec la sortie du Rivian R2, le futur SUV électrique que le constructeur produira en masse.

Actuellement, Rivian produit deux pick-ups haut de gamme, les R1T et R1S. Le futur R2 permettra aux véhicules de la marque de devenir accessible au grand public, comme cela avait été le cas pour Tesla et sa Model 3. Il sortira en 2026 pour un prix à partir de 40 000 $, et l’usine qui le produira sera bientôt en construction.

Rivian est en tout cas sur la bonne voie pour disposer de tout un écosystème électrique autour de ses 4×4 : l’entreprise est actuellement en train d’installer de nombreuses stations de recharge à travers les Etats-Unis. Cela pourrait devenir un argument commercial majeur : chez Tesla, le réseau de superchargeurs est souvent cité comme une incitation majeure à choisir la marque.

C’est peut-être le début d’une révolution dans l’automobile électrique. Le constructeur chinois JAC, qui appartient pour moitié à Volkswagen, vient de produire la première voiture électrique équipée d’une batterie sodium-ion.

Cette nouvelle voiture, dénommée Yiwei, vient de sortir des lignes de production, d’après une information du site spécialisé dans l’automobile électrique chinoise CarNewsChina. Les livraisons commenceront dès janvier 2024.

La Yiwei sera équipée d’une batterie sodium-ion fabriquée par l’entreprise chinoise HiNa Battery, qui s’est spécialisée dans cette nouvelle technologie très prometteuse. JAC avait présenté les caractéristiques de cette batterie, nommée HiNa NaCR32140, au salon automobile de Shanghai, en février dernier. Elle possède une capacité de 25 kWh, et une densité énergétique de 120 Wh/kg. Et surtout, elle ne contient pas de lithium.

Les batteries sodium-ion ont de nombreuses qualités par rapport aux batteries au lithium

Cela constitue un avantage majeur sur les batteries classiques, qui en contiennent toutes. Le sodium étant un élément très abondant, il est plus facile à extraire, ce qui permet aux batteries sodium-ion d’être bien moins onéreuses que celles au lithium. Malheureusement, JAC n’a pas encore révélé le prix de la nouvelle Yiwei.

Les batteries sodium-ion, ou Na-Ion, peuvent également être rechargées plus rapidement : celle de la Yiwei pourra passer de 20 à 80% de charge en 20 minutes. Ces batteries ont également une durée de vie plus longue, et maintiennent mieux leur état de charge lorsqu’elles sont soumises à de basses températures.

La JAC Yiwei sera basée sur la Sehol E10X, une voiture récemment dévoilée par JAC mais qui ne possédait pas de batterie au sodium. Le constructeur n’a d’ailleurs pas pris a peine de modifier le nom apparaissant sur les plaques d’immatriculation lorsqu’il a dévoilé les premières photos de la Yiwei.

Xia Shunli, le PDG de la nouvelle marque Yiwei créée pour l’occasion, a déclaré : « Les batteries sodium-ion deviendront un type de batterie important, complémentaire aux batteries LFP, et une solution à faible coût qui favorise la vulgarisation des véhicules électriques de masse auprès du grand public ».

En effet, les batteries sodium-ion entreront surtout en concurrence avec les batteries LFP, ou Lithium-Fer-Phosphate. Ces batteries bon marché au lithium sont de plus en plus fréquentes dans les petites voitures électriques, et tendent à remplacer les traditionnelles batteries NMC, ou Lithium-Nickel-Manganèse-Cobalt, plus efficaces mais plus chères.

Volkswagen devient le premier groupe à proposer des batteries au sodium

Le groupe JAC, et donc la marque Yiwei, appartient à 50% à Volkswagen. En effet, le groupe allemand avait investi 1 milliard d’euros en 2021 pour en prendre conjointement le contrôle. Les 50% restants appartiennent au gouvernement chinois.

Cette nouvelle voiture à batterie sodium-ion pourrait renforcer la position de Volkswagen en Chine, qui semble pour l’instant assez fragile : en effet, le groupe rencontre de grosses difficultés dans l’empire du milieu face à Tesla et au leader chinois BYD.

Espérons que les batteries sodium-ion prouveront qu’elles sont une alternative crédible aux batteries au lithium, et qu’elles contribueront à rendre la voiture électrique accessible à tous.

Alors que la grève des employés de Tesla en Suède dure depuis déjà presque deux mois, l’entreprise vient de perdre un procès contre la poste suédoise. Cela va l’empêcher de reprendre les livraisons de voitures dans le pays.

Les postiers avaient rejoint la grève par sympathie avec les employés de Tesla. Ils empêchent l’entreprise de recevoir les plaques et les documents d’immatriculation de ses nouveaux véhicules, ce qui bloque de facto la livraison de la plupart des nouvelles voitures qu’elle produit.

Tesla avait donc emmené l’affaire devant la justice, arguant qu’il s’agissait d’un acte de sabotage illégal. D’après une information de Bloomberg, elle vient d’être déboutée par le tribunal, qui a jugé que la position de la poste consistant à respecter une action revendicative légale ne constituait pas un sabotage. Tesla a jusqu’au 18 janvier pour contester la décision.

La grève contre Tesla continue de s’étendre

Voilà qui ne va pas arranger la position délicate dans laquelle se trouve Tesla en Scandinavie. La grève avait pourtant débuté de façon modeste : seule une centaine d’employés des centres de réparation s’étaient initialement déclarés grévistes. Mais le mouvement s’était ensuite étendu à des employés au Danemark, puis aux dockers s’occupant du chargement des véhicules en Norvège, en Finlande et au Danemark, et enfin aux postiers suédois.

Même certaines banques scandinaves semblent maintenant lâcher Elon Musk : Nordea Bank et Danske Bank, qui font partie des investisseurs de Tesla, lui ont récemment écrit pour exiger qu’il change sa position.

Tesla a toujours eu une position dure envers les partenaires sociaux, et a interdit à plusieurs reprises à ses employés à travers le monde de se syndiquer. Mais l’entreprise se heurte à présent au modèle social nordique, réputé pour être avant-gardiste en terme de droits des travailleurs. Elon Musk devra donc choisir : soit camper sur ses positions, soit revenir à la table des négociations et permettre à ses employés suédois d’établir une convention collective, ce qu’ils réclament depuis le début de la grève.

L’enjeu est de taille : le marché scandinave de la voiture électrique est l’un des plus grands au monde, et représente plus de ventes que l’Allemagne !

Le design de la Volkswagen ID. 2all se précise. Volkswagen vient de présenter un nouveau prototype de sa future voiture électrique à 25 000 €, qui comprend un détail intéressant : il sera possible de répliquer un tableau de bord « vintage » de Golf.

Le tableau de bord de l’ID. 2all aura un mode vintage

Avec cette référence à la Golf, sa voiture la plus iconique, Volkswagen veut sans doute souligner le fait que la ID. 2all sera sa première voiture électrique accessible au grand public. La marque allemande avait dévoilé ce modèle pour la première fois en mars dernier, et prévoit maintenant de la commercialiser dès 2025. Cela lui permettrait d’être l’un des premiers constructeurs à proposer un modèle à 25 000 €, et ainsi de conquérir ce marché d’une importance cruciale.

Andreas Mindt, le responsable du design des voitures Volkswagen, a dévoilé l’intérieur de l’ID. 2all dans une vidéo publiée sur Instagram. On y découvre une fonctionnalité plutôt inédite : un bouton rotatif situé sur la console centrale permettra de basculer le tableau de bord entre un mode « moderne » et deux autres modes vintage. L’un répliquera le tableau de bord originel de la Golf, et l’autre celui de la Coccinelle. Nul doute que ce détail plaira aux nostalgiques du Volkswagen d’antan.

Un intérieur et un coffre spacieux

De plus, Andreas Mindt a présenté l’intérieur de l’ID. 2all, en mettant l’accent sur l’espace disponible. D’après lui, cette voiture sera aussi spacieuse qu’une Golf mais aussi bon marché qu’une Polo.

La vidéo lui donne plutôt raison : malgré le retour du pilier central, qui rappelle la Golf, la voiture donne effectivement une impression d’espace. Dans le coffre, un compartiment caché permet de stocker un volume assez important, ce qui sera utile notamment pour faire ses courses.

Le coffre fera en tout 490 litres : un chiffre qui n’est pas loin de la Tesla Model 3 avec ses 561 litres, alors qu’il s’agit d’une voiture beaucoup plus grande.

On note aussi le grand retour des boutons physiques pour le système d’infotainment, qui sont situés juste sous l’écran. Les utilisateurs demandaient depuis longtemps ce retour, car ils jugeaient les boutons tactiles peu pratiques d’utilisation.

La date de sortie de l’ID. 2all sera la clé du succès

Ce design intérieur, qui semble plutôt réussi, relance l’espoir que Volkswagen puisse reconquérir sa clientèle grâce à cette nouvelle voiture : le succès de la gamme électrique de la marque avait été mitigé jusqu’ici. Avec une autonomie attendue à 450 km et un prix de 25 000 €, l’ID. 2all pourrait bien être la voiture que tout le monde attend pour passer à l’électrique.

Elle rencontrera cependant une concurrence rude, avec par exemple la nouvelle Citroën C3 électrique, la Renault twingo électrique ou la Fiat Panda électrique, qui seront toutes dans cette gamme de prix. La marque qui sera la première à sortir sa voiture bon marché partira avec un avantage conséquent.