Moins de 24h. C’est le temps qu’il aura fallu à Cruise, l’entreprise californienne de taxis autonomes, pour refaire parler d’elle après avoir obtenu l’autorisation de proposer des courses payantes en robotaxi à San Francisco. À cause d’une panne du réseau mobile, une dizaine de ses voitures sans conducteur ont bloqué une rue ce vendredi, provoquant l’agacement du voisinage et des automobilistes.

Plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux ont filmé la scène. On peut y voir au moins 10 taxis autonomes de Cruise, une filiale de General Motors, stationner au milieu d’une rue avec leurs feux de détresse allumés. Pendant de longues minutes, les voitures ont semblé être perdues, et il était impossible de les déplacer puisqu’aucun conducteur n’était au volant.

Interrogée sur le sujet, Cruise a déclaré que l’incident était dû à des « problèmes de connectivité », sans donner plus de précisions. Elle a ajouté qu’elle enquêtait sur l’affaire, et qu’elle présentait ses excuses aux personnes affectées par cet embouteillage.

La cause réelle : un festival de musique

Mais l’explication réelle est toute autre, et elle a été dévoilé par le San Francisco Chronicle. Les voitures ont été victimes d’une panne du réseau mobile, et cette panne a elle-même été provoquée par un rassemblement important de personnes à l’occasion du festival de musique Outside Lands, qui avait lieu à proximité.

En temps normal, si les taxis autonomes subissent un désengagement de leur pilote automatique, un opérateur peut prendre leur contrôle à distance pour les sortir d’une mauvaise passe. Mais cette opération a été rendue impossible par la saturation du réseau, car trop de spectateurs du festival essayaient de se connecter à internet en même temps.

Cruise propose une solution surprenante

L’entreprise de robotaxis a indiqué à la presse qu’elle travaillait sur une solution étonnante pour que le problème ne se reproduise plus : elle envisage de construire son propre réseau mobile, qui ne serait utilisé que pour ses voitures autonomes et serait ainsi à l’abri de toute perturbation extérieure.

Cruise devra se montrer plus prudente à l’avenir : elle vient seulement de recevoir son autorisation officielle pour proposer des courses payantes en robotaxi 24h/24. Mais l’autorité californienne de régulation, qui a accordé cette autorisation, a prévenu qu’elle pourrait la retirer si les taxis causaient trop de problèmes de circulation à San Francisco.

L’enjeu est de taille : pour s’améliorer, les robotaxis doivent parcourir le plus de kilomètres possibles, afin d’alimenter le machine learning qui permet leur conduite autonome. Si Cruise perd son habilitation, elle sera sans doute rapidement distancée par Waymo, son concurrent principal, filiale de Google.

La crainte de se faire voler son vélo est l’un des freins les plus importants au développement du vélo électrique. Bosch pourrait bien avoir la solution : l’équipementier vient d’inventer un nouveau système antivol, qui permet de verrouiller le moteur électrique quand le vélo n’est pas utilisé.

La solution paraît toute simple, et pourtant, Bosch vient seulement de la mettre sur le marché. L’entreprise allemande a développé un système ingénieux, dénommé eBike Lock, qui sera disponible sur tous les vélos équipés des écrans Kiox 300 et Kiox 500.

Nul besoin de cadenas : il suffit de déclipser l’écran de son support et le moteur est instantanément bloqué. On peut ensuite emporter l’écran avec soi, ce qui permet aussi de ne pas se le faire voler. Pour remettre le vélo et son moteur en état de marche, il suffit d’insérer à nouveau l’écran sur son réceptacle.

La sécurité du système est assurée par une clé numérique unique : impossible d’activer un vélo qui n’est pas le sien, même avec un écran similaire.

Il est également possible de verrouiller son moteur à distance via l’application smartphone eBike Flow, liée à l’écran Kiox du vélo.

Pour ceux qui détiendraient déjà un vélo équipé d’un Kiox 300 ou 500, il est possible de profiter dès maintenant de cette nouvelle fonctionnalité : il suffit de mettre à jour l’application smartphone eBike Flow, et l’écran Kiox du vélo se mettra également à jour automatiquement.

Un système antivol associé à de nombreuses fonctionnalités

Ce système d’antivol est loin d’être la seule fonction que propose Bosch sur ses nouveaux vélos électriques. Il est associé à un système embarqué à la pointe du raffinement, que peu de marques parviennent à égaler.

Les écrans Kiox permettent tout d’abord de gérer l’autonomie et l’état de charge, ainsi que la recharge électrique du vélo. L’utilisateur peut également afficher un système de navigation, après avoir préparé un itinéraire sur son smartphone et l’avoir téléchargé sur l’écran.

Le système indique également dans quelle vitesse se trouve le vélo, et permet même de suggérer la vitesse la plus appropriée. Plus impressionnant encore, si le vélo est équipé de la fonctionnalité eShift, le cycliste peut définir une cadence cible de pédalage, et le vélo changera automatiquement de vitesse pour l’atteindre !

Enfin, les systèmes Kiox 300 et 500 disposent d’un ABS, à la manière de ce qui se fait sur la plupart des voitures. Cela permet au freinage d’être plus efficace, et empêche le blocage des roues en cas de freinage brutal, pour éviter les chutes.

Bosch dispose donc d’un système véritablement intelligent, qui n’a rien à envier à certains équipements dont disposent les voitures électriques. Espérons que d’autres constructeurs de vélos rejoignent le mouvement, afin de proposer une expérience toujours plus simple et agréable à l’utilisateur.

Cela permettra sans doute d’accélérer le développement du vélo électrique, qui reste l’un des moyens de transports les plus écologiques et efficaces. Sa démocratisation sera d’autant plus aisée grâce à ce nouvel antivol.

Tesla vient de construire des installations aux abords de sa Gigafactory Texas pour y tester les capacités du Cybertruck dans l’eau. Voici une preuve supplémentaire que l’entreprise d’Elon Musk en est à la phase finale des tests de son pickup électrique, dont les livraisons doivent débuter fin septembre.

Les installations qui serviront à tester le Cybertruck dans l’eau ont été photographiées à l’aide d’un drone par un utilisateur de Twitter à Austin, au Texas, où Tesla produira son pickup. Elles simulent la traversée à gué d’une rivière, et sont constituées d’un réservoir d’environ un mètre de profondeur.

Il y a peu de temps, des Cybertrucks avaient été aperçus en Nouvelle-Zélande, où ils effectuaient des tests en conditions hivernales. Ce test fait partie de la batterie standard d’essais auxquels sont soumis les nouveaux véhicules de tous les constructeurs.

Cependant, ce test aquatique est sans doute une première pour Tesla : aucune installation similaire n’avait été aperçue dans les autres Gigafactory du groupe lors de la sortie des modèles précédents.

Elon Musk : « Le Cybertruck sera assez étanche pour traverser des rivières »

L’emblématique PDG de Tesla l’avait annoncé sur Twitter : son Cybertruck aura des capacités de passage à gué supérieures à la moyenne.

Ce n’est pas tout : il pourra, selon lui « servir brièvement de bateau, et pourra traverser des rivières, des lacs, et même des mers si elles ne sont pas trop agitées ».

Il avait ajouté : « il devra pouvoir aller de la Starbase à South Padre Island, ce qui nécessite de traverser un bras de mer ». Elon Musk faisait référence à une étendue d’eau d’une largeur de 360 mètres situées face à la base spatiale de SpaceX située à Boca Chica, au Texas, d’où l’entreprise lance la plupart de ses fusées.

Il avait même précisé que le Cybertruck pourrait se déplacer dans l’eau à une vitesse de 3 à 10 noeuds, soit 5 à 18 km/h.

Ces affirmations sur l’agilité dans l’eau du Cybertruck sont-elles exactes, ou s’agit-il encore d’une des déclarations à l’emporte-pièce dont Elon Musk a le secret pour faire la promotion de Tesla ?

Si l’on ne doute pas que le Cybertruck sera capable de traverser les installations de test récemment photographiées, il semble moins vraisemblable que celui-ci puisse flotter longtemps, et encore moins qu’il puisse se déplacer sur l’eau par ses propres moyens.

Laissons à Elon Musk le bénéfice du doute, et attendons qu’un drone photographie les tests en eux-mêmes.

Ce jour marquera sans doute un tournant dans l’histoire de la voiture autonome. Pour la première fois, Waymo et Cruise ont obtenu l’aval des autorités californiennes pour ouvrir au grand public des courses payantes en taxi autonome, sans conducteur de sécurité, à San Francisco.

Jusqu’à présent, les courses en robotaxi étaient réservées à quelques membres des programmes de test de Waymo, la filiale de Google, et de Cruise, qui appartient à General Motors. Les seules courses payantes autorisées étaient opérées avec un conducteur, qui était prêt à reprendre le volant en cas de problème.

Grâce à la décision rendue ce jeudi par la California Public Utilities Commission (CPUC), Waymo et Cruise pourront commercialiser des courses payantes en taxi autonome 24h/24, et sans personne au volant. Ils pourront notamment concurrencer Uber et Lyft, les acteurs principaux du marché.

Il s’agit d’une étape importante pour le développement de la voiture autonome. En effet, les capacités de ces robotaxis étaient pour l’instant largement méconnues du grand public. Seul le système FSD de Tesla était relativement médiatisé, mais il ne s’agit réglementairement que d’une aide à la conduite et pas d’un système de conduite autonome de niveau 5.

Grâce à cette nouvelle autorisation, tout le monde pourra à présent profiter des taxis autonomes. Cela permettra au plus grand nombre de se faire un avis sur la fiabilité des systèmes de Waymo et Cruise, qui sont considérés comme les leaders mondiaux dans le domaine.

Une immense victoire pour Waymo et Cruise

Les opérateurs de robotaxis n’étaient absolument pas certains que la CPUC leur délivrerait ce précieux sésame : la décision constitue donc pour eux une victoire majeure, tant elle était essentielle à leur développement.

En effet, Waymo et Cruise ont de nombreux détracteurs. L’audience de la CPUC a duré plus de six heures, durant lesquelles des officiels et des résidents de San Francisco ont fait part de leurs points de vue contraires.

Les robotaxis sont accusés de perturber la circulation en ville et de causer des problèmes de toute sorte. Par exemple, il y a un an, une voiture autonome de Cruise avait commis un délit de fuite lorsqu’un policier l’avait arrêtée pour la contrôler.

Plus récemment, des taxis autonomes avaient bloqué l’accès aux pompiers d’une borne à incendie, ou s’étaient retrouvés arrêtés pendant plusieurs heures au milieu de la chaussée, bloquant la circulation.

Du côté des défenseurs de Cruise et Waymo, on trouve les handicapés. Plusieurs personnes aveugles ont notamment témoigné à l’audience de la CPUC en expliquant qu’elles se sentaient plus à l’aise dans un taxi autonome que dans une voiture avec chauffeur, ce dernier pouvant quelquefois se montrer désagréable avec eux.

De plus, l’état de Californie avait intérêt à autoriser le développement des robotaxis, qui pourront constituer un facteur de développement économique inespéré. L’état a en effet connu un déclin important de sa population suite au Covid et à la crise des opioïdes à San Francisco, ville où l’insécurité est grandissante.

Qui de Waymo ou Cruise gagnera ?

Le chronomètre est désormais lancé pour la course à la voiture autonome ultime : cette décision permettra aux deux acteurs de gagner en expérience et de parcourir de plus en plus de kilomètres en mode 100% autonome.

Le nombre de kilomètres parcourus est un facteur essentiel pour l’apprentissage des systèmes de conduite autonome, qui fonctionnent grâce au machine learning. Il est donc probable que Waymo et Cruise seront renforcés dans leur position actuelle de leaders mondiaux.

C’est pour l’instant Waymo qui fait la course en tête en termes de kilomètres parcourus : en 2022, l’entreprise avait effectué 4,6 millions de kilomètres autonomes, contre 1,4 millions pour Cruise.

Cruise est par contre leader de la fiabilité, puisque ses véhicules parcourent en moyenne 154 000 kilomètres avant de connaître un désengagement, un chiffre impressionnant. C’est seulement 27 200 km pour Waymo.

Waymo avait récemment arrêté son programme de camions autonomes pour se concentrer sur les robotaxis, jugés plus prometteurs.

Les deux rivaux sont néanmoins unanimes sur un point : pour eux, une voiture autonome est plus sûre qu’une voiture conduite par un humain. L’expérience grandeur nature qu’ils mèneront à San Francisco nous dira s’ils avaient raison.

Depuis des années, Volkswagen annonce qu’il deviendra le premier constructeur électrique mondial. Cette prédiction ne s’est pas réalisée pour l’instant, mais le groupe est sur la bonne voie en Allemagne : il vient de dépasser Tesla et de devenir numéro 1 des ventes électriques dans le pays.

Sur la période qui va de janvier à juillet 2023, Volkswagen a vendu 41 475 véhicules électriques outre-Rhin, d’après des données d’Automobilwoche, un site allemand dédié à l’industrie automobile.

Ce chiffre place Volkswagen devant Tesla d’une courte tête. Le groupe dépasse également les trois autres constructeurs historiques allemands : Mercedes, Audi et BMW, qui se classent troisième, quatrième et cinquième.

#ConstructeurImmatriculations Janvier-Juillet 2023
1Volkswagen41 475
2Tesla40 289
3Mercedes20 613
4Audi16 786
5BMW15 987

Le van électrique ID.Buzz permet à Volkswagen de dominer

Volkswagen ne devance Tesla que de quelques centaines de véhicules, et doit sans doute sa première place à la montée en cadence de l’ID.Buzz, son nouveau van électrique inspiré du légendaire Volkswagen Combi.

En effet, le groupe a produit 2815 ID.Buzz sur la période, ce qui lui permet de prendre la tête du podium. Les cadences de production ont d’ailleurs fortement augmenté en juillet, avec 536 vans électriques produits.

C’est cependant le SUV électrique ID.4 et sa jumelle, le coupé ID.5, qui constituent la majorité des ventes. Viennent ensuite la citadine ID.3 et la petite (et déjà ancienne) Volkswagen E-Up.

#VolkswagenImmatriculations Janvier-Juillet 2023
1ID.4 et ID.522 405
2ID.313 647
3E-Up2 943
4ID.Buzz2 815

Il est également probable que les automobilistes allemands continuent à privilégier leurs constructeurs nationaux, ce qui a pu aider Volkswagen à doubler Tesla sur ce marché.

Du côté de Tesla, c’est comme d’habitude la model Y qui prend la première place du classement. Elle est suivie des modèles 3, S et X.

#TeslaImmatriculations Janvier-Juillet 2023
1Model Y29 829
2Model 39 045
3Model S855
4Model X494

Il est probable que la compétition entre Volkswagen et Tesla devienne de plus en plus serrée ces prochaines années, y compris sur d’autres marchés que l’Allemagne. En effet, les deux groupes ont prévu des montées en cadences importantes.

Volkswagen vise une production totale de 500 000 véhicules électriques en 2023, et Tesla vise une production de 1,8 millions. Le constructeur allemand n’est donc pas près de détrôner l’entreprise d’Elon Musk.

De plus, les deux groupes devront faire face à la concurrence féroce du chinois BYD, qui pointe à la deuxième position du classement mondial, et vient juste d’annoncer avoir produit son cinq millionième véhicule électrique.

Si vous étiez inquiets pour la survie de Rivian, comme de nombreux investisseurs, vous pouvez vous rassurer : dans ses résultats financiers du deuxième trimestre, le constructeur américain de 4×4 électriques publie des pertes moins importantes que prévues.

Même si les comptes ne sont pas encore dans le vert et ne le seront sans doute pas avant de nombreux mois, la perspective d’une faillite s’éloigne : Rivian a augmenté ses marges brutes de 50%, et annonce disposer d’assez de fonds pour tenir au moins jusqu’à 2025.

Les pertes par action ne sont que 1,08 $, contre 1,41 $ attendus par les analystes. Le chiffre d’affaires est également meilleur que prévu, à 1,12 Md$, contre 1 Md$ de consensus.

La perte nette n’est plus que de 1,2 Md$, alors qu’elle était de 1,4 Md$ au trimestre précédent.

De plus, Rivian revoit ses prévisions de production à la hausse : il s’attend maintenant à produire 52 000 véhicules en 2023, contre 50 000 annoncés précedemment.

Malgré ces perspectives encourageantes, l’action Rivian (RIVN) perdait plus de 7% à 19h à la bourse de New York.

En effet, tout n’est pas rose : Rivian perd toujours de l’argent pour chaque véhicule produit, et il en perd beaucoup. Le constructeur a produit 12 640 véhicules au deuxième trimestre, ce qui signifie qu’il perd 32 600 $ pour chaque véhicule sortant de ses usines.

Le PDG optimiste pour des bénéfices futurs

RJ Scaringe, le PDG de Rivian, s’est montré enthousiasmé par ces résultats en amélioration. « Nos résultats du deuxième trimestre reflètent notre concentration continue sur la diminution des coûts, et nous accélérons la recherche de rentabilité », a-t-il déclaré lors de la publication des résultats.

Il a ajouté : « Nous avons réalisé des réductions significatives du coût unitaire des véhicules R1 et EDV dans les composants clés, y compris les coûts des matériaux, les frais généraux et la logistique. Ce fut un trimestre solide et nous restons concentrés sur l’augmentation de la production, la réduction des coûts, le développement de technologies futures et l’amélioration de l’expérience client. »

RJ Scaringe fait référence aux Rivian R1T et R1S, les 4×4 électriques produits par la marque, et au Rivian EDV, une camionnette électrique produite pour le compte d’Amazon, qui est l’un des principaux investisseurs.

Le constructeur a apporté une précision très encourageante : il prévoit de réaliser des bénéfices bruts dès 2024. Même si ce ne sont pas des bénéfices nets et qu’il faut y retrancher tous les coûts de fonctionnement de l’entreprise, il s’agit d’une étape importante sur le chemin d’une éventuelle rentabilité.

Le parcours de Rivian n’est pas sans rappeler celui d’un certain Tesla : la marque d’Elon Musk avait longtemps été abonnée aux pertes nettes, si bien que de nombreux observateurs prédisaient sa faillite. Elle a depuis connu une success story fulgurante, avec une valorisation qui a été multipliée par plus de 80 en moins de quatre ans. Rivian suivra-t-il son chemin ?

Dans une vidéo leakée sur Twitter et apparemment prise dans la Gigafactory Texas, on peut voir que le Cybertruck possède bien un coffre avant, ce qui n’avait jamais été confirmé auparavant. Cependant, celui-ci semble offrir un volume très réduit, comme le craignaient de nombreux clients du futur pickup de Tesla.

Il y a quelques jours, une photo non officielle avait dévoilé le peu d’espace dont disposait le Cybertruck sous le capot. Les fans de Tesla avaient alors supposé qu’un éventuel coffre avant serait forcément de petite taille, voire que le Cybertruck n’en aurait pas du tout. La pièce qui constitue les parois du coffre n’était pas installée, ce qui laissait beaucoup de place à l’imagination.

Dans cette nouvelle vidéo, on peut constater que cette pièce est présente, et donc que le Cybertruck a bien un coffre avant.

Cependant, on voit que le coffre est d’une taille assez réduite, ce qui relance les inquiétudes concernant l’aspect pratique du pickup de Tesla.

Un problème dissuasif ?

En effet, le coffre avant est important dans un véhicule électrique, et encore plus dans un pickup qui ne dispose que d’une benne à l’arrière, celle-ci étant bien souvent sale et trop accessible.

Étant donné la taille de ce coffre avant, il semble difficile d’y ranger plus que quelques sacs de courses ou quelques petits bagages. Il n’est même pas certain qu’une valise de taille cabine puisse y rentrer.

Ce problème pratique dissuadera-t-il certains acheteurs, ou bien les atouts du Cybertruck l’éclipseront-il ? Réponse dans quelques semaines : les premières livraisons sont attendues fin septembre.

La startup Fisker sera-t-elle bientôt l’un des acteurs majeurs de la voiture électrique ? Elle a en tout cas de grandes ambitions : elle vient de dévoiler le PEAR, un SUV électrique qu’elle définit comme « simple, léger, et produit en volume ».

Ce n’est pas la première fois que Fisker annonce l’arrivée du PEAR, mais c’est la première fois qu’un modèle réel a été présenté au grand public.

D’après Fisker, le PEAR est un SUV « futuriste et minimaliste qui allie durabilité, technologie et design, tout en défiant la classification dans un segment de marché existant. »

Il est destiné « aux citoyens du monde et aux jeunes innovateurs urbains », excusez du peu.

Sur le prix, impossible de donner tort à Fisker : le SUV débutera à 29 900 $, et tombera même à 22 400 $ après avoir déduit les crédits d’impôts aux Etats-Unis.

Le Fisker PEAR sera produit dans l’usine de Lordstown, dans l’Ohio, ce qui lui permettra de bénéficier des subventions que le gouvernement Biden accorde aux véhicules électriques produits sur le sol américain.

Détail important : la production sera sous-traitée à Foxconn, le fabriquant des iPhones, ce qui est un gage de sérieux pour un véhicule devant être produit en masse.

Le PEAR, un SUV avant tout simple et léger

L’argument principal du PEAR, c’est sa simplicité. D’après Fisker, il possèdera 35% de pièces en moins par rapport au Fisker Ocean, le SUV de plus grande taille que Fisker commercialise déjà.

L’autonomie annoncée est de 300 miles, soit 480 kilomètres, un chiffre respectable dans cette gamme de prix. Le PEAR sera sans doute aidé par sa légèreté, due au faible nombre de pièces.

Le SUV possède un signe distinctif : une porte rétractable à l’arrière, qui permet de ranger facilement des objets dans le coffre sans craindre de ne pas parvenir à le refermer.

Fisker promet de produire 250 000 PEAR par an, mais il n’a pas précisé à partir de quand son sous-traitant Foxconn atteindra cette cadence.

C’est là que réside le plus gros doute concernant ce véhicule : la date de son entrée en service. Fisker annonce que le PEAR sortira en 2024, mais rien n’est moins sûr.

En effet, le constructeur avait accumulé les retards pour la livraison de son SUV Ocean : certains acheteurs qui devaient le recevoir dès 2021 ne l’ont finalement reçu que récemment, en 2023.

De plus, Fisker ne s’est pas contentée d’annoncer le PEAR : elle a aussi présenté à la même occasion le Fisker Alaska, un pick-up léger, et le Fisker Ronin, un coupé concurrent du Roadster de Tesla. Un programme trop ambitieux ?

De nombreuses startups de voitures électriques ont récemment connu des problèmes de montée en cadence, notamment en raison de la crise du covid et des problèmes d’approvisionnement en semiconducteurs. Souhaitons que Fisker échappe cette fois-ci à la règle.

Et de quatre pour Waymo : l’opérateur de taxis autonomes ajoute Austin à la liste des villes qu’il dessert, après Phoenix, San Francisco et Los Angeles.

Dans un communiqué publié sur son blog, la filiale de Google annonce qu’elle débutera une première phase d’exploitation cet automne, et proposera ensuite au public des courses en taxi 100% autonome.

En mars dernier, Waymo avait déjà indiqué mener des tests à Austin. Ceux-ci semblent avoir été concluants, puisque son installation officielle dans cette ville du Texas n’arrive que quelques mois plus tard.

L’entreprise précise que ses robotaxis couvriront une « grande partie de la ville », de jour et de nuit, sans toutefois mentionner si elle desservira l’aéroport international, qui représente l’essentiel du trafic de taxis à Austin.

Waymo transportera toujours ses clients dans des Jaguar E-Pace électriques. Ces véhicules sont équipés de lidars et de caméras leur permettant de proposer une autonomie de niveau 5, l’échelon le plus haut dans la réglementation.

Un cadre réglementaire plus accommodant qu’en Californie

Ce n’est pas par hasard que Waymo a choisi une ville texane pour implanter sa quatrième base. Le cadre réglementaire y est en effet plus accommodant qu’en Californie, où la plupart des acteurs de la voiture autonome sont installés.

En effet, l’état du Texas vient d’adopter des lois qui faciliteront le développement des voitures autonomes, et qui leur permettront notamment d’être exemptées de certaines obligations réglementaires.

Alors que la ville de San Francisco semble sur le point d’accorder à Waymo son accord définitif pour opérer ses robotaxis sans conducteur, l’entreprise mise sans doute sur Austin au cas où l’approbation de l’état de Californie mettrait du temps à arriver.

Cela n’est pas impossible, car de nombreuses voix s’élèvent à San Francisco contre les taxis autonomes, qui se sont fait remarquer lors de nombreux incidents. Des robotaxis avaient par exemple provoqué des embouteillages en s’arrêtant en pleine rue, et bloqué le passages de camions de pompiers.

Waymo confiant pour l’avenir

Le fait que Waymo s’installe officiellement à Austin est de bon augure pour l’avenir des voitures autonomes.

L’entreprise vient d’annoncer qu’elle abandonnait ses activités dans les camions électriques pour se concentrer sur les robotaxis. Le fait qu’elle ouvre une nouvelle base montre qu’elle est confiante dans les capacités de ses voitures, et qu’elle pense obtenir d’ici peu un aval réglementaire pour opérer sans conducteur de sécurité.

Nous aurons sans doute un meilleur aperçu des capacités de Waymo lors des jeux olympiques de Paris : à cette occasion, l’entreprise devrait opérer une navette autonome entre Roissy et La Défense. Ce sera peut-être un moment de vérité pour l’avenir de l’automobile.

De nombreux observateurs y croient : d’après la banque Morgan Stanley, Waymo vaudrait plus de 175 milliards de dollars, soit plus d’un dixième de la valeur de sa maison mère Google.

Un petit pas pour l’humanité, mais un grand pas pour la moto japonaise. Kawasaki s’apprête à lancer les versions électriques de ses légendaires motos Ninja et Z.

D’après le site canadien Motorcycle.com, Kawasaki vient de déposer une demande d’homologation en Australie pour ces nouvelles motos. Les données d’homologation confirment leurs noms officiels : elles s’appelleront Ninja e-1 et Z e-1.

Il est donc fort probable que ces motos Kawasaki électriques débarquent rapidement dans le reste du monde. La marque avait d’ailleurs confirmé, lors du salon de la moto EICMA 2022 à Milan, qu’elles seraient lancées en 2023. Leur date exacte de sortie n’est toutefois pas confirmée.

Il s’agit ni plus ni moins des premières motos électriques lancées par une marque japonaise, ce qui marque un tournant dans l’histoire de la moto. En effet, Kawasaki est la première des quatre grandes marques japonaises historiques (Kawasaki, Honda, Yamaha, et Suzuki) à sauter le pas.

Le fait que Kawasaki reprenne les noms Ninja et Z montre que le groupe souhaite réellement se lancer dans l’électrique. Ces séries de motos ont été déclinées en de nombreuses versions thermiques de différentes puissances à travers les années, ce qui leur a conféré pour certaines un statut iconique.

Ces motos électriques manquent-elles d’ambition ?

Les masses certifiées de ces motos seront de 135 kg pour la Z e-1, et 140 kg pour la Ninja e-1. Leur structure sera empruntée aux Kawasaki Ninja 400 et Z400, des motos thermiques de 400 centimètres cubes.

Bien que l’initiative électrique de Kawasaki soit louable, on peut d’ores et déjà regretter que les capacités annoncées des batteries soient trop faibles. Ces motos seront équipées chacune de deux batteries amovibles de 12 kg, ce qui leur conférera une capacité totale de 3 kWh seulement.

En comparaison, les batteries des motos électriques de Zero Motorcycles, l’une des marques leader dans l’électriques, font entre 7 et 17 kWh. Même les motos légères et low-cost de SONDORS, une startup américaine très prometteuse, ont des batteries d’au moins 4 kWh.

Avec ces petites batteries, ont peut donc affirmer sans trop de risque que l’autonomie des Kawasaki Ninja e-1 et Z e-1 ne dépassera pas les 100km. Ce seront donc malheureusement de simples motos urbaines légères, destinée à faire de petits aller-retours.

Espérons donc que Kawasaki lancera à l’avenir d’autres motos plus adaptées aux vraies capacités des batteries actuelles, qui permettront de véritablement faire entrer la marque dans l’ère électrique.

Et que les marques japonaises concurrentes suivront : si elles ne le font pas, elles risquent d’être distancées par des marques plus disruptives venant notamment de Chine et des Etats-Unis, ce qui serait dommageable pour l’industrie japonaise de la moto dans son ensemble.