
Le Japon n’est pas connu pour son avance dans le domaine de la voiture électrique : ses constructeurs automobiles ont toujours été réticents à l’adopter. Cependant, une mini-voiture cubique électrique fait parler d’elle dans le pays : la Nissan Sakura y fait un carton inattendu.
D’après des données collectées par Bloomberg, cette petite voiture est de loin le modèle électrique qui s’est le plus vendu au pays du Soleil Levant en 2023 : elle représente pour l’instant près de la moitié des ventes, avec plus de 35 000 exemplaire écoulés. La Nissan Sakura a pourtant été dévoilée il y a à peine plus d’un an.
Nissan a développé la Sakura en partenariat avec Mitsubishi, qui la vend également sous le nom de eK X. Ces deux modèles ont remporté conjointement le titre de voiture de l’année 2022 au Japon.

Les mini-voitures cubiques, un succès au Japon depuis les années 90
Les dimensions de cette voiture la placent dans une catégorie bien à part, et typique du Japon : les Kei Cars, des mini-voitures cubiques abordables et pratiques à utiliser en milieu urbain. Ces voitures ont toujours eu du succès au Japon, car elles bénéficient de crédits d’impôts de la part du gouvernement. En 2020, elles représentaient plus de 37% des ventes. Pour être inscrites dans la catégorie des Kei Cars, les voitures doivent mesurer moins de 3,40 mètres de long et avoir un moteur peu puissant.
Voici ce qui explique en partie le succès de la Nissan Sakura : bien qu’il s’agisse d’une Kei Car, ses performances n’ont pas à rougir face à celles d’une voiture de taille normale. Son accélération est excellente, elle peut atteindre les 130km/h, et elle dispose d’une autonomie de 180 km, ce qui est largement suffisant pour les déplacements du quotidien en ville. Grâce à sa petite batterie, elle peut être rechargée en une nuit sur une prise électrique normale.
De plus, son prix la rend extrêmement attractive, même pour une voiture électrique : elle est proposée à partir de 2 millions de Yens, soit seulement 12 600 €.
Le succès à donc été immédiat : depuis le début de l’année, la Nissan Sakura a pulvérisé tous les records de vente pour une voiture électrique. Elle a représenté tous les mois près de la moitié des ventes électriques, très loin devant Tesla. Bloomberg a compilé les données de ventes sur ce graphique : la domination de la Sakura est totale.

Le Japon est toujours en retard sur l’électrique
Notons cependant que le marché de la voiture électrique est très peu développé au Japon : ce mode de propulsion ne représentait que 1,5% des ventes en 2022, bien loin de la France qui se situait aux alentours de 17%.

En effet, les constructeurs japonais majeurs ont tardé à investir dans l’électrique, à l’image de Toyota, qui vient seulement de lancer ses premiers modèles électriques de masse. Le Japon possédait une avance considérable dans les années 2010, puisqu’il avait été pionnier des modèles électrifiés, par exemple avec la Toyota Prius. Il n’a cependant pas su transformer ce succès précoce en domination technologique.
Mais Nissan compte bien surfer sur l’engouement pour la Sakura : le constructeur prévoit de lancer 19 modèles électriques d’ici 2030. Il compte également lancer en 2028 les premiers modèles équipés de batteries à l’état solide, qui permettront de faire gagner un poids considérable aux voitures, à autonomie égale.
Malheureusement, Nissan n’a prévu de lancer ni la Sakura ni d’autres Kei Cars sur le marché européen : en effet, ces petites voitures citadines ne respectent pas les normes européennes en matière de crash tests. On pourrait cependant imaginer que l’Europe adapte sa réglementation pour importer de telles mini-voitures chez nous : elles seraient idéales pour les usages d’une grande partie de la population, et pourraient accélérer la transition énergétique grâce à leurs prix abordables.

C’est un jour qui restera dans l’histoire de Volkswagen. Le constructeur allemand a confirmé qu’il arrêterait de vendre des voitures thermiques en Norvège à partir de décembre 2023. Pour la première fois, son offre sera 100% électrique dans un pays entier.
L’information a été confirmée par Mollner Mobility Group, l’entreprise qui importe les voitures de Volkswagen en Norvège. Voici ce qu’on peut lire sur son site internet :
En guise d’adieu définitif aux voitures fossiles, la dernière Volkswagen Golf sera mise en vente vers la fin de l’année. À bien des égards, cela marque la fin d’une époque, mais aussi le début d’une ère nouvelle et plus importante dans laquelle nous ferons davantage partie de la solution – et non du problème.
La livraison de la dernière voiture thermique aura lieu à l’occasion des 75 ans de Volkswagen en Norvège. Depuis son implantation dans le pays, le groupe allemand y a vendu plus de 1,1 million de voitures. Volkswagen y avait vendu sa première voiture électrique il y a dix ans seulement, et en a écoulé environ 100 000 depuis lors.
Si Volkswagen présente l’arrêt de la vente de voitures thermique comme étant de sa propre initiative, il est plus probable que cet arrêt soit contraint et forcé : en effet, la Norvège est le leader mondial sur l’adoption de la voiture électrique. En juin dernier, les voitures électriques représentaient 82% des ventes. Le chiffre monte à 90% si l’on inclut les voitures hybrides. Volkswagen veut donc prendre les devants suite à la baisse continue des ventes de voitures thermiques depuis plusieurs années.
Voici un graphique qui montre l’effondrement des ventes de voitures thermiques en Norvège :

De plus, la Norvège a prévu l’interdiction de toutes les voitures thermiques dès 2025, ce qui est l’objectif le plus ambitieux au monde. Cette contrainte a largement participé à la chute des ventes. Volkswagen ne fait donc qu’anticiper de quelques mois cette contrainte légale. Notons également que le pays propose depuis plusieurs années des subventions très avantageuses pour l’achat de voitures électriques. Il les a cependant réduites récemment, pour essayer de promouvoir davantage les mobilités douces comme le vélo électrique.
Tesla est toujours numéro 1 en Norvège, devant Volkswagen
Volkswagen est bien placée sur le marché électrique norvégien, puisque sa berline ID.4 se place en deuxième position des ventes, avec 5832 voitures écoulées depuis le début de l’année. Sa citadine ID.3 est également dans le top 10 avec 2615 ventes, et son van électrique ID. Buzz s’est écoulé à 1360 unités.
C’est cependant Tesla qui est leader dans le pays, grâce à son best-seller model Y, qui est de très loin le modèle le plus vendu, avec 19 575 voitures depuis le début de l’année.
Tesla a largement participé à l’adoption de l’électrique en Norvège, puisqu’il y a proposé dès 2013 sa Model S, qui était l’une des premières voitures électriques produites en masse dans le monde. La Tesla Model 3 a ensuite pris le relais, et a été en première place des ventes pendant plusieurs années.
Mais Volkswagen compte bien augmenter sa part de marché, grâce à une montée en cadence de ses usines, et à la sortie d’une future Golf électrique. Voici ce que pense son importateur norvégien de l’arrêt de la vente de voitures thermiques :
Nous encourageons tout le monde à envisager une voiture électrique lors de son prochain achat. Le passage à une voiture électrique est une étape décisive dans la réduction de l’empreinte carbone individuelle et, en résumé, une contribution importante à la lutte contre le changement climatique.

C’est un signe que Tesla a gagné la guerre des prises de recharges, du moins en Amérique du Nord : Toyota vient d’annoncer qu’elle adopterait le standard NACS sur ce continent à partir de 2025.
Dans un communiqué, le constructeur japonais a expliqué qu’il avait trouvé un accord avec Tesla pour adopter son standard de recharge :
Toyota Motor North America (TMNA) a annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord avec Tesla pour adopter le standard de recharge nord-américain (NACS) sur ses véhicules 100% électriques à partir de 2025. Conformément à la stratégie d’électrification de Toyota qui offre de nombreuses possibilités en termes de véhicules électriques, les clients de Toyota et Lexus auront accès à plus de 12 000 superchargeurs Tesla à travers l’Amérique du Nord.
Toyota n’est pas le premier constructeur à se rallier au standard NACS de Tesla : ces derniers mois, des constructeurs majeurs aux Etats-Unis avaient annoncé qu’ils adopteraient cette prise de recharge. Parmi eux, citons Ford, Volvo, Rivian et Fisker.
Cependant, l’arrivée de Toyota dans ce groupe revêt une importance particulière, car il s’agit du plus gros constructeur automobile au monde en volume.
Le NACS est donc en passe de devenir le standard en Amérique du Nord, les autres prises de recharge étant progressivement abandonnées.
La prise NACS est très peu adoptée en Europe
En Europe, cependant, le tableau est tout autre : c’est le connecteur CCS qui domine, notamment dans sa version 2, la plus aboutie. Sur le vieux continent, même Tesla ne propose ses voitures qu’avec la prise CCS.
En effet, le connecteur CCS, même s’il est plus volumineux et légèrement plus lourd que le NACS, présente un avantage par rapport à ce dernier : il supporte le courant triphasé, qui est répandu en Europe, est permet de recharger les voitures à des puissances très élevées en courant alternatif. Cela s’avère fort pratique pour la recharge à domicile, et permet de recharger une voiture à la maison plus rapidement qu’en Amérique du Nord.
En revanche, les connecteurs CCS et NACS possèdent tous deux des capacités de recharge ultrarapide en courant continu, ce qui est essentiel pour les longs voyages, et a fait la réputation des superchargeurs Tesla.
Il est donc probable que la situation actuelle perdure : les voitures électriques seront équipées de prises NACS en Amérique du Nord et de prises CCS en Europe pour de nombreuses années à venir. Cela ne devrait cependant pas freiner l’adoption du véhicule électrique : peu de voitures transitent entre les deux continents, et un simple adaptateur suffit pour recharger une voiture sur un standard différent.

Lors de la présentation des résultats trimestriels de Tesla ce mercredi, Elon Musk a évoqué la Gigafactory que la marque va construire au Mexique. Il a sous-entendu qu’elle pourrait finalement ne pas voir le jour aussi vite que prévu.
Tesla avait annoncé la construction de cette Gigafactory en mars dernier, lors de sa journée dédiée aux investisseurs. L’entreprise a déjà fait l’acquisition du terrain sur lequel elle sera construite, dans les environs de Monterrey, dans la région du Nuevo Leon au Mexique. Cette usine devait représenter un investissement de 15 milliards de dollars.
Même si Tesla n’avait pas précisé quels véhicules elle construirait dans cette Gigafactory Mexico, la plupart des observateurs s’attendait à ce qu’elle soit notamment utilisée pour produire la future voiture à moins de 25 000 € de Tesla, souvent baptisée Model 2. Les coûts peu élevés de la main d’œuvre au Mexique devaient contribuer à faire baisser le prix de cette future voiture électrique accessible au plus grand nombre.

Tesla n’avait pas annoncé officiellement la date de construction de cette Gigafactory Mexique, mais elle aurait été prévue pour durer trois ans, entre 2023 et 2025. La production des premières voitures était attendue en 2026.
La construction de la Gigafactory Mexique dépendra de l’économie
Lors des résultats du troisième trimestre, Elon Musk a fortement tempéré les attentes des investisseurs sur cette usine. Lorsque l’un d’entre eux a demandé à la direction de Tesla où en était l’agenda de construction, voici quelle a été sa réponse :
Au Mexique, nous préparons le terrain pour commencer la construction et planifions tous les éléments à long terme, mais je pense que nous voulons avoir une idée de l’état de l’économie mondiale avant de nous lancer à fond dans l’usine du Mexique. Je m’inquiète du contexte de taux d’intérêt élevés dans lequel nous nous trouvons.
Lors de la conférence de présentation des résultats, Elon Musk a répété à plusieurs reprise son inquiétude au sujet des taux d’intérêts et de leur impact sur l’économie. En effet, les taux d’intérêts de plus en plus élevés peuvent empêcher de nombreuses personnes d’acheter une voiture, car la plupart des clients ne disposent pas directement des sommes nécessaires et ont besoin de contracter des prêts, notamment aux Etats-Unis.
Plus tard dans la conférence, Elon Musk a confirmé que la construction de la Gigafactory Mexique était toujours prévue, mais il a répété qu’il ne pouvait pas donner de date précise en raison de ces craintes sur l’économie.
Un autre membre de la direction de Tesla a ajouté que si l’usine du Mexique n’était pas prête à temps, la Gigafactory Texas disposait d’assez d’espace pour augmenter ses capacités de production.
Malgré les affirmations d’Elon Musk, la construction de la Gigafactory Mexique semble donc plus que jamais remise en cause. Cela pourrait retarder la sortie d’une éventuelle Model 2, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour l’adoption de la voiture électrique : de nombreux automobilistes attendent en effet qu’une voiture à petit prix et dotée d’une bonne autonomie soit disponible avant de sauter le pas.

C’était une voiture très attendue. Citroën vient de dévoiler la version électrique de la C3, l’une des citadines préférées des français. Cette ë-C3 devient la voiture présentant le meilleur rapport prix-autonomie du marché, un indicateur très important pour de nombreux automobilistes.
La Citroën ë-C3 électrique est proposée à un prix très attractif : 23 300 €. Seule la Dacia Spring fait mieux, avec 20 800 €. Mais surtout, l’autonomie de l’ë-C3 est impressionnante pour ce prix : 320 km en cycle mixte WLTP.
Il s’agit donc purement et simplement de la voiture ayant le meilleur rapport prix-autonomie : chaque kilomètre d’autonomie ne vous coûtera que 73 €. C’est mieux que la Tesla Model 3, avec 84 €/km d’autonomie, et que la très en vogue voiture chinoise MG.4, pour laquelle ce rapport est de 86 €/km.
Le rapport prix sur autonomie est une métrique cruciale lorsque l’on choisit une voiture électrique : en effet, la plupart des automobilistes souhaitent tout simplement disposer de la meilleure autonomie pour le plus petit prix possible. Malheureusement, aucun constructeur ne précise ce chiffre, et il est parfois difficile à trouver en ligne.
C’est pourquoi nous avons compilé les rapports prix-autonomie des voitures électriques les plus vendues en France. On retrouve effectivement la nouvelle Citroën ë-C3 électrique tout en haut du classement (un rapport prix-autonomie plus faible équivaut à un meilleur score).

Voici les données de prix et d’autonomie nous ayant servi à réaliser ce graphique :
| Modèle | Autonomie (km) | Prix(€) | Rapport prix-autonomie(€/km) |
|---|---|---|---|
| Citroën ë-C3 | 320 | 23300 | 73 |
| Tesla Model 3 | 513 | 42990 | 84 |
| MG MG.4 | 350 | 29990 | 86 |
| Dacia Spring | 230 | 20800 | 90 |
| Peugeot e-208 | 362 | 35300 | 98 |
| Opel Corsa-e | 337 | 33800 | 100 |
| Volkswagen ID.3 | 427 | 42990 | 101 |
| Peugeot e-308 | 411 | 48000 | 117 |
| Renault Mégane électrique | 300 | 35200 | 117 |
| Renault Twingo e-tech | 190 | 24050 | 127 |
| Fiat 500e | 190 | 24500 | 129 |
| Cupra Born | 310 | 44600 | 144 |
| Hyundai Ioniq | 228 | 35200 | 154 |
| Mini Cooper SE | 201 | 35200 | 175 |
Passons à la question que tout le monde se pose : comment la Citroën ë-C3 peut-elle avoir une aussi bonne autonomie à ce prix ?
Des batteries LFP, moins chères et produites en Chine
Pour obtenir un prix aussi faible, Citroën a optimisé tous ses coûts. C’est tout d’abord sur la batterie que le constructeur fait des économies. L’ë-C3 ne sera pas équipée d’une batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt), comme la plupart de ses concurrentes.
Les batteries NMC sont certes efficaces et durables, mais elles coûtent cher à produire et ont un impact environnemental car les métaux qu’elles utilisent sont difficiles à extraire.

Sur cette C3 électrique, Citroën a donc choisi d’utiliser des batteries LFP (Lithium-Fer-Phosphate). Ces batteries sont de plus en plus utilisées dans l’industrie électrique, notamment par les leaders Tesla et BYD. Elles ne contiennent pas de métaux chers à extraire, et ont une durée de vie beaucoup plus importante. Elles sont cependant plus lourdes à capacité égale.
Notons également que si la C3 électrique est produite en Europe (à Trnava en Slovénie), ses batteries sont chinoises : elles sont produites en Chine, en partenariat avec le fournisseur chinois Svolt, ce qui permet de les obtenir à un prix bien inférieur que si elles étaient fabriquées en France.
Une plateforme simplifiée issue de la Peugeot e-208
Citroën a aussi optimisé les coûts de fabrication de l’ë-C3 en utilisant une version simplifiée de la plateforme Smart Car, qui avait été développée par PSA pour la Peugeot e-208. La marque a notamment pris exemple sur Dacia, qui avait appliqué cette même stratégie pour produire sa Sandero, sur une version simplifiée de la plateforme de la Clio.
Le groupe PSA, maison-mère de Citroën, avait déjà utilisé cette plateforme Smart Car simplifiée en Inde, où elle avait lancé une version moins chère de la C3 thermique. Cette plateforme est donc amortie, ce qui permet à Citroën de réaliser des économies de recherche et de développement.
De plus, c’est une plateforme qui n’était pas conçue à l’origine pour être adaptée à une voiture électrique : ce choix s’avère moins cher que de développer une plateforme spécialement dédiée à l’électrique.
Un intérieur sobre et efficace

Si la Citroën ë-C3 propose une si bonne autonomie à ce prix, c’est aussi parce que l’intérieur ne contient rien de superflu. Cela plaira sans doute à de nombreux automobilistes, qui se plaignent souvent de commandes au volant trop complexes, ou de payer pour des systèmes qu’ils n’utilisent que rarement.
De plus, la gamme de cette C3 électrique est simplifiée : elle ne sera proposée qu’en deux versions, You et Max. On ne connaît pour l’instant que le prix et l’autonomie de la version You, proposée à 23 300 €.
Les commandes pour l’ë-C3 seront ouvertes le 17 décembre prochain. Nul doute que la voiture connaîtra un grand succès : il s’agit peut-être de la voiture à petit prix et dotée d’une autonomie raisonnable que de nombreux français attendaient pour passer à l’électrique.

D’après une offre d’emploi parue au Chili, Tesla se prépare enfin à vendre ses voitures électriques en Amérique du Sud. Il s’agit d’une étape majeure de son expansion globale : ce continent dispose en effet d’un parc automobile très important, qu’il faudra électrifier.
L’offre d’emploi en question est parue sur LinkedIn, pour un poste à Santiago du Chili. Voici son texte :
Tesla recherche un directeur général national pour le Chili, pour aider [l’entreprise] à se lancer sur ce marché. Vous serez l’ambassadeur de notre marque sur le marché et jouerez un rôle central dans l’élaboration de notre image d’entreprise, tout en accélérant la transition vers les énergies durables.
Lorsque Tesla se lance dans un nouveau pays, le directeur national est généralement la première personne qu’elle recrute : nul doute que l’entreprise d’Elon Musk se prépare donc à se lancer au Chili.
L’Amérique du Sud sera le cinquième continent à accueillir Tesla : la marque est déjà présente en Amérique du Nord, en Europe, en Asie (Chine, Taïwan, Japon et Corée), et en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande). Seule manquera encore l’Afrique pour que la présence de Tesla soit réellement mondiale.
Voici une carte de la présence actuelle de Tesla, d’après des données compilées par Thinknum. Les chargeurs sont représentés en rouge, les concessions en jaune et les centres de réparation en vert (cliquer pour agrandir).

Le Chili, un choix stratégique en Amérique du Sud
A première vue, le choix du Chili comme premier pays d’implantation en Amérique du Sud peut surprendre : il s’agit en effet d’un petit marché. Seulement 425 856 voitures y ont été vendues en 2022, soit environ dix fois moins qu’au Brésil, le marché le plus important du continent.
Mais le Chili est riche en lithium, ce qui y a provoqué une demande certaine pour des voitures électriques. De plus, le gouvernement a annoncé que toutes les voitures vendues au Chili devraient être électriques d’ici 2035. Enfin, le pays jouit d’un bon niveau de développement économique, ce qui permet aux automobilistes de disposer d’un budget plus important pour s’offrir des voitures électriques.
Tesla ne sera pas le seul constructeur à proposer des voitures électriques en Amérique du Sud : le chinois BYD s’est également lancé sur le continent en en 2021. Il est notamment présent au Brésil et en Colombie.
Il y aura tout de même de la place pour les deux constructeurs : on estime que 83 millions de véhicules sont en circulation en Amérique du Sud. Il faudra combiner les efforts d’autant de marques que possible pour électrifier et réduire les émissions de CO2 du continent, qui a pris du retard par rapport aux marché occidentaux.

C’est un cap important qui a été passé : en septembre, la part de marché des voitures électriques vendues en France a atteint les 19%. Les immatriculations s’élèvent à plus de 30 000, d’après des données compilées par l’Avere.
D’après cette association pour le développement de la mobilité électrique, sur 153 916 voitures particulières vendues en France au mois de septembre, 30 173 étaient électriques, soit une part de marché de 19,3 %. Il s’agit d’un record.
Le nombre de voitures électriques vendues dans notre pays monte en flèche : il a augmenté de plus de 35% par rapport au même mois de l’année dernière.
Si l’on inclut les voitures hybrides rechargeables, le total des véhicules électrifiés vendus s’élève à 45 872, soit une part de marché de quasiment 30%.
Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte favorable pour l’automobile : les ventes sont revenues à un bon niveau après trois ans de crise, même si elles n’ont pas encore totalement retrouvé leur niveau de 2019.
Malgré ces très bonnes performances, le mois de septembre n’est pas celui qui a vu le plus de voitures électriques se vendre : le mois de juin avait été meilleur, avec 33 280 ventes. Mais la part de marché de l’électrique était alors plus faible.
Quelles sont les voitures électriques les plus vendues en septembre ?
Parmi les véhicules les plus vendus, on retrouve les modèles habituels : la Tesla Model Y domine toujours, suivie de la Peugeot e-208. Elles sont suivies par la Dacia Spring, plébiscitée pour son tarif très attractif : ce modèle est accessible à partir de 15 800 € une fois le bonus écologique déduit.
Notons la montée très rapide de la voiture chinoise MG.4, qui signe une augmentation de plus de 2000% par rapport à l’année dernière, avec 1945 exemplaires vendus.
Les Renault Mégane-E et Twingo e-tech sont quant à elles à la peine : leurs ventes sont en forte diminution par rapport à 2022. La Mégane souffre vraisemblablement de son prix trop élevé, et la Twingo fait les frais de son retrait annoncé en 2024 : la voiture commence à dater, puisqu’elle avait fait ses débuts en 2014.
On remarque que la Tesla Model 3 est sortie du classement : l’explication est sans doute à chercher du côté de la Model 3 restylée, qui est justement sortie au mois de septembre. Les clients ont donc reporté leurs achats pour être sûr d’obtenir la nouvelle version de la célèbre berline.
Voici le top 10 complet des modèles électriques les plus vendus en septembre 2023 :


La CAAC, l’autorité chinoise de l’aviation civile, a délivré aujourd’hui son certificat de type à l’Ehang EH216, un taxi volant de type eVTOL qui pourra emporter deux passagers en mode autonome.
Il s’agit d’une première mondiale : de nombreuses entreprises à travers le monde se sont lancées dans la conception d’eVTOLs (Vertical Take-Off and Landing), mais Ehang est la première à recevoir cette certification. Cela va permettre à cette entreprise basée à Guangzhou de débuter rapidement des vols commerciaux.
Suite à l’annonce de cette certification, le cours de bourse d’Ehang, qui est cotée aux Etats-Unis, a été temporairement suspendu. Il a ensuite repris pour ouvrir en hausse de 17%. Le cours d’Ehang avait déjà été multiplié par plus de quatre lors de la dernière année, les investisseurs ayant anticipé l’obtention d’un certificat de type.
Ehang va utiliser son eVTOL pour des vols commerciaux
Ehang avait auparavant annoncé qu’elle avait conclu un partenariat avec la société chinoise Xiyu Tourism. Cette entreprise proposera bientôt des vols touristiques à bord des eVTOL EH216, lors desquels des passagers pourront découvrir les paysages chinois à basse altitude. Aucun pilote ne sera à bord de l’appareil, celui-ci étant dirigé en mode 100% autonome.
En plus de ce projet, Ehang a déjà reçu plus de 1200 commandes pour son drone électrique. Elle prévoit par ailleurs de s’étendre en Europe et aux Etats-Unis. Grâce à ce succès en Chine, elle pourra sans doute obtenir plus facilement sa certification auprès de l’EASA et de la FAA, leurs agences respectives de l’aviation civile.
Ehang pourra mettre en valeur son bilan impeccable en matière de sécurité : bien qu’elle ait transporté de nombreux passagers au cours des essais de l’EH216, l’entreprise n’a pour l’instant connu aucun incident important.
La course à la certification des taxis volants est lancée
Si la certification de l’EH216 revêt une telle importance, c’est que la compétition est rude dans le domaine des eVTOL. D’autres sociétés majeures cherchent également à obtenir ce sésame le plus rapidement possible, afin d’obtenir l’accès à un marché représentant potentiellement des dizaines de milliards d’euros.
C’est le cas de Volocopter, une entreprise allemande qui prévoit de réaliser des vols à bord de son eVTOL VoloCity lors des jeux olympiques 2024 à Paris. Elle souhaite lancer un service de taxis volants entre l’aéroport Charles-de-Gaulle et les différents sites des JO, mais est pour l’instant en attente de certification avant de pouvoir proposer des vols commerciaux en drone autonome.

On peut également citer le constructeur américain Joby Aviation, qui propose un véhicule de plus grande taille pouvant accueillir un pilote et quatre passagers, et qui disposera d’ailes lui permettant d’évoluer à plus grande vitesse. Cet eVTOL ne sera donc pas autonome, contrairement à ses concurrentes, ce qui lui permettra peut-être d’obtenir une certification plus facilement.
Le jour où les taxis volants deviendront communs dans nos villes n’est peut-être pas loin : le PDG d’Ehang prédit que cette nouvelle forme de mobilité connaîtra un fort développement dans les cinq prochaines années.
Les obstacles seront cependant nombreux : la taille et le poids des batteries constituent pour l’instant une forte limitation à l’autonomie et à la charge que peuvent emprunter les taxis volants.

Kia a tenu hier sa conférence annuelle EV Day, dédiée aux véhicules électriques. La marque coréenne a annoncé le lancement de plusieurs nouveaux modèles, dont l’EV2, une voiture électrique dont le prix est attendu à moins de 30 000 €.
Dans une interview donnée au magazine anglais autocar, le PDG de Kia Ho-Sung Song a déclaré que la Kia EV2 sera « un modèle unique et important pour le marché européen ». « Il s’agit d’une voiture électrique de taille modeste, un modèle dans un style très européen », a-t-il précisé. Il a confirmé que Kia visait un prix inférieur à 30 000 €.
A n’en pas douter, le PDG de Kia a raison lorsqu’il avance que l’EV2 sera un modèle d’importance en Europe. De par sa taille et son prix, elle sera en concurrence directe avec des voitures citadines telles que les Peugeot E-208 et E-2008, la Mini Cooper SE, ou encore la Volkswagen ID.3. Ces voitures sont traditionnellement très prisées par les automobilistes européens, car économes en énergie et adaptées aux villes du Vieux Continent.
Le nom EV2 implique qu’une voiture électrique encore plus petite, l’EV1, pourrait être en préparation, même si Kia n’a donné aucun indice à ce sujet.
La Kia EV2 fait partie d’une gamme complète de véhicules électriques
Lors de sa conférence EV Day, Kia a également présenté toute une gamme de véhicules électriques relativement bon marché : le crossover compact EV3, la berline EV4, et le SUV EV5 (qui avait déjà été dévoilé cet été en Chine). Elle a également présenté des véhicules électriques plus haut de gamme : le crossover EV6 et le SUV EV9.

Kia n’a pas dévoilé d’informations techniques sur l’EV2, si ce n’est qu’elle utilisera la même plateforme électrique que les EV3, 4 et 5. Cette plateforme sera une nouvelle version de l’architecture E-GMP de la marque, avec une tension électrique de 400V.
On peut donc d’ores et déjà affirmer que l’EV2 ne sera pas capable de recharge ultra-rapide, comme cela sera de plus en plus le cas sur les voitures électriques haut de gamme, grâce à des tensions allant jusqu’à 800V. Cependant, la recharge ultra-rapide n’est pas indispensable pour une voiture citadine qui sera rarement amenée à couvrir de longues distance.
La Kia EV2 sera produite en Slovaquie. La production démarrera en 2025, pour une commercialisation en 2026. Son autonomie n’a pas été communiquée, mais elle sera sans doute comparable à celles de ses concurrentes citadines, soit 350 à 400 km.

En octobre dernier, un utilisateur de Twitter avait remarqué que la qualité de la vidéo filmée par sa Model 3 s’était nettement améliorée. Tesla vient de le confirmer : grâce à une mise à jour « over the air », la marque a pu améliorer la qualité des caméras de ses voitures équipées du Hardware 3 (HW3).
Les caméras des voitures Tesla étaient connues pour enregistrer des vidéos qui pouvaient parfois souffrir de défauts : un faible contraste, une teinte rougeâtre, ou flou au niveau des bords de l’image.
On peut voir sur ce post Twitter que ces problèmes ont été corrigés, ce que confirme Tesla : la qualité de l’image est maintenant nettement meilleure, et on distingue beaucoup plus de détails. L’ancienne version se situe à gauche et la nouvelle à droite.
Tesla a amélioré la qualité de ses caméras grâce à une mise à jour « over the air », c’est-à-dire grâce à des données transmises automatiquement par le réseau mobile. L’entreprise d’Elon Musk est l’un des rares constructeurs mondiaux à disposer de cette capacité, qui devient de plus en plus importante, notamment avec les voitures électriques. En effet, ces mises à jour permettent de régler de nombreux problèmes à distance, sans aucune intervention de l’utilisateur. Elles peuvent même constituer une solution à des problèmes de sécurité, et évitent régulièrement à Tesla de devoir rappeler des véhicules, ce qui aurait un coût très élevé.
Même si Tesla confirme qu’elle a amélioré la qualité de ses vidéos, elle ne précise pas par quel moyen elle y est parvenu. On peut néanmoins supposer que l’amélioration se fait au niveau du traitement de l’image, ou post-processing : en utilisant la puissance de calcul élevée des puces équipant les Model 3, Tesla est sans doute capable d’améliorer l’image finale grâce à des algorithmes sans modifier les caméras.
La mise à jour de la qualité des caméras est cruciale pour le FSD
La qualité des images enregistrée par les caméras de Tesla est cruciale pour son programme de conduite autonome FSD (Full Self Driving). En effet, le constructeur utilise ces vidéos pour entraîner le réseau de neurones qui compose son système de conduite autonome. Avoir une bonne qualité d’image permet ainsi d’améliorer la performance de la conduite, en repérant plus de détails et de menaces potentielles, comme le ferait un conducteur humain.
En faisant cette mise à jour, Tesla espère donc sans doute accumuler des images plus utiles à l’entraînement du FSD. Mais dans le même temps, elle a récemment commencé à remplacer le Hardware 3 par du Hardware 4, qui équipe les nouvelles Model 3 restylées et les Model Y. Cette nouvelle version permet d’équiper ces voitures de caméras à la définition bien plus élevée.
Cela pourrait indiquer que la qualité des caméras du HW3 est insuffisante pour faire fonctionner le FSD avec suffisamment de fiabilité, même suite à la mise à jour récente. Dans ce cas, ce serait inquiétant pour l’avenir du système de conduite autonome de Tesla : comme il a été presque intégralement entraîné avec du HW3, cela signifierait que tous les progrès réalisés jusqu’ici sont quasiment inutiles, puisqu’il faudrait à nouveau réunir assez de données enregistrées sur du HW4 pour le réentraîner.
En tout cas, toute amélioration apportée au hardware et au software est bonne à prendre : Tesla fait face à une concurrence accrue dans le domaine de la conduite autonome, notamment de la part de Waymo et de Cruise, qui ont commencé à opérer des robotaxis 24h/24 à San Francisco.