D’après une dépêche de Reuters, Donald Trump va supprimer le crédit d’impôts de 7500 $ que l’état américain accorde pour tout achat d’une voiture électrique. Une décision qui n’est guère surprenante, sauf… qu’elle aurait été approuvée par Elon Musk, le PDG de Tesla.

Elon Musk a investi 120 millions de dollars pour soutenir la campagne de Trump, ce qui a sans doute facilité sa victoire. Il est donc devenu l’un des conseillers les plus proches du futur président, ce qui lui permet d’influer directement sur les décisions que prendra Trump dès qu’il sera au pouvoir.

Et le PDG de Tesla aurait donc incité Donald Trump à supprimer cette aide gouvernementale à l’achat des voitures électriques. Serait-il devenu fou ? A première vue, la suppression de cette subvention paraît catastrophique pour Tesla, puisque cela va faire renoncer de nombreux clients potentiels.

Tesla va-t-elle profiter de la suppression des aides à l’achat ?

Cependant, il s’agit sans doute d’une prise de risque calculée. En effet, Elon Musk avait déclaré en juillet dernier, lors de la publication des résultats de Tesla, que supprimer cette aide à l’achat serait bénéfique pour la marque sur le long terme.

La raison est simple : Tesla dispose déjà d’une base solide de clients qui n’envisagent pas de se tourner vers une autre marque. Subvention de 7500$ ou pas, ils pourraient choisir d’acheter quand même une Tesla par fidélité à l’entreprise.

Or, ce n’est pas le cas pour la concurrence : les autres constructeurs de voitures électriques ont un fan-club beaucoup moins étoffé, et pourraient quant à eux perdre de nombreux clients, ce qui bénéficierait à Tesla au final.

La pari d’Elon Musk est tout de même risqué. De plus, il va malheureusement à l’encontre de l’objectif premier de Tesla, à savoir réduire l’impact de l’automobile sur le changement climatique.

Cette décision pourrait aussi être une concession d’Elon Musk envers Donald Trump : en l’échange de la suppression de la subvention, Musk pourrait avoir négocié des restrictions pour l’importation de voitures électriques chinoises aux Etats-Unis.

Donald Trump pourrait par exemple annoncer des droits de douanes plus élevés pour les voitures chinoises, pour forcer les constructeurs de l’Empire du milieu à installer leurs usines aux Etats-Unis.

La suppression des subventions est en tout cas une très mauvaise nouvelle pour les constructeurs historiques américains. Ils sont déjà à la traîne dans le domaine des voitures électriques : par exemple, Ford vient d’annoncer qu’elle allait mettre en pause la production du pickup électrique F150, faute de ventes.

Ces constructeurs de Detroit vont sans doute considérablement souffir, car leurs marges déjà faibles vont se retrouver à nouveau réduites.

Tesla peut-elle donc commencer à se frotter les mains ? Les investisseurs semblent le penser, puisque l’action Tesla est actuellement en hausse de 2% suite à l’annonce de l’arrêt des subventions pour les voitures électriques aux Etats-Unis.

La Kia EV3 est enfin sortie en France, et c’est peu dire que la voiture était très attendue. Mais est-ce vraiment le « game changer » promis par le PDG de la marque ? Si l’autonomie et l’équipement sont bien au rendez-vous, le prix laisse un peu à désirer.

La Kia EV3 aurait pu être enfin la voiture électrique accessible au plus grand nombre : il s’agit d’un SUV de petite taille, avec une bonne autonomie, et qui propose un niveau de confort satisfaisant sans s’égarer dans du superflu.

La plupart des spécialistes s’attendaient à ce qu’elle vienne bousculer le marché, en proposant un rapport prix/autonomie très concurrentiel, voire disruptif par rapport à ses rivales.

Le pari semble d’ailleurs réussi en Corée du Sud, son marché d’origine : là-bas, le prix de départ de la Kia EV3 n’est que de 42 millions de wons, soit 28200€.

Malheureusement, en France, la situation est bien différente. En effet, Kia vient de dévoiler les prix officiels de l’EV3. Avouons que nous sommes légèrement déçus, car la voiture se place exactement dans la même gamme de prix que ses concurrentes.

Voici les prix détaillés en fonction des versions :

Version de la Kia EV3BatterieAutonomie
(WLTP)
Prix de départ
Standard58.3 kWh436 km35 990 €
Autonomie longue81.4 kWh605 km40 990 €
Earth58.3 kWh590 km38 390 €
Earth Autonomie longue81.4 kWh582 km43 090 €
GT-Line81.4 kWh582 km45 990 €

On constate que le rapport prix/autonomie est de 68€/km dans le meilleur des cas, c’est à dire pour la version Autonomie longue. Pour la version standard, ce rapport augmente à 82€/km.

Ces valeurs sont très bonnes pour une voiture de cette gamme, mais sans être réellement disruptifs. La Kia EV3 fait légèrement mieux que la Tesla Model Y Grande Autonomie, qui a un rapport prix/autonomie de 65 €/km (38990€ bonus déduit pour 600 km d’autonomie).

La Kia EV3 ne profite pas du bonus, et c’est dommage

Soyons honnêtes envers la Kia EV3 : il faut dire que la marque coréenne est désavantagée par un facteur déterminant. Le petit SUV n’est pas éligible au bonus écologique, fabrication à Séoul oblige. Si l’on enlevait 4000€ au prix, on ne serait plus très loin des tarifs très intéressants pratiqués au pays du Matin Calme.

Heureusement, l’EV3 se rattrape sur d’autres aspects que le prix, qui sont essentiels. Notamment sur l’équipement, plutôt fourni pour une voiture dans cette gamme de prix, et notablement meilleur que sur une Tesla. La critique l’encense aussi pour son design simple et moderne, qui rappelle sa grande soeur l’EV9 (qui a connu un grand succès aux Etats-Unis).

La Kia EV3 trouvera donc très facilement son public, comme l’avait prévu la presse : sur de nombreux aspects, elle est supérieure à ses rivales comme la Peugeot 2008 électrique, la Kia EV3 ou la Volkswagen ID3. Mais ce ne sera peut-être pas la voiture grand public que l’on attendait depuis longtemps.

Attention, cela pourrait changer : à l’avenir, l’EV3 sera également produite en Slovaquie, ce qui pourrait la rendre éligible au bonus écologique, et la rendre réellement disruptive sur les prix.

Peut-être est-ce le bon moment d’acheter une Tesla Model Y. Pour préparer l’arrivée de la Model Y restylée, ou Juniper, qui pourrait sortir dès fin novembre, la marque propose de grosses remises sur les voitures en inventaire : jusqu’à -4000€ en plus du bonus écologique.

Grâce à ces remises, la Model Y est maintenant disponible à partir de 36990€ (pour la version propulsion, la moins chère). Il s’agit des promos parmi les plus importantes jamais proposées par Tesla.

Et c’est encore mieux dans d’autres pays européens : en Allemagne, par exemple, les réductions vont jusqu’à -6000€.

Ces remises se cumulent avec une autre offre particulièrement intéressante : jusqu’au 31 décembre 2024, Tesla offre une année complète de recharge gratuite sur son réseau de superchargeurs. Les conditions sont très simples : il suffit de commander une Model Y et de se la faire livrer avant la fin de l’année.

Cette recharge offerte promet de faire de belles économies : en fonction de la fréquence à laquelle vous utilisez les superchargeurs, cela équivaut à une somme comprise entre 100 et plus de 1000 euros.

Pourquoi Tesla se lance-t-elle dans une telle opération pour écouler à tout prix ses Model Y ?

Tesla en difficulté avant la sortie de la Model Y Juniper

Il y a deux explications. Tout d’abord, l’entreprise d’Elon Musk vient de connaître une année particulièrement difficile en Europe. Pour l’instant, Tesla a vendu 85000 voitures de moins en 2024 par rapport à l’année dernière à la même date.

Au troisième trimestre, Tesla n’a livré que 462 890 véhicules dans le monde. Il s’agit d’une augmentation de 6% par rapport à l’année dernière, mais les analystes s’attendaient à plus : l’action TSLA a lourdement chuté à l’annonce de ces chiffres début octobre.

Sur 2024, Elon Musk prévoit toujours de battre le record atteint l’année dernière. Mais d’après de nombreux commentateurs, cela sera très compliqué en raison de la faiblesse de la demande en Europe et aux Etats-Unis.

Mais ces grosses promos sur la Tesla Model Y s’expliquent aussi par l’arrivée imminente de la version restylée, aussi appelée Model Y Juniper. La production de masse de la voiture doit débuter fin novembre : Tesla veut donc écouler tout son inventaire existant avant que les Juniper n’arrivent sur le marché.

C’est également pour cette raison que les Model 3 ne profitent pas de cette promo : la voiture ayant déjà été restylée, ses ventes ont connu une augmentation grâce à la nouvelle version.

Alors, faut-il profiter dès maintenant de la remise de 4000€ sur la Model Y, ou vaut-il mieux attendre la version Juniper restylée ? Tout dépend de ce que vous privilégiez : avoir le dernier modèle, ou prendre soin de votre portefeuille.

Mercedes vient de dévoiler de nouvelles informations sur la future CLA électrique, qui sera le modèle « abordable » de la marque. Dans une vidéo publiée sur Youtube, son PDG, Ola Källenius, montre un essai de la voiture sur circuit.

La Mercedes CLA électrique est le premier modèle d’une nouvelle famille de voitures qui annonce un « nouveau chapitre » pour le segment d’entrée de gamme chez Mercedes.

La sortie de la voiture est prévue en 2025. Dans la vidéo, la CLA est masquée par un camouflage, mais certains détails sont visibles, notamment la forme des phares. Ceux-ci contiennent un détail intéressant : le célèbre logo de Mercedes est intégré directement dans l’optique.

Et surtout, la vidéo confirme que la voiture est proche du design du concept-car, que Mercedes avait dévoilé début 2024. Ce design pourrait rencontrer un certain succès : d’après de nombreux commentateurs, il allie à merveille le design iconique de Mercedes à la modernité.

« Avec la CLA, nous augmenterons considérablement chaque de ce que nos clients peuvent attendre d’une Mercedes dans ce segment. La plateforme modulaire permet une flexibilité maximale : nous pouvons proposer le CLA dans un groupe motopropulseur électrique de pointe et une version hybride. Et notre système d’exploitation, MB. OS en fera la voiture la plus intelligente que nous ayons jamais construite. », a déclaré Ola Källenius dans un communiqué de presse.

La Mercedes CLA électrique sera l’une des voitures les plus efficientes du marché

Ce nouveau modèle se démarquera surtout par son efficience inégalée. Mercedes a intégré les technologies développées pour la gamme EQXX, et a peaufiné l’aérodynamique pour obtenir une traînée extrêmement faible.

Grâce à ces avancées, la consommation de la voiture ne sera que de 12kWh/100 km, un chiffre pratiquement inégalé dans l’industrie automobile. Cela permettra à la CLA électrique d’atteindre 750 km d’autonomie.

La voiture est basée sur la plateforme MMA de Mercedes (Mercedes-Benz Modular Architecture). Sa batterie aura une tension de 800 Volts, ce qui permettra de la recharger de façon ultra-rapide : plus de 400 km d’autonomie pourront être récupérés en 15 minutes.

La CLA électrique sera dotée de la toute dernière suite logicielle de la marque allemande, baptisée MB.OS. Il s’agira ni plus ni moins du « cerveau » de la voiture, selon la dénomination utilisée par Ola Källenius.

Les premières livraisons de la nouvelle CLA auront lieu courant 2026. Le prix n’a pas été officialisé, mais il pourrait être de 50000€ environ. Voilà qui devrait permettre de rendre Mercedes accessible à un nouveau public.

Kia est-elle sur le point de sortir un nouveau best-seller électrique ? La Kia EV2, la future citadine à petit prix du constructeur coréen, a été aperçue en tenue de camouflage, signe qu’elle a débuté ses essais sur route.

C’est le youtubeur coréen HealerTV qui a repéré le prototype sur les routes de Séoul. Malgré le camouflage destiné à masquer le design de l’EV2, on reconnaît des signes distinctifs de la nouvelle identité de Kia.

La petite voiture est toute en hauteur, de façon similaire à la Kia EV3, mais avec un aspect qui rappelle encore plus une box car japonaise. Son toit qui se prolonge vers l’arrière accentue son profil aérodynamique, ce qui lui donne un air de citadine futuriste, d’après le vidéaste.

On ne voit pas la prise de recharge, mais elle est vraisemblablement située côté passager, comme sur toutes les nouvelles Kia électriques.

La date de sortie de la Kia EV2 en France et en Europe est déjà pratiquement connue : le PDG de la marque, Ho-Sung Song, a confirmé que la voiture sortirait courant 2026. Et le fait que l’on ait aperçu un prototype montre que les essais sur route de l’EV2 sont déjà bien avancés, et indique que sa sortie est relativement proche.

La Kia EV2 va-t-elle révolutionner la voiture électrique avec son petit prix ?

La Kia EV2 pourrait avoir un impact majeur sur l’automobile électrique française et européenne. La voiture sera très adaptée aux usage urbains, et surtout, elle sera vendue à un prix très intéressant : aux alentours de 25000€.

Elle sera donc en concurrence avec d’autres petites électriques grand public : la future Renault Twingo électrique, la Citroën ë-C3, mais aussi la Renault 5 électrique.

Mais, d’après plusieurs spécialistes coréens, son autonomie pourrait être de 480 kilomètres, un chiffre impressionnant à ce prix, qui pourrait définir une nouvelle norme en termes de rapport prix/autonomie et ringardiser ses concurrentes.

Ainsi, elle pourrait suivre les traces de sa grande soeur la Kia EV3, qui s’annonce d’ores et déjà comme un succès majeur : en effet, la compacte a impressionné la presse lors de ses essais. Et ce n’est pas la seule Kia électrique à se faire remarquer : aux Etats-Unis, la Kia EV9, le grand SUV électrique de la gamme, a permis à la marque d’enregistrer des ventes record.

La Kia EV2 sera produite à Žilina, en Slovaquie, ce qui permettra d’éviter toute taxe à l’importation, contrairement aux modèles chinois. Cela réduira également son impact écologique en réduisant l’impact carbone de son importation.

Il faudra donc suivre la marque Kia avec attention ces prochains mois, d’autant qu’elle prévoit une sortie majeure en mars 2025 : la Kia EV4, qu’elle définit comme « une berline d’un genre complètement nouveau ».

Anne Hidalgo pourrait-elle bientôt s’inspirer d’Oslo, en Norvège ? Cette ville vient en effet d’instaurer une mesure unique au monde : à partir du 1er novembre, seuls les taxis électriques seront autorisés à y circuler.

Les chauffeurs de taxi n’ont pas été pris de court : la ville d’Oslo les avait prévenus dès septembre 2020 qu’ils ne pourraient plus effectuer de courses en voiture thermique. Avec une exception : les trajets qui sortent des limites de la ville. Ils ont donc eu le temps de se préparer et d’effectuer les investissements nécessaires.

Le lobby des taxis avait appelé à ce que l’entrée en vigueur de la mesure soit repoussée à 2027, sans succès : les taxis non électriques ont bien été interdits comme prévu ce 1er novembre 2024.

La Norvège, un pays précurseur de la transition électrique

Il faut dire que la ville a de sérieux arguments. La plupart des nouvelles voitures immatriculées en Norvège sont déjà électriques : en 2023, la part de marché des voitures 100% électriques était de 82%, et la grande majorité du reste des immatriculations étaient des véhicules hybrides.

A Oslo, 90% des nouveaux taxis étaient électriques en 2023, d’après l’administration publique des routes norvégiennes.

Et ce n’est pas tout : depuis septembre 2024, il y a désormais plus de voitures électriques que de voitures thermiques en circulation dans le pays (754,303 électriques contre 753,905 thermiques très exactement).

De nombreuses villes norvégiennes prennent maintenant exemple sur Oslo, et ont à leur tour annoncé des dates limites à partir desquelles seuls les taxis électriques pourront circuler.

Cela peut sembler paradoxal dans un pays dont l’économie vit énormément des exportations de pétrole. Mais cette richesse est également un avantage pour accélérer la transition énergétique : le pouvoir d’achat des habitants est l’un des plus élevés au monde, ce qui leur permet de facilement investir dans des voitures électriques.

A l’étranger, des initiatives similaires à celles d’Oslo voient également le jour : ainsi, la ville de Shanghai prévoit que sa flotte de bus et de taxis soit entièrement électrique d’ici 2027.

Bientôt l’interdiction des taxis non électriques à Paris ?

Alors, Anne Hidalgo s’inspirera-t-elle de ces mesures pour la ville de Paris ? Cela n’est pas impossible, mais elle devra faire face aux nombreuses contraintes qui freinent l’essor de la voiture électrique en France.

À commencer par le prix élevé des voitures électriques dans notre pays, à comparer au pouvoir d’achat de plus en plus faible de nombreux français, alors que le pays fait face à une crise budgétaire sans précédent.

Le nombre de bornes de recharge sera également déterminant : il s’agit en effet de l’un des obstacles principaux à l’adoption de l’électrique, car de nombreux parisiens n’ont pas de parking privatif dans lequel ils peuvent installer leur propre borne de recharge.

Anne Hidalgo a néanmoins déjà annoncé une mesure qui va dans le bon sens : le parc automobile de la ville de Paris sera entièrement non-thermique d’ici 2030.

Waymo semble être sur la bonne voie pour résoudre le problème de la conduite autonome, et les investisseurs ne s’y sont pas trompés. La filiale de Google vient de conclure une levée de fonds d’un montant record, qui la valorise à 45 milliards de dollars.

Cette levée de fonds, à laquelle ont participé Alphabet, la maison mère de Google, mais aussi de nombreux mastodontes de la finance, a permis à Waymo de lever 5,6 milliards de dollars d’argent frais pour lui permettre de développer son service de conduite autonome aux Etats-Unis.

D’après le site spécialisé Automotive News, qui cite des sources proches du dossier, cette levée de fonds valorise Waymo à un montant record de 45 milliards de dollars.

Cela représente environ 2% de la valeur totale d’Alphabet, ce qui paraît faible, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit de la quatrième valorisation boursière mondiale. Alphabet est en effet valorisée à plus de 2120 milliards de dollars, juste derrière Apple, Nvidia et Microsoft.

Le FSD de Tesla est-il trop valorisé par rapport à Waymo ?

Tesla, le concurrent le plus direct de Waymo avec son système de conduite autonome FSD, est quant à elle valorisée à « seulement » 770 milliards de dollars. Cependant, la part du FSD dans cette valorisation n’est pas connue, car Tesla n’a jamais effectué de levée de fonds spécifiquement pour la conduite autonome.

De plus, les efforts récents de Tesla dans le domaine n’ont pas plu aux investisseurs. En effet, le cours de bourse de l’entreprise d’Elon Musk s’est effondré de plus de 9%, soit près de 70 milliards de dollars, lorsqu’elle a dévoilé son taxi autonome Cybercab le 10 octobre dernier.

Les investisseurs semblent douter de la capacité de Tesla à réellement opérer des taxis sans conducteur : le FSD est pour l’instant très peu fiable, avec un désengagement du système tous les 130 km en moyenne, un chiffre largement insuffisant.

De son côté, Waymo prouve un peu plus chaque jour que son système de conduite autonome est capable d’opérer des taxis sans intervention humaine. L’entreprise vient en effet de passer le cap des 150000 courses en taxi sans conducteur par semaine. Le nombre de courses a ainsi été multiplié par 10 depuis 2023 !

Cela correspond à 1 million de kilomètres autonomes parcourus chaque semaine, un chiffre impressionnant, d’autant plus que l’entreprise n’a pas connu d’incident majeur depuis plusieurs mois.

Grâce à l’argent qu’elle a récemment levé, Waymo compte s’implanter dans la ville d’Atlanta, en Géorgie, et renforcer ses opérations à Austin et San Francisco. Elle veut aussi consolider son partenariat avec Uber, qui pourrait permettre de démocratiser ses avancées récentes auprès du grand public.

Audi vient de dévoiler 4 nouvelles variantes de l’A6 e-tron, dont la sortie en France est imminente. On connaît donc maintenant le prix de la version de base de la berline électrique, qui est 13000 € moins chère que les configurations présentées jusqu’à maintenant.

Parmi les nouvelles variantes dévoilées figure l’Audi A6 e-tron de base, qui sera vendue à un prix de 62800 €. Il ne faudra donc plus l’appeler Sportback comme c’était le cas jusqu’à maintenant, mais simplement A6 e-tron, Audi ayant decidé de simplifier sa nomenclature.

Cette variante de base est dotée d’une plus petite batterie que les versions « performance », qu’Audi avait présentées lors du lancement de la voiture en juillet dernier. Elle conserve malgré tout une autonomie plus que suffisante pour la plupart des utilisations, avec 627 kilomètres.

C’est à comparer aux 757 km d’autonomie de la version performance déjà annoncée, qui est vendue à 77200 €, soit une différence de plus de 13000 €. Cela représente tout de même 100€ pour chaque kilomètre d’autonomie supplémentaire. Mais peut-être est-ce le prix de la tranquillité ?

Audi a également dévoilé la version de base de l’A6 e-tron Avant, c’est à dire le modèle break en langage Audi. Celle-ci sera proposée au prix de 64450€, pour une autonomie logiquement un peu plus faible de 598 km. Saluons ici le fait que la marque allemande continue à proposer des breaks, à contre-courant de la plupart des autres constructeurs, qui se contentent des très lucratifs SUVs.

On connaît maintenant les prix des Audi A6 e-tron quattro

En plus de ces deux variantes de base, Audi a également révélé deux nouvelles versions quattro de l’A6, dotées d’une transmission intégrale. L’A6 e-tron quattro « sportback » sera vendue à 79800€, et l’Avant e-tron quattro au prix de 81450€.

Ces versions plairont aux amateurs de performances avec leur accélération de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes, et elles auront tout de même des autonomies excellentes de 716 et 685 km respectivement.

Les nouvelles variantes n’apparaissent pas encore sur la page officielle d’Audi, mais cela devrait être une question de jours puisque la marque a déjà annoncé officiellement les prix sur son blog.

La date de sortie de l’Audi A6 e-tron n’est pas connue exactement, mais se situera selon toute vraisemblance en novembre ou décembre 2024, voire début 2025 si la marque prend un peu de retard. Les journalistes ont en tout cas été conviés pour des essais officiels au mois de novembre.

L’Audi A6 e-tron pourrait être un succès pour Audi : elle est basée sur la même plateforme électrique que sa cousine version SUV, l’Audi Q6 e-tron. Il s’agit de la plateforme PPE développée avec Porsche. Or, l’Audi Q6 e-tron a déjà rencontré un succès d’estime en récoltant de très bons avis de la part des journalistes spécialisés.

Xiaomi, qui a d’ores et déjà rencontré le succès avec sa SU7 électrique, s’apprête à en lancer la version performance ce mardi 29 octobre. Baptisée Xiaomi SU7 Ultra, elle sera capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en moins de 2 secondes, un record pour une voiture de cette catégorie.

Lei Jun, le PDG de Xiaomi, a annoncé la date du lancement sur le réseau social Weibo. Il a déclaré que la SU7 ultra offirait « des performances de pointe, une technologie de pointe et une expérience de conduite de pointe ». Elle pourra être conduite dans n’importe quelle rue, mais aussi sur circuit, où elle dévoilera pleinement ses performances incroyables.

A la veille de la sortie, la marque a révélé de nouvelles informations sur la voiture :

  • elle sera équipée de freins de compétition en céramique et carbone, capables d’opérer jusqu’à une température de 1300° pour un freinage optimal. Il s’agira des freins à disque les plus grands jamais installés sur une voiture de sport, avec un diamètre de 430 mm.
  • elle sera doté de 3 moteurs électriques Xiaomi, dont deux moteurs « V8s » et un moteur « V6s ». (Attention, rien à voir avec les moteurs V8 et V6 qui existent sur les voitures thermiques.)
  • Grâce à ces moteurs, la puissance totale sera de 1138 kW.

Cette puissance inégalée lui permettra d’accélérer de 0 à 100 km/h en 1,97 secondes, et d’atteindre une vitesse maximale de plus de 350 km/h. La recharge ne sera pas en reste : grâce à la nouvelle batterie Qilin de CATL, il sera possible de recharger entièrement la Xiaomi SU7 Ultra en 12 minutes seulement, un autre record.

La SU7 Ultra, des performances incroyable au prix d’une voiture de sport standard

Ces performances dignes d’une hypercar seront accessibles à un prix qui restera « raisonnable » : le prix d’entrée sera de 800 000 yuans, soit 103 800 €.

Cela paraît cher, mais c’est à comparer avec les seules autres voitures de série capables de rivaliser avec ces performances. Il n’en existe en fait que deux : la Rimac Nevera, avec un 0 à 100 km/h en 1,82 secondes, et la Tesla Model S Plaid, qui est battue ( 0 à 100 km/h en 2,1 secondes).

Cependant, ces deux voitures sont plus chères : la Tesla Model S plaid coûte 107 990 € minimum, et la Rimac Nevera est estimée à plus de 3 millions d’euros.

Quant à la Bugatti Chiron, la voiture thermique qui s’approche le plus des performances de la Xiaomi SU7 Ultra, elle fait pâle figure à côté de la nouvelle chinoise : elle n’abat le 0 à 100 km/h qu’en 2,3 secondes, pour un prix de plus de 2 millions d’euros !

A ce prix, la Xiaomi SU7 Ultra viendra également concurrencer des voitures plus grand public, comme la Porsche Taycan. Voilà qui n’arrangera pas les affaires de Porsche et de Volkswagen, qui connaissent déjà des difficultés en Chine suite au succès des marques chinoises, notamment BYD.

La Xiaomi SU7 standard avait rencontré un succès incroyable : elle s’était vendue à 50 000 exemplaires en 27 minutes le jour de sa commercialisation. Même le PDG de Ford, Jim Farley, avait révélé qu’il l’avait essayée, et l’avait adorée. La voiture est souvent comparée à une Apple Car chinoise.

Espérons pour Xiaomi que la SU7 Ultra rencontrera un accueil similaire. Rendez-vous ce mardi 29 octobre pour savoir si son lancement provoquera un buzz similaire à celui qui avait accompagné le lancement du modèle de base.

La date de sortie de la Tesla Model Y restylée, ou Model Y « Juniper », commence à se préciser. D’après le site spécialisé CarNewsChina, la voiture pourrait entrer en production en octobre 2024, et sortir dès fin novembre.

Un blogueur chinois connu pour l’exactitude de ses informations sur l’automobile, et proche de la Gigafactory de Tesla à Shanghai, a révélé que la production de la Model Y restylée pourrait débuter le 22 octobre prochain, à une cadence de 12 exemplaires par jour.

Il s’agirait d’un test de la chaîne de production, avant de lancer la fabrication de masse de la nouvelle version de la Model Y.

Le site CarNewsChina ajoute que, d’après une source fiable mais anonyme, la production de masse démarrerait fin novembre à la Gigafactory Shanghai. La date de sortie de la Model Y restylée se situerait donc fin novembre ou début décembre.

Tesla n’a pas encore confirmé la date de sortie de la Model Y restylée

Ces informations contredisent la version officielle de Tesla. En effet, dans un email envoyé aux salariés en février dernier, Elon Musk assurait que la Model Y Juniper ne sortirait pas en 2024. Il a avait ensuite confirmé cette information à plusieurs reprises sur son compte X.

Cependant, si une date de sortie en novembre 2024 se confirmait, ce ne serait pas la première fois que Tesla surprendrait ses clients en sortant un modèle sans prévenir. Cela avait été le cas pour la Model 3 restylée, dont Tesla n’avait confirmé l’existence que quelques semaines avant sa sortie officielle.

Sortir la Model Y Juniper plus tôt qu’annoncé officiellement pourrait également être une stratégie payante pour Tesla : cela pourrait lui permettre d’éviter un « effet Osborne », c’est à dire que les clients cessent d’acheter la version actuelle de la voiture en anticipant la sortie d’une version améliorée.

La Model Y restylée roule déjà

Un prototype de la Tesla Model Y restylée a par ailleurs déjà été aperçu dans les rues de Palo Alto, en Californie, ce qui confirme que la voiture est bel et bien entrée en phase active d’essais.

Le design officiel n’a pas encore fuité, mais selon plusieurs sources, il sera très similaire à celui de la nouvelle Model 3 : la voiture sera reconnaissable par sa face avant et ses phares affinés. La Model Y pourrait être agrémentée d’une barre lumineuse à l’arrière, ce qui permettra de la distinguer plus facilement de la Model 3, les deux modèles étant plutôt similaires.

La Tesla Model Y est actuellement produite dans 4 Gigafactories à travers le monde : Shanghai, Berlin, Fremont (Californie), et Austin (Texas). Elle est le modèle le plus vendu de Tesla, et la voiture électrique la plus vendu au monde. Mais surtout, c’est la voiture qui s’est le mieux vendue en 2023 toutes catégories confondues, thermiques incluses.

Rendez-vous dans quelques jours pour savoir si la production de la Model Y restylée a bel et bien démarré, et peut-être pour des informations officielles de la part d’Elon Musk.