Volkswagen commence-t-elle à remonter la pente en Chine ? Après avoir baissé les prix de sa citadine électrique ID.3, l’entreprise annonce avoir obtenu 10 000 nouvelles commandes.

Le 7 juillet dernier, Volkswagen avait baissé le prix de l’ID.3 à un « plus bas historique » : il était depuis possible de commander la voiture pour 125 900 Yuans, soit moins de 15 900 €.

Aujourd’hui, le consortium entre Volkswagen et le constructeur chinois SAIC, qui fabrique l’ID.3 dans l’empire du Milieu, annonce avoir reçu 10 000 nouvelles commandes grâce à cette baisse de prix.

Volkswagen a sans doute reçu ces commandes comme une bouffée d’oxygène. Le groupe est en difficulté en Chine : il n’y avait vendu que 11 300 voitures électriques en mai dernier.

C’est bien loin de son concurrent BYD, leader en Chine dans l’électrique, qui a vendu plus de 260 000 voitures en juin. Même s’il s’agit d’un chiffre regroupant les voitures 100% électriques et les hybrides, il est clair que Volkswagen est distancée dans le pays.

Volkswagen pourra-t-elle maintenir ses prix ?

Si Volkswagen avait consenti à baisser ses prix en Chine, c’est qu’elle n’avait pas le choix. Une guerre commerciale y fait rage depuis quelques mois. Elle avait été lancée par Tesla qui avait baissé les prix de sa model 3, et amplifiée par BYD qui propose des modèles de qualité à des prix défiant toute concurrence.

L’ID 3 a en effet une concurrente directe : la BYD Dolphin, vendue à seulement 134 000 Yuans, soit 17 200 €. BYD en avait vendu presque 30 000 en mai dernier, soit presque trois fois plus que toutes les ventes électriques de Volkswagen.

Le constructeur allemand devra donc faire un choix : maintenir des prix bas pour regagner des parts de marché, au risque de sacrifier la rentabilité, ou bien espérer que la guerre commerciale s’apaise et commencer à remonter ses prix.

Volkswagen a récemment conclu un partenariat avec le constructeur chinois Xpeng, et prévoit de construire avec lui deux modèles 100% électriques. Ces modèles lui permettront peut-être d’augmenter ses marges, mais ils n’arriveront qu’en 2026.

Dans une vidéo, Marques Brownlee, l’un des plus gros youtubeurs au monde dans le domaine de la technologie, fait le bilan du Tesla Solar Roof qu’il a installé chez lui. Le résultat est impressionnant : la toiture solaire de Tesla lui a permis de payer 0€ d’électricité sur l’année.

Trois jours après sa parution, la vidéo a déjà été vue près de 5 millions de fois. Le youtubeur, aussi connu sous le pseudonyme de MKBHD, détaille tous les aspects techniques du Tesla Solar Roof. Tout est passé au crible : prix d’achat du système, application mobile, puissance des panneaux solaires, consommation de la maison, et enfin rentabilité.

Cette vidéo pourrait devenir un catalyseur pour la division solaire de Tesla, qui peine à vendre ses toitures solaires depuis ses débuts, en raison de prix d’installation élevés.

Des panneaux solaires surpuissants

Marques Brownlee révèle que la puissance électrique totale fournie par son Tesla Solar Roof est très élevée : 29,3 kW.

La consommation moyenne d’un foyer français est de 390 kWh par mois, ce qui équivaut à une puissance moyenne de 540 W. Le Tesla Solar Roof est donc 54 fois plus puissant que la consommation moyenne d’une maison en France !

Sur une seule journée d’été, le toit solaire a généré jusqu’à 193 kWh, soit la moitié de la consommation mensuelle d’un foyer moyen.

Bien sûr, il faut prendre en compte les facteurs suivants : les panneaux ne fonctionnent que le jour, et il ne fait pas toujours beau. De plus, la maison de Marques Brownlee est sans doute bien plus grande qu’une maison française moyenne. Il possède également une Tesla Model S électrique, qui est de loin le plus gros poste de consommation électrique de la maison.

De plus, trois Tesla Powerwall installés avec les panneaux solaires lui permettent d’accumuler l’électricité donc il ne se sert pas immédiatement. Leur capacité totale est de 40 kWh, soit environ 8h de consommation électrique. Marques Brownlee a une consommation instantanée qui peut atteindre les 5000 W, en raison de sa Tesla et de ses ordinateurs.

Un investissement rentabilisé en 10 ans ?

La question que se posent la plupart des acquéreurs potentiels du Tesla Solar Roof est de savoir s’ils vont rentabiliser leur investissement.

Marques Brownlee l’avoue : sa toiture solaire lui a coûté 120 940 $. Il a cependant obtenu une subvention de la part du gouvernement américain, d’un montant de 30 000 $. Le système a donc eu un coût global d’environ 90 000 $.

Il a pu obtenir une facture d’électricité globale de 0€ grâce à un système de crédits : certains mois, sa maison produisait plus d’électricité qu’elle n’en consommait, et il pouvait réinjecter cette électricité sur le réseau. Sa facture d’électricité était alors négative ! Et il pouvait retirer ces montants les mois suivants.

Le youtubeur a réussi la prouesse de ne dépendre du réseau électrique que pendant les trois mois d’hiver, et à être producteur net d’électricité le reste de l’année.

Il avance donc que le Tesla Solar Roof sera rentabilisé en moins de 10 ans. Ce qui rend cet équipement très compétitif, en plus d’être écologique.

Tesla parviendra-t-elle à vendre ses Solar Roof ?

Notons que pour un foyer moyen, avec une maison beaucoup plus petite et une consommation beaucoup plus faible, le calcul serait loin d’être le même. On pourrait cependant imaginer des toitures solaires plus abordables et à plus petite échelle.

D’après une étude de CNBC, Tesla n’aurait vendu que 3000 Solar Roof au total à la date de mars 2023.

Cette vidéo pourrait lui permettre de faire enfin décoller ses ventes, et de dégager des bénéfices avec sa division solaire, qui est toujours la lanterne rouge de son bilan financier. Encore un pari réussi pour Elon Musk ?

Un prototype de la Tesla Model 3 Highland, la version restylée de la célèbre berline électrique, a été aperçu en Californie par un utilisateur de Twitter.

Sur les photos, prises dans la ville de Palo Alto, on aperçoit des changements au niveau des pare-chocs avant et arrière de la voiture.

La version restylée de la Model 3 a fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps, mais il n’en existait que quelques photos connues.

Ces nouvelles photos permettent de voir que les pare-chocs avant et arrière sont légèrement plus longs que sur la Model 3 actuelle.

Le fait qu’un prototype de Model 3 « Project Highland » soit en circulation montre aussi que Tesla avance dans sa phase de tests.

Sortie prévue au troisième trimestre 2023

Même si Tesla n’a pas évoqué de date de sortie officielle pour sa Model 3 restylée, la plupart des commentateurs s’attendent à ce qu’elle sorte dès le troisième trimestre 2023.

Tesla a choisi de ne pas évoquer ce sujet lors de la récente présentation de ses résultat du deuxième trimestre. Cependant, Elon Musk a indiqué que des baisses de production étaient à prévoir au troisième trimestre, notamment dans la Gigafactory de Fremont, en Californie.

Il justifie ces baisses par le fait que les chaînes de production doivent être mises à jour : il s’agit très vraisemblablement de les préparer à produire la Model 3 restylée, qui sortirait donc juste après.

Voilà qui fera réfléchir à deux fois les acheteurs potentiels de model 3 : acheter tout de suite ou attendre quelques mois pour se procurer la version restylée ?

Du steer-by-wire et du Hardware 4.0

Le restylage de la Model 3 consistera avant tout à rénover son design : la Highland possèdera par exemple de nouveaux phares avant, qui n’ont d’ailleur pas fait l’unanimité parmi les fans de Tesla.

Mais côté hardware, des améliorations importantes sont également prévues. La version restylée sera équipée du Hardware 4.0, c’est-à-dire des caméras de très haute définition qui permettront d’améliorer les performances du système de conduite autonome FSD.

Certaines Model 3 de la version actuelle étaient déjà équipées du Hardware 4, mais Tesla ne donnait aux acheteurs aucune garantie que leur voiture ne serait pas livrée avec la version 3.

De plus, la Model 3 Highland serait équipée du steer-by-wire, un système qui permettrait de contrôler la direction électroniquement, en passant par des calculateurs informatiques plutôt que par une direction mécanique.

Ce système existe déjà dans l’aviation, et permettrait de faire perdre un certain poids à la voiture, un atout précieux pour augmenter son autonomie et ses performances.

Rendez-vous dans quelques mois pour savoir si la Model 3 restylée nous réserve d’autres surprises !

Faut-il y voir un signe que Waymo s’apprête à faire une percée dans les taxis autonomes ? Dans un communiqué, le leader actuel du marché annonce qu’il arrête son programme de camions autonomes Waymo Via pour se concentrer sur les voitures et le transport de passagers.

Ce sont Tekedra Mawakana et Dmitri Dolgov, les deux co-CEOs de Waymo, qui ont révélé la raison de ce changement de stratégie de l’entreprise, qui est une filiale de Google. Pour justifier l’arrêt du programme, ils invoquent une demande particulièrement élevée pour leur service de taxis autonomes :

Compte tenu des opportunités commerciales substantielles que nous voyons sur le front du transport de passagers, nous avons pris la décision de concentrer nos efforts et nos investissements sur les taxis autonomes. Nous itérons plus rapidement que jamais sur notre technologie en faisant progresser l’Intelligence Artificielle (IA) et le Machine Learning (ML) de pointe et en constatant une croissance commerciale et une demande importantes de la part des passagers à San Francisco, Phoenix et Los Angeles.

Le marché des camions autonome perd un acteur majeur

Waymo précise que, malgré cette annonce, il poursuivra son partenariat avec le fabriquant de camions Daimler Trucks North America. Daimler était le fournisseur des camions sur lesquels Waymo installait ses systèmes de conduite autonome et menait ses expérimentations.

Cependant, en pratique, il fait peu de doute que les efforts de Waymo dans le domaine des camions s’arrêteront : la plupart des employés affectés à ces recherches ont en effet été redirigés vers les activités de voitures autonomes.

Cela laisse donc Aurora, le principal concurrent de Waymo dans le domaine des camions autonomes, pratiquement seul sur le marché. Cette nouvelle intervient alors qu’Aurora vient de lever 820 millions de dollars pour financer ses opérations.

Kodiak, l’autre acteur principal restant, est en difficulté financière et vient d’accepter un contrat de la part de l’armée américaine pour pouvoir se maintenir à flot.

Les robotaxis Waymo sont-ils prêts à envahir le marché ?

Les deux CEOs de Waymo veulent donc se concentrer sur la « réussite à court terme » de Wamo One, leur service de VTC robotaxi.

Faut-il voir dans ces annonces une preuve que les voitures autonomes Waymo sont quasiment fonctionnelles, et prêtes à venir concurrencer Uber ?

Même si Waymo n’a pas encore réellement prouvé que ses voitures sont 100% sûres, des indices montrent que l’arrivée d’un vrai service de robotaxis est imminent, du moins à San Francisco.

En effet, l’état de Californie serait sur le point d’accorder à Waymo son accord définitif pour pouvoir réglementairement opérer un service de taxis 100% autonomes et sans chauffeur à bord.

Waymo opère d’ailleurs déjà une flotte de taxis autonomes à Phoenix, en Arizona, ville que la filiale de Google avait utilisé pour développer sa technologie.

Waymo doit doubler la concurrence

Le temps presse pour Waymo : son rival Cruise pourrait lui aussi obtenir d’ici peu une autorisation réglementaire pour opérer à San Francisco.

Tesla, quant à elle, vient de dévoiler la version V12 Alpha de son système de conduite autonome FSD. D’après Elon Musk, cette nouvelle version serait « extraordinaire ».

Waymo fait en tout cas figure de leader quasiment incontesté dans le domaine. En effet, l’entreprise est très en avance sur ses concurrents : ses véhicules ont parcouru au total plus de 3,7 millions de kilomètres en mode autonome, très loin devant Cruise et Pony.AI.

En terme de fiabilité, Waymo est également très en avance : son système affiche en moyenne 1 désengagement du pilote automatique tous les 11 000 kilomètres. Tesla n’est qu’à 1 désengagement tous les 16 kilomètres, un chiffre ridiculement faible.

Nul doute que la décision de Waymo d’abandonner les camions autonomes lui permettra de concentrer tous ses efforts sur les voitures, à un moment critique pour toute l’industrie du véhicule autonome.

La satisfaction des propriétaires de Tesla Model 3 est toujours au plus haut, même des années après. C’est ce que révèle une enquête menée par Bloomberg auprès de plus de 7000 détenteurs de Model 3, dont les avis ont été recueillis une nouvelle fois après une première enquête il y a cinq ans.

Bloomberg leur a posé des questions variées au sujet de leur voiture, sur des sujets tels que la fiabilité, l’autonomie, les mises à jour ou encore le service client. Dans leur immense majorité, les propriétaires ont répondu favorablement, et les scores n’ont pas beaucoup baissé depuis la première enquête réalisée en 2019.

Cela confirme la place de la Model 3 parmi les voitures favorites des propriétaires d’électriques, un exploit alors qu’elle a été le premier véhicule produit en masse par Tesla. Ses ventes cumulées s’élèvent à plus de 2 millions d’exemplaires à l’heure actuelle.

Voici en détail les avis donnés par les clients. Les notes vont de 1 à 5, 5 étant le niveau de satisfaction maximum.

Satisfaction globale

QuestionScore 2019Score 2023
La Model 3 est agréable à conduire.4,974,91
Je recommanderais une Tesla à ma famille ou mes amis.4,914,55
La Model 3 a dépassé mes attentes.4,784,54

Les notes globales de satisfaction sont exceptionnelles. Il en est de même pour la fiabilité, un point qui était souvent reproché à Tesla aux débuts de la Model 3.

De toute évidence, la voiture a su faire mentir ceux qui lui reprochaient son manque de solidité. La plupart de ses défauts de naissance ont en effet été corrigés par Tesla au fil des années.

QuestionRéponses positives
La Model 3 est plus fiable que mes voitures précédentes84 %
J’achèterais à nouveau une Tesla87 %
J’achèterais à nouveau une voiture électrique96 %

Fiabilité

Les avis des clients sur la fiabilité de la Model 3 sont globalement très positifs. C’est la batterie, le système de propulsion et le freinage qui font le plus l’unanimité. Des points essentiels qui participent grandement à la satisfaction globale.

Score 2023
Freins et chassis4,77
Batterie et moteur4,76
Electronique4,68
Climatisation et chauffage4,65
Intérieur4,65
Extérieur4,60

Systèmes

Tesla est connue pour ses mises à jour à distance, ou « over the air ». Si ces mises à jour ont su augmenter la satisfaction client concernant la radio et le lecteur audio, il n’en est pas de même pour les essuie-glaces automatiques.

Ceux-ci sont toujours très critiqués sur le fait qu’ils se déclenchent de façon intempestive, ou à l’inverse pas assez souvent. De toute évidence, les mises à jour n’ont pas réglé ce problème, car la note diminue.

Score 2019Score 2023
Radio et lecteur audio4,374,51
Essuie-glaces automatiques3,943,35

Capacité de la batterie en fonction du kilométrage

Voici un autre point essentiel pour une voiture électrique. C’est peut-être celui qui rend les clients de Model 3 les plus satisfaits : même après 150 000 miles, soit 240 000 km, la batterie parvient à maintenir en moyenne plus de 90% de sa capacité d’origine.

Ce résultat est très intéressant, car c’est un point qui est souvent mentionné par les détracteurs de la voiture électrique. Même si les résultats varient en fonction des clients, force est de constater que la batterie de la Model 3 supporte avec brio le poids des années et les kilomètres.

Autonomie et performances par temps froid

Score 2019Score 2023
Autonomie4,904,66
Performance sur neige ou glace4,184,27
Autonomie par temps froid4,033,87

Malgré le graphique ci-dessus, le score d’autonomie baisse par rapport à 2023. Cela peut refléter la baisse de capacité de la batterie, même si elle est minime.

Mais cela peut aussi être un signe qu’avec les progrès des batteries, les clients demandent une autonomie de plus en plus grande pour être satisfaits.

Service client global

Voici le gros point noir de cette enquête, même si les résultats sont relativement élevés pour les réparations à domicile et les garages. Le service client à distance, que ce soit par internet, sur l’appli ou par téléphone, semble déficient, et cela s’est aggravé depuis 2019.

Score 2019Score 2023
Réparations à domicile4,214,67
Garages Tesla4,254,16
Showrooms Tesla4,344,13
Service client sur internet3,843,96
Service client par téléphone3,773,12

Réparations

Malgré la piètre performance du service client, les réparations semblent quant à elles excellentes, tant en termes d’efficacité que de rapidité.

Réponses positives 2019Réponses positives 2023
Les réparations ont-elles été efficaces ?87,9 %90,8 %
Les réparations ont-elles été effectuées à temps ?85,9 %89,9 %

Sur quoi Tesla devrait-elle travailler ?

Les attentes des propriétaires sur le futur de Tesla sont très variées, mais c’est le besoin d’une voiture plus petite qui domine. Les clients seront-ils bientôt satfisfaits avec l’arrivée d’une Model 2 ?

Score 2023
Une voiture plus petite et plus abordable31,3 %
Un véhicule de sport optimisée pour la piste14,7 %
Une berline plus abordable que la Model S12,9 %
Le robot Optimus10,2 %
Un Pick-up9,4 %
Une pompe à chaleur pour la maison6,1 %
Une version plus petite du Cybertruck6 %
Un minivan5 %
Un SUV plus abordable que le Model X4,3 %

N’hésitez pas à nous faire part en commentaire de votre avis sur la Tesla Model 3, pour compléter cette enquête de satisfaction.

Volkswagen a été à la hauteur des attentes dans l’électrique. Dans ses résultats semestriels publiés ce vendredi, le groupe allemand fait état de livraisons de véhicules électriques en hausse de 50%, pour un total de 322 000 unités.

Le groupe continue d’accélérer sa stratégie d’électrification : les véhicules électriques représentent 7,4% de ses ventes au 1er semestre, contre seulement 5,6% au 1er semestre 2022.

Ces chiffres confortent Volkswagen dans sa position de leader sur l’électrique en Europe. Le groupe confirme ses objectifs pour 2023, et table sur une baisse des coûts des matières premières et sur une amélioration des problèmes de chaînes d’approvisionnement au 2ème semestre.

Des résultats financiers solides

Financièrement, Volkswagen se porte bien. Elle publie un chiffre d’affaires en hausse de 15,2% au deuxième trimestre, à 80,1 milliards d’euros.

Les bénéfices affichent également une hausse de 6%, et atteignent les 5,4 milliards d’euros.

La marge opérationnelle, même si elle est inférieure à celle de ses concurrents comme Stellantis ou Tesla, s’établit à 6,8%, un chiffre élevé pour l’industrie automobile.

De plus, la forte demande pour les véhicules électriques se confirme : à la fin du 1er semestre, Volkswagen en avait plus de 200 000 dans son carnet de commande.

C’est en Europe que les livraisons de véhicules électriques ont le plus augmenté : la hausse est de 68% par rapport au 1er semestre 2022.

Oliver Blume, le PDG, a déclaré :

« Nous avons stratégiquement réaligné et restructuré le groupe Volkswagen, avec un plan clair et des étapes mesurables. Au premier semestre, le groupe Volkswagen a fourni des résultats très solides. Les ventes en Amérique du Nord reprennent, nous renforçons notre position en Chine grâce à des partenariats technologiques, et la tendance sur les véhicules 100% électriques va dans le bon sens. »

La Chine, seule ombre au tableau

Toutefois, Volkswagen semble rencontrer des difficultés en Chine.

Les livraisons y ont baissé de 1,2% alors que ce marché est très important pour le groupe : il y réalise plus de 40% de son chiffre d’affaires.

Dans l’électrique, la hausse des livraisons n’y est que de 18% en rythme annuel, loin du chiffre de 50% sur le marché mondial.

Pourtant, les objectifs de Volkswagen dans l’Empire du milieu ne changent pas : le groupe veut y rester le premier constructeur étranger, et surtout le troisième au total. Remplir cet objectif ne sera pas chose aisée : début 2023, Volkswagen ne pointait qu’à la 14ème position dans l’électrique, très loin devant le géant BYD.

Fort heureusement, Volkswagen a une stratégie pour y parvenir : s’allier à des constructeurs locaux. Elle s’était déjà associée à SAIC, un constructeur étatique, et vient d’annoncer un partenariat avec le chinois Xpeng, l’une des plus grandes startups chinoises dans l’électrique.

Rendez-vous dans quelques années pour savoir si elle réussira son pari électrique en Chine, alors qu’il semble en passe d’être gagné en Europe.

Le nouveau bonus écologique qui entrera en vigueur le 1er Janvier 2024 contiendra une mesure inédite. Pour y être éligibles, les voitures devront obtenir un « score environnemental » suffisant, a indiqué le gouvernement à l’AFP ce jeudi. Il s’agit d’une stratégie à peine voilée pour limiter les importations de voitures électriques chinoises.

Dans des propos rapportés par le journal Les Echos, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a déclaré : « on estime que conditionner le bonus à des critères environnementaux pourrait réduire l’empreinte carbone française de l’ordre de 800.000 tonnes d’équivalent CO2 par an ».

Le score environnemental prendra en compte l’empreinte carbone des matériaux

Les précédentes versions du bonus écologique ne prenaient en compte que les émissions des véhicules une fois mis en circulation. Il s’agit cette fois d’intégrer dans le calcul l’empreinte carbone totale du véhicule, y compris lors de sa fabrication et de son transport jusqu’en France.

Le « score environnemental » dépendra des émissions de CO2 dues aux matières premières ayant servi à fabriquer la voiture, comme l’acier, l’aluminium, et les composants de la batterie.

Pour être éligible, une voiture devra désormais avoir un score environnemental supérieur à 60, mais le détail exact de ce calcul n’a pas été dévoilé.

Même si ce score s’appliquera également aux véhicules thermiques, le but est avant tout de prendre en compte les émissions importantes liées à la fabrication des batteries de véhicules électriques, qui représentent une grande partie des émissions totale du cycle de vie de ces véhicules.

Le bonus écologique est d’ailleurs en grande partie utilisé par les français pour subventionner l’achat de voitures électriques.

Les voitures électriques chinoises ciblées

D’après le gouvernement, la production en Chine d’une batterie émet entre 1,7 et 3 fois plus de CO2 que si elle était produite en Europe. Pour produire une petite voiture, les émissions totales sont ainsi 45% plus élevées dans l’Empire du milieu que dans nos contrées.

Même s’il s’en défend, le gouvernement veut établir grâce à ce nouveau bonus une forme de protectionnisme écologique. Cela permettrait à la fois de favoriser les constructeurs européens et de verdir le bilan carbone des voitures électriques vendues en France.

Le fait que le gouvernement mentionne la Chine n’est pas anodin. En effet, une part grandissante des voitures électriques vendues en France provient de ce pays. Par exemple, la 4ème voiture électrique la plus vendue en France est la MG.4, qui est fabriqué en Chine par MG, un constructeur sino-britannique.

De plus, certaines des voitures Tesla vendues en France proviennent désormais de Chine.

Le gouvernement craint également l’arrivée du chinois BYD, le plus grand constructeur mondial de voitures électriques en volume. BYD a d’ailleurs commencé à vendre des voitures en France le mois dernier.

Une stratégie efficace ?

Que penser de cette version inédite du bonus écologique ? Il permettra effectivement de faire baisser le bilan carbone moyen des voitures électriques en limitant les importations chinoises.

Cependant, il ne résoudra pas le problème fondamental auquel est confronté Bruno Le Maire : les constructeurs français ont pris énormément de retard dans l’électrique, conséquence de leurs sous-investissements dans le domaine depuis des années.

En effet, le premier constructeur électrique français , Stellantis, ne pointe qu’à la 5ème place du classement mondial en volume, derrière BYD, Tesla, Volkswagen et General Motors. Il ne produit qu’un nombre très faible de voiture électriques à l’heure actuelle.

Ce bonus aura néanmoins un avantage : il répondra à l’inquiétude écologique principale des consommateurs sur le véhicule électrique, à savoir la fabrication de sa batterie. En fournissant des garanties sur les émissions liées à cette fabrication, il améliorera sans doute l’image de l’électrique et pourra accélérer son adoption.

Volkswagen compte bien reprendre la place qui était la sienne sur le marché chinois. Alors qu’elle est en difficulté dans l’empire du Milieu en raison de la concurrence croissante de BYD et de Tesla, la marque allemande annonce prendre une part de 5% dans le constructeur chinois Xpeng.

Elle lance pour cela un programme de coopération stratégique, en investissant 700 millions de dollars dans Xpeng, ce qui équivaut à une participation de 4,99% au prix de 15 dollars par action.

Ce n’est pas la première fois que Volkswagen lance ce type de programme : la semaine dernière, sa marque Audi avait elle aussi annoncé un partenariat avec le constructeur d’état SAIC Motor.

Volkswagen peine à vendre ses voitures électriques en Chine

L’annonce de ce partenariat avec Xpeng intervient alors que Volkswagen voit ses parts de marché s’éroder constamment en Chine sur le marché des véhicules électriques.

Alors que Volkswagen était la marque occidentale dominante dans le pays depuis les années 90, l’avènement de la voiture électrique lui a fait perdre de son aura. Sa part de marché pour les véhicules électriques n’y était plus que de 3,6% en 2022, et a même baissé à 2,9% en mai.

De façon encore plus inquiétante, elle n’y a vendu que 11 300 voitures électriques en mai dernier, un chiffre en baisse de 3,2% par rapport à l’année dernière.

Or l’électrique devient de plus en plus important en Chine : sa part de marché atteint les 35%, contre seulement 17% en France.

Pour répondre aux attaques de Tesla et BYD sur le plan tarifaire, Volkswagen a récemment dû baisser le prix de sa citadine ID.3 à un plus bas historique de 125 900 Yuans, soit seulement 15 900 €.

Deux nouvelles voitures électriques en partenariat avec Xpeng

Grâce au nouvel accord-cadre signé avec Xpeng, Volkswagen va créer deux nouveaux modèles électriques qu’elle commercialisera sous sa propre marque, et qui seront destinés uniquement au marché chinois.

Ils seront basés sur la plateforme MEB de Volkswagen, et seront lancés en 2026.

De plus, le groupe Volkswagen deviendra actionnaire de XPeng par le biais d’une augmentation de capital et occupera un siège en tant qu’observateur à son conseil d’administration.

Ralf Brandstätter, membre du conseil d’administration du groupe Volkswagen pour la Chine, a fait la déclaration suivante :

« Les partenariats locaux sont une pierre angulaire de la stratégie « en Chine pour la Chine » du groupe Volkswagen. Nous accélérons maintenant l’expansion de notre portefeuille électrique local et préparons en même temps la prochaine étape de notre innovation. Avec XPeng, nous avons maintenant un autre partenaire solide qui est l’un des principaux fabricants en Chine dans des domaines technologiques clés. »

Un partenariat trop tardif ?

La date de 2026 pour le lancement de ces nouvelles voitures électriques paraît cependant bien lointaine pour parvenir à contrer l’avancée de Tesla et surtout de BYD, la marque leader en Chine actuellement.

En juin, BYD a en effet vendu plus de 250 000 véhicules électriques, ce qui porte les ventes pour le premier semestre 2023 à plus de 1,2 millions. Cela fait de BYD le deuxième constructeur mondial en volume dans l’électrique.

Tout n’est cependant pas perdu pour Volkswagen : elle reste en tête des ventes électriques en Europe, malgré les bonnes performances de Tesla.

General Motors (GM) confirme ses ambitions vertes. Le groupe vient de présenter ses résultats du deuxième trimestre, dans lesquels il annonce vouloir doubler sa production de véhicules électriques. Celle-ci passera de 50 000 au premier semestre 2023 à 100 000 au deuxième semestre.

De plus, la PDG de General Motors, Mary Barra, a confirmé l’arrivée prochaine d’une version modernisée de la Chevrolet Bolt, une voiture qui représente la majorité des ventes électriques de la marque.

Des bénéfices en forte hausse

General Motors a de quoi financer ses ambitions : le groupe publie pour le deuxième trimestre des bénéfices nets en hausse de 52%, à 2,6 Md$. Le chiffre d’affaire est également en hausse de 25% à 44,7 Md$.

Les résultats de General Motors contenaient également une charge inattendue de 792 M$ pour un accord commercial entre GM et LG Electronics. Cette charge est le résultat du partage des dépenses du constructeur automobile avec LG suite à un rappel de ses Chevrolet Bolt. Elle devait auparavant être payée uniquement par LG.

Les voitures thermiques font toujours recette

Malheureusement, ces bons résultats ne sont pas dus aux efforts du groupe dans l’électrique. Ce sont les modèles les plus rentables qui constituent l’essentiel de cette croissance, et ils sont tous thermiques et de marque Chevrolet. Il s’agit du pick-up Silverado, du SUV Equinox et de la berline Malibu.

Contrairement à Tesla qui a choisi de baisse ses marges pour augmenter ses volumes, General Motors a su augmenter ses prix sans sacrifier la demande. Le prix de vente moyen d’un véhicule était en effet en hausse de 3% sur le trimestre.

Il s’agit d’une surprise pour les analystes financiers, qui s’attendaient à une forte baisse des prix, suite à la pénurie mondiale de semi-conducteurs et aux problèmes de supply chain qui les avaient tirés à la hausse l’année dernière.

Une forte demande pour les voitures électriques

Malgré ces bons résultats dans le thermique, General Motors ne cède pas à la facilité et ne compte pas relâcher ses efforts sur sa gamme électrique.

Mary Barra a annoncé voir toujours une forte demande pour les véhicules électriques. Elle prévoit toujours de livrer les premières version électriques des Chevrolet Silverado et Blazer fin 2023, et de l’Equinox début 2024.

Et surtout, la production va considérablement augmenter, pour passer de 50 000 voitures électriques produites au premier semestre 2023 à 100 000 au deuxième semestre.

Même si ce chiffre est encore faible par rapport à Tesla et ses 1,8 millions de véhicules en 2023, il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour un groupe qui produit des véhicules fortement émetteurs de CO2.

La nouvelle Chevrolet Bolt confirmée

A l’occasion des résultats, Mary Barra a également confirmé que la Chevrolet Bolt ferait son grand retour, sans toutefois préciser de date de sortie.

La Chevrolet Bolt est un véhicule très apprécié des clients américains, et l’annonce d’une nouvelle version était donc très attendue. Cette voiture représente d’ailleurs l’essentiel des ventes électriques de General Motors.

La Bolt n’est pas commercialisée en France sous ce nom, mais elle est vendue par l’intermédiaire d’Opel, sous le nom d’Opel Ampera-E.

Mercedes vient d’annoncer le programme de sa présentation au salon IAA Mobility, qui aura lieu à Munich entre le 5 et le 10 septembre prochain. La marque va y dévoiler le concept-car d’un véhicule de haute importance : une voiture électrique d’entrée de gamme.

Il s’agit d’une étape décisive dans la stratégie d’électrification de la gamme Mercedes. Cette voiture d’entrée de gamme devra en effet assurer la succession de la classe CLA, un modèle abordable et très populaire depuis des années. Mercedes en a vendu plus de 750 000 depuis sa création.

Mercedes possède déjà sept véhicules électriques dans sa gamme : son fleuron EQS, qui existe en version berline ou SUV, les plus compactes et abordables EQE berline et EQE SUV, et enfin les SUV EQA, EQB et EQC.

Une concurrente majeure pour la Model 3 ?

En lançant cette voiture bon marché, Mercedes s’attaquera à une concurrente de taille : la Tesla Model 3.

D’après Automotive News, cette nouvelle Mercedes électrique jouera en effet dans la même catégorie que sa concurrente Tesla : elle aura une autonomie d’environ 650 km et s’adressera à un public jeune et amateur de nouvelles technologies.

Le défi à relever sera important, car la Model 3 est l’une des voitures les plus vendues actuellement, toutes catégories confondues. De plus, elle sera prochainement restylée, et la nouvelle CLA électrique devra donc proposer un design à la hauteur.

Deux autres concept-cars électriques seront présentés à Munich

En plus de cette nouvelle berline abordable, Mercedes présentera au salon de Munich deux concept-cars de haute technologie.

Ces concept-cars ont déjà été exposés par le passé, mais seront à nouveau présents, car ils représentent le futur des technologies électriques made in Mercedes.

Le premier sera la Vision EQXX, destinée à démontrer les capacités du constructeurs allemands dans le domaine de l’autonomie électrique et de l’efficacité énergétique. Avec ses lignes aérodynamiques, ce concept-car présente en effet une consommation électrique extrêmement faible.

Le deuxième concept-car sera la voiture de sport Vision One-Eleven, qui revisite l’icône de la marque des années 1970, la C 111. Mercedes l’envisage comme une vitrine des performances atteignables par un véhicule électrique en 2023.