L’aéroport de Nice – Côte d’Azur vient d’annoncer un partenariat avec la startup de taxis volants Lilium. Dès 2026, des taxis volants électriques relieront Nice à d’autres villes de la région, et offriront une alternative plus écologique à l’hélicoptère.

La startup allemande Lilium, spécialisée dans la construction de taxis volants eVTOL (electric Vertical Take-Off and Landing) a annoncé aujourd’hui la signature du contrat sur son site officiel.

Des Lilium Jet, le nom du modèle de taxi volant construit par l’entreprise, relieront plusieurs destinations majeures de la Côté d’Azur dès 2026 : Nice, Monaco, Cannes et Saint-Tropez.

De plus, Lilium envisage la construction de vertiports adaptés aux taxis volants sur les sites de Sophia Antipolis, Aix-en-Provence et Marseille, ce qui permettra d’ajouter par la suite ces destinations au réseau.

Sébastien Borel, CCO de Lilium , a déclaré : « En tant que société véritablement européenne basée à Munich, en Allemagne, avec des essais en vol en Espagne et des racines naissantes en France, Lilium est extrêmement fière de pouvoir contribuer à la création du premier réseau eVTOL régional, et le premier réseau commercialement viable de l’UE. Nous voyons un énorme potentiel dans cette région et nous avons hâte de voir notre Lilium Jet y voler bientôt. »

Le taxi volant, un moyen de transport écologique ?

L’aéroport de Nice est le troisième aéroport français avec 14 millions de passagers par an, juste derrière Paris Orly et Charles de Gaulle.

D’après Lilium, ce partenariat permettra de transporter des passagers à partir de Nice de façon écologique : à partir de 2030, les vols seront totalement neutres en carbone. De plus, ces taxis volants n’émettront directement aucun gaz à effet de serre, et auront un niveau de bruit très réduit.

Pour développer ce réseau de taxis volants, Lilium a également signé un partenariat avec l’opérateur italien de vertiports UrbanV, et les aéroports de Cannes et du golfe de Saint-Tropez.

Franck Goldnadel, Président du Directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur, a déclaré : « Cette collaboration avec Lilium et notre filiale UrbanV marque une étape importante dans la transformation et la décarbonation de la mobilité aérienne régionale. Notre territoire offre une opportunité unique de survoler la mer pour relier directement les principales destinations économiques, culturelles ou touristiques. Alternative complémentaire à l’hélicoptère, l’eVTOL a sa place dans le transport aérien proposé depuis Nice Côte d’Azur, laboratoire de l’aéroport de demain, porte d’entrée et de sortie d’un territoire enclavé. »

Nice choisit Lilium au détriment de Volocopter

L’aéroport de Nice avait auparavant envisagé un partenariat avec Volocopter, une autre startup allemande concurrente de Lilium. Cependant, à l’heure actuelle, il ne communique plus sur ce partenariat et semble avoir définitivement choisi Lilium. Cela pourrait être dû aux difficultés que rencontre Volocopter à Paris : l’entreprise, qui devait initialement faire voler ses taxis volants pour les Jeux Olympiques, n’a pas encore reçu la certification officielle pour son eVTOL. Elle devra donc se contenter de quelques vols de démonstration, avec des passagers non payants.

Si ce réseau de taxis volants Lilium est effectivement lancé, il pourrait induire un changement majeur pour le paysage aéronautique de la région : en effet, des dizaines d’hélicoptères relient actuellement Nice aux villes voisines chaque jour. Il reste néanmoins à démontrer la fiabilité des eVTOL : à ce jour, seul le Chinois eHang a reçu une certification officielle pour un taxi volant. La compétition sera serrée entre les principaux acteurs occidentaux : Lilium, Volocopter et Joby Aviation.

Le Tesla Cybertruck est-il dangereux ? C’est en tout cas ce que retiendra un client qui vient de réceptionner son véhicule flambant neuf. Après avoir constaté de nombreux défauts de fabrication sur son Cybertruck, il s’est coupé profondément avec un panneau en acier et a fini aux urgences.

Le client a raconté sa mésaventure sur le forum du Cybertruck Owners Club, un réseau social dédié aux heureux propriétaires du nouveau pick-up électrique de Tesla. Derrière son pseudo, il a raconté sa livraison qui a tourné au cauchemar.

Il était pourtant heureux de recevoir enfin son Cybertruck, plus de quatre ans après avoir placé sa commande initiale. Malheureusement, il s’est vite rendu compte que l’expérience n’allait pas être aussi fluide que prévu.

Il a d’emblée constaté des défauts importants, et remarqué que l’état général du véhicule n’était pas bon, un comble pour un pick-up dont le prix catalogue avoisine les 80 000 dollars.

Le Cybertruck présentait des défauts de fabrication à la livraison

Pour commencer, le pare-brise était dans un état déplorable : l’intérieur était sale et recouvert d’une substance grasse, ce qui empêchait le client de voir correctement la route lorsqu’il avait le soleil dans les yeux.

De même, plusieurs panneaux en acier de la carrosserie semblaient sales et recouverts de graisse, comme s’ils n’avaient même pas été nettoyés en sortie de chaîne de fabrication.

De façon plus inquiétante, le capot, également constitué d’acier soit disant inoxydable, était recouvert de minuscules taches de rouille.

Ce n’est pas fini : l’un des joints permettant la fermeture du couvre-tonneau arrière était mal fixé et menaçait de se détacher. Le client l’a signalé à Tesla, mais comme le centre de réparations était fermé à ce moment-là, il a dû se contenter d’accepter le Cybertruck en l’état et de revenir plus tard pour effectuer les réparations.

Enfin, alors qu’il conduisait pour ramener le Cybertruck chez lui, un panneau en plastique s’est mêm détaché du pourtour de la benne, et a heureusement atterri dans celle-ci, ce qui lui a permis de ne pas le perdre.

Comment le client s’est blessé avec le Cybertruck

Mais l’incident le plus grave de cette livraison s’est produit alors que ce client inspectait la carrosserie du Cybertruck. Après avoir repéré un autre défaut proche d’un angle du panneau arrière, il s’est coupé sur le coin très acéré de la plaque d’acier qui le compose.

Le client a d’abord cru à une coupure superficielle, mais s’est rapidement rendu compte que le sang coulait à flot. Il s’était en fait fortement entaillé le poignet et s’est retrouvé baignant au milieu d’une mare de sang. Les employés de Tesla qui lui livraient le Cybertruck ont heureusement proposé de le soigner, et lui ont posé un bandage qui a arrêté temporairement l’hémorragie.

Mais en rentrant chez lui, le client a constaté que la blessure n’était pas refermée : il a donc dû se rendre aux urgences, où il a passé toute la soirée avant d’être recousu.

Des problèmes récurrents de qualité chez Tesla

Cet incident, qui peut paraître isolé, est en fait le dernier d’une longue série : depuis qu’il est sorti, le Cybertruck suscite des critiques pour ses angles métalliques très coupants. De plus, le capot avant est notoirement dangereux, et des expériences ont prouvé qu’il pouvait aisément sectionner un doigt s’il était refermé au mauvais moment.

Tesla est malheureusement coutumière des problèmes de qualité sur ses véhicules neufs : toutes les voitures de la marque sont notamment connues pour présenter des écarts importants entre les différents panneaux de la carrosserie.

Mais sur le Cybertruck, le problème pourrait être plus sérieux : sa dangerosité semble inhérent à sa construction en acier et à ses formes anguleuses. Combien d’autres accidents faudra-t-il pour que Tesla prenne la mesure du problème, et réalise au moins des inspections rigoureuses avant de livrer ses véhicules ?

Depuis quelques mois, le vol de câbles sur les bornes de recharge électrique est en forte recrudescence dans le monde entier, laissant les opérateurs et les automobilistes démunis. Les bornes de recharge rapide sont particulièrement touchées. Voilà un obstacle supplémentaire au développement du réseau de recharge, qui n’en avait pas franchement besoin.

Le 16 mai dernier, en Californie, les câbles de l’intégralité des bornes d’un superchargeur Tesla situé dans la région de San Francisco ont été coupés. Non loin de là, à Fresno, 50 des 88 bornes recharge de la ville ont été vandalisées. Et quelques jours auparavant, à Houston (Texas), ce sont 5 stations de superchargeurs qui avaient été visées. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi plusieurs centaines de câbles qui ont été volés à travers les Etats-Unis.

La situation n’est pas meilleure du côté de nos voisins anglais : depuis novembre dernier, Instavolt, le principal opérateur de bornes de recharge du pays, s’est fait voler pas moins de 174 câbles répartis sur 27 stations.

La France, la Belgique et les Pays-Bas seraient aussi particulièrement touchés, d’après une enquète du magazine Autoplus.

« Ces vols sont extrêmement frustrants pour nos clients et pour nous », a déclaré Delvin Lane, PDG d’Instavolt. « La révolution des véhicules électriques est déjà en marche, avec plus d’un million de véhicules électriques en circulation [au Royaume-Uni]. Notre mission est de rendre la recharge des véhicules électriques aussi simple que possible, et la fiabilité est l’une de nos valeurs fondamentales. »

D’après lui, les voleurs frappent à toute heure du jour et de la nuit et n’hésitent pas à revenir sur une station déjà attaquée pour la dépouiller à nouveau. À une occasion, un vol a même été signalé huit heures seulement après que les bornes aient été réparées.

Les bornes de recharge contiennent du cuivre, de plus en plus précieux

La raison de l’augmentation de ces vols est simple : les cours du cuivre ont augmenté de façon vertigineuse ces derniers mois. Le prix du précieux métal est au plus haut depuis près de deux ans, alors que la demande continue d’augmenter pour alimenter la transition énergétique.

Chaque station de recharge visée peut rapporter plus de 100 kilos de cuivre aux malfaiteurs. Ils revendent alors le métal à des recycleurs pour une fraction de son prix de départ. Pour des vols qui rapportent quelques centaines d’euros, les coûts de réparation peuvent ainsi s’élever à plusieurs milliers d’euros pour les opérateurs de bornes.

Ces vols et dégradations ne sont malheureusement pas nouveaux : ils existent depuis l’apparition des bornes de recharge il y a une dizaine d’années. Ils étaient initialement causés par des vandales qui souhaitaient protester contre le développement de la voiture électrique, mais sont aujourd’hui quasi-exclusivement perpétrés par des bandes organisées spécialisées dans le vol de cuivre. En France, ces bandes sont souvent originaires des pays de l’Est.

Des vols qui menacent le développement de la voiture électrique ?

Malheureusement, cette recrudescence des vols de câbles ne va pas dans le sens de l’objectif du gouvernement de porter le nombre de points de recharge à 400 000 d’ici 2030. Cela pourrait aller jusqu’à menacer la réussite de la transition énergétique dans l’automobile. En effet, les automobilistes citent souvent la disponibilité et la fiabilité des bornes électriques comme l’obstacle numéro 1 qui les dissuade de passer à l’électrique.

La solution au problème ne semble pas évidente : il paraît très difficile voire impossible de sécuriser 24h/24 des stations de recharge dont les câbles sont très facilement accessibles. Le gouvernement devra donc prendre le mal à la racine et engager une forte répression contre les bandes organisées s’il veut permettre à la voiture électrique jouer à armes égales avec le thermique.

Même la ville de Londres n’échappe pas au raz de marée des véhicules électriques chinois. D’après une information du Times et du magazine anglais Autocar, le bus électrique BD11 de BYD serait sur le point de remporter l’appel d’offre pour les futurs bus rouges à impériale emblématiques de la ville de Londres.

Si BYD remporte le contrat, le groupe Go-Ahead, qui opère ces bus rouges bien connus des touristes du monde entier, pourrait placer une commande pour 100 exemplaires. Le BD11 coûte la bagatelle de 400 000 £, un prix qui serait tout de même 100 000 £ moins élevé que ses concurrents anglais. Il sera bien sûr fabriqué en Chine.

BYD n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne la vente de bus à l’Angleterre : le constructeur est déjà implanté dans le pays depuis 11 ans, et y a vendu plus de 1800 bus. Depuis lors, ces véhicules ont parcouru un total cumulé de plus de 28 millions de kilomètres.

Un bus BYD spécialement conçu pour Londres

Ce nouveau bus rouge BYD à deux étages a été spécialement conçu pour opérer dans la ville de Londres. Il est équipé d’une batterie Blade de BYD d’une capacité de 532 kWh, ce qui lui confère une autonomie de 640 km. Cela devrait être largement suffisant, puisque la plupart des bus rouges de Londres ne parcourent qu’entre 200 et 350 km par jour.

Le bus pourra être rechargé avec une puissance de 500 kW, et être connecté à plusieurs chargeurs à la fois pour augmenter la vitesse de charge. Cela lui permettra d’être rechargé de 0 à 100% en 2 heures seulement. Il pourra même être chargé en roulant, grâce à un pantographe optionnel qui sera relié à des câbles à la façon d’un tramway.

Il pourra transporter jusqu’à 90 passagers. L’espace en cabine sera plus important que dans un bus rouge traditionnel, car les deux moteurs de 150 kW sont situés dans les roues, ce qui permet un gain de place important. Le BD11 sera aussi disponible par la suite dans une version à un seul étage, pour être utilisé en dehors de la ville de Londres.

Frank Thorpe, le directeur commercial de BYD pour le Royaume-Uni, a déclaré à propos du bus BD11 :

« Nous pensons sincèrement qu’il s’agit d’un produit révolutionnaire en termes d’efficacité, de sécurité et d’attrait commercial. Nous pensons que ce sera un véhicule important ».

Il n’a pas souhaité révéler combien BYD espérait en vendre, mais mais a ajouté : « Nous avons eu des réactions fantastiques de la part des opérateurs et des parties prenantes, le ministère des Transports et Transport for London, et nous allons maintenant prouver ce que nous disons. »

Les bus rouges de Londres sont fabriqués en Angleterre depuis 1956

Si le bus BD11 est effectivement choisi pour être le futur bus rouge à deux étages de Londres, il remplacera le mythique bus à impériale Routemaster, de fabrication anglaise. Ces bus sillonnent la ville de Londres depuis 1956. Le dernier modèle en date était à motorisation hybride Diesel, et était surnommé le « Boris Bus » depuis qu’il avait été choisi par Boris Johnson, lorsqu’il était maire de Londres il y a 13 ans.

Les Boris Bus devraient être progressivement abandonnés par la ville de Londres d’ici à 2030, pour réaliser l’objectif fixé par Sadiq Khan, le nouveau maire, de disposer d’une flotte 100% électrique à cette date.

Frank Thorpe assure que 34% des composants du bus seront fabriqués dans l’Union Européenne. Cependant, choisir un bus chinois pour remplacer les bus à impériale londoniens est un symbole important : est-ce le début de la fin pour l’industrie automobile européenne ? N’hésitez pas à nous donner votre avis en commentaire.

Kia vient de dévoiler les caractéristiques de la Kia EV3, son nouveau SUV électrique urbain. Le prix n’est pas encore confirmé, mais d’après certains spécialistes, il pourrait être de 30000 €. Si cela était le cas, l’EV3 pourrait représenter une option très intéressante, grâce à une autonomie record : jusqu’à 600 km.

La Kia EV3 sortira en Corée du Sud au mois de juillet, puis arrivera en France et en Europe très rapidement, au deuxième semestre 2024. Elle pourrait être lancée plus tard aux Etats-Unis, probablement fin 2025 ou début 2026.

D’après Electrek, un site spécialisé dans la voiture électrique, la version la moins onéreuse de la Kia EV3 sera lancée à un prix équivalent à 30000 dollars, soit 27700 €. Etant donné que les voitures sont toujours un peu plus chères lorsqu’elles sont commercialisées en France que dans leur pays d’origine, un prix de 30000 € en France n’est pas inenvisageable.

De plus, la Kia EV3 sera produite en Europe : plus précisément à l’usine de Žilina, en Slovaquie. Cela la rendra éligible au bonus écologique de 4000 €, ce qui pourrait faire baisser son prix effectif à 26000 €. Cela en ferait l’une des voitures électriques les plus abordables à l’heure actuelle, malgré des prestations de haute qualité.

La Kia EV3 aura une autonomie élevée malgré des prix abordables

Deux tailles de batterie seront proposées. La plus petite aura capacité de 58,3 kWh, qui lui assurera une autonomie de 410 km. Mais c’est surtout les caractéristiques de la grosse batterie qui impressionnent : avec 81,4 kWh, l’autonomie sera de 600 km. Un chiffre plus élevé que toutes les voitures de ce segment, notamment le Peugeot E-2008 et la Volkswagen ID.3.

La Kia EV3 pourra accélérer de 0 à 100 km/h en 7,5 secondes, grâce à un moteur arrière de 150 kW. Elle aura une vitesse maximum de 170 km/h.

Pour pouvoir baisser le prix de la voiture, Kia a décidé de la baser sur une architecture de 400V, contrairement à beaucoup de modèles actuels qui ont une tension de 800V. Elle pourra être rechargée de 10 à 80% et 31 minutes, avec une puissance de charge rapide de 128kW.

D’après les images publiées par Kia, le design de ce petit SUV est très réussi, et rappelle en tout point celui de son cousin l’EV9, qui connaît actuellement un fort succès, notamment aux Etats-Unis.

Notons également que Kia sortira une voiture plus petite, l’EV2, en 2026. Il s’agira d’une citadine, qui sera proposée à un prix inférieur à celui de l’EV3, et entrera en concurrence directe avec des modèles de masse comme la Peugeot e-208 et la R5 électrique.

Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir les prix officiels de cette Kia EV3 : nous saurons alors si elle deviendra réellement un modèle de premier plan, ou si un tarif trop élevé l’empêchera d’apparaître en nombre sur nos routes.

C’est peu dire que la nouvelle Citroën C3 électrique est très attendue : la petite citadine promet tout simplement de devenir l’un des modèles qui démocratisera enfin la voiture électrique. Les premiers essais de cette C3 électrique sont sortis, et les avis de la presse sont plutôt positifs : avec son petit prix, la voiture semble être à la hauteur de l’enjeu.

La Citroën ë-C3 est d’ores et déjà disponible à la commande, et sortira en France en octobre 2024. C’est surtout son prix qui interpelle : sa version la moins chère est disponible à 23 300 €, soit presque 10 000 € de moins que la Peugeot e-208, sa concurrente directe. Elle se positionne plutôt face à la Dacia Spring en termes tarifaires, mais avec des prestations moins low-cost.

Ce mardi 21 mai, les journalistes ont pu réaliser des essais de cette nouvelle C3 électrique sur les routes autrichiennes, non loin de son lieu de production en Slovaquie. S’ils ne sont pas dithyrambiques, les avis sont tous globalement positifs.

Ils saluent notamment un point essentiel : malgré son prix bas pour une électrique, l’ë-C3 ne fait pas de concessions sur la qualité. Il s’agit enfin d’une vraie citadine électrique qui se rapproche en tout points de ses équivalents thermiques, ce qui pourrait aider de nombreux automobilistes à franchir le pas.

Si elle ne propose ni des perfomances hors du commun ni un confort de conduite remarquable, la voiture a su se concentrer sur l’essentiel, et offre une autonomie tout à fait acceptable en ville pour ce niveau de prix. L’intérieur est simple et efficace, et le rapport qualité-prix général est très satisfaisant.

Du côté des points négatifs, la presse souligne un design peu marquant, et une assez mauvaise insonorisation. Certains regrettent également un prix qui reste élevé pour la finition d’entrée de gamme. Mais ces points ne contrebalancent pas la bonne impression générale qu’a dégagé cette C3 électrique.

Essai de la nouvelle C3 électrique : les avis de la presse

Sans plus attendre, voici un récapitulatif des avis de la presse sur cette Citroën ë-C3 suite aux essais.

Automobile Propre :

On n’est pas si mal installé pour un véhicule de quatre mètres de long. L’espace est largement suffisant aux genoux et très généreux au niveau de la tête. Sans en faire des tonnes, la présentation du tableau de bord apparaîtra originale au conducteur et au passager assis à côté de lui.

Elle est facile à garer parce qu’elle est courte et braque bien : c’est une excellente urbaine. [Au niveau de l’autonomie], on est proche de ce qu’annonce le constructeur selon les normes WLTP.

Cette C3 électrique est relativement compétitive sur le marché d’aujourd’hui, et beaucoup mieux qu’une Dacia Spring. Mais ça reste trop cher si on compare avec la version thermique qui démarre à 15 000 euros en finition d’entrée de gamme.

VivaCar : 7/10

D’une manière générale, cette nouvelle Citroën e-C3 est sans surprise. Ceci dit, son accessibilité tarifaire en fait une citadine électrique très sérieuse sur le marché. Sa motorisation que nous jugeons assez faible n’offre pas de réelles sensations de conduite.

Pour être tout à fait honnête, on peut dire que l’intérieur est tout ce qu’il y a de plus banal. Le confort général de cette Citroën e-C3 n’est pas vraiment son point fort non plus. Les sièges rehaussés à l’avant offrent une bonne position de conduite, certes. Mais les places arrière ne sont pas aussi spacieuses que ça.

La nouvelle Citroën e-C3 nous réserve une belle surprise : Titulaire de la norme de dépollution EURO 6, c’est une citadine électrique responsable et peu gourmande en énergie. En témoigne d’ailleurs sa consommation de 11.1 kWh/100 km en ville.

Autocar (Royaume-Uni) : 4 étoiles sur 5

La C3 électrique assume sa construction à bas coût, mais toujours dans le but de ne pas se compromettre et de ne pas faire low cost. Et cela donne non seulement une première impression très positive, mais aussi durable.

La philosophie de la C3 semble être « juste assez », ce qui est très similaire à Dacia à cet égard. Elle n’essaie pas d’avoir le plus de technologie, les matériaux les plus sophistiqués, le plus de puissance ou la plus grande autonomie, mais plutôt de vous offrir ce dont vous aurez besoin et d’utiliser et de vous assurer que tout fonctionne correctement.

Citroën doit être félicitée pour avoir fabriqué une voiture qui offre quelque chose de vraiment distinctif dans la catégorie des supermini et à un prix que nous pouvons tous saluer. Elle n’est pas surchargée d’équipements inutiles, mais ne semble jamais bon marché et suit son propre chemin de manière dynamique en mettant l’accent sur le confort qui est largement satisfaisant.

Car Magazine (Royaume-Uni) :

La nouvelle C3 de Citroën est un Lidl dans un monde de Monoprix, où les constructeurs automobiles sortent des superminis trop chères.

Elle a un bon rapport qualité-prix mais ne fait pas bon marché, Citroën mettant l’argent là où les clients en bénéficieront, à savoir dans le confort, l’habillage et une transmission électrique très légère. L’autonomie réelle de 290 km en rebutera certains, même si elle peut vous emmener de Londres à Sheffield sans escale.

Pour les automobilistes qui envisagent de passer à l’électrique pour leur deuxième voiture, la C3 électrique a beaucoup d’avantages. Il n’y a ni fioritures ni sensations fortes, mais la ë-C3 est une voiture intelligente et adorable, et une avancée majeure pour les véhicules électriques européens.

Electrifying (Royaume-Uni) : 9/10

​Une petite voiture confortable et plutôt charmante, d’un excellent rapport qualité-prix mais qui dispose également d’une autonomie utile. C’est vraiment génial, et pas seulement parce que c’est l’une des voitures électriques les plus abordables du marché.

La Citroën e-C3 pourrait être un véritable tournant pour les automobilistes qui recherchent une voiture électrique abordable qui n’a pas l’air bon marché, qui vient d’une marque familière et qui a également un peu de style.

Bien sûr, elle n’est pas rapide et il y a quelques petits détails qui peuvent être un peu ennuyeux, mais la Citroën e-C3 est confortable et agréable à conduire, en plus elle est moderne, spacieuse et épurée à l’intérieur, et a une autonomie et des performances de charge très utilisables.

En gros, c’est amusant, adapté à son objectif et brillamment pensé. Plus que cela, c’est exactement ce dont les acheteurs de voitures britanniques et le marché des voitures électriques ont actuellement besoin.

Les startups de voitures électriques sont de plus nombreuses à entrer en concurrence, surtout en Chine. Parmi elles, Huawei, qui contrôle 4 marques différentes dans le pays. Hier, le directeur de la division automobile du géant des smartphones a surpris en annonçant que l’entreprise réalisait déjà des bénéfices sur ses ventes de voitures électriques.

Dans une interview donnée à Tencent News, Richard Yu, le directeur automobile de Huawei, a déclaré que toutes les divisions automobile du groupe avaient été bénéficiaires au premier trimestre 2024.

Contrairement à son concurrent Xiaomi, Huawei n’a pas lancé de voiture électrique sous sa propre marque, mais collabore avec des constructeurs automobiles étatiques qui sont chargés de produire ses voitures.

La voiture électrique Huawei repose sur un système unique, qui est bénéficiaire

Huawei collabore avec 4 constructeurs automobiles chinois : BAIC (Beijing Automotive Group), JAC (Anhui Jianghuai Automobile Group), Seres Group, et Chery. Chaque partenariat a conduit au lancement d’une marque de voitures différente.

Huawei a même donné un nom à ce modèle inédit de partenariats : le « modèle Zhixuan ». Et c’est donc bien cette entité globale qui a réalisé des bénéfices au 1er trimestre.

Le groupe possède également deux autres activités dans l’automobile électrique : la livraison de pièces détachées, et la production de suites logicielles pour les voitures, qui se nomme Huawei Inside. Richard Yu a confirmé que ces activités étaient également devenues bénéficiaires, signe d’une réussite sur tous les tableaux pour l’entreprise.

D’après Richard Yu, les activités automobiles de Huawei seront bénéficiaires non seulement au premier trimestre, mais également sur toute l’année 2024.

Aito, Stelato, Luxeed : ces marques derrière lesquelles se cache Huawei

Le directeur de Huawei a souligné que c’était la marque Aito qui avait réalisé les meilleurs chiffres. Cette marque est issue de la collaboration entre Huawei et Seres. Elle est spécialisée dans les SUV électriques, et s’est faite remarquer grâce au succès de ses SUV Aito M5, Aito M7 et Aito M9.

Une autre marque du groupe Huawei a fait forte impression avec son premier modèle, qu’elle a dévoilé au salon automobile de Pékin en avril dernier. Il s’agit de Stelato, issue du partenariat entre Huawei et BAIC. Cette marque s’adresse quant à elle au marché des berlines premium, et sa première voiture, la Stelato S9, est en concurrence directe avec la Tesla Model 3 et la Xiaomi SU7, qui rencontrent un large succès.

Enfin, Huawei possède deux autres marques :

  • Luxeed, en partenariat avec le constructeur Chery, qui produit des berlines électriques de milieu de gamme. La Luxeed L7, son premier modèle, est d’ores et déjà disponible,
  • une autre marque qui n’a pas encore été annoncée, en partenariat avec JAC. Cette marque sera la plus haut de gamme, et sera dédiée au marché ultra premium.

Huawei et Xiaomi sur la voie du succès, Tesla menacé ?

Ces bons résultats de Huawei dans la voiture électrique sont d’excellent augure pour son grand concurrent, à savoir Xiaomi, qui mise tout sur sa berline électrique SU7. La voiture a déjà rencontré un succès phénoménal en Chine, avec 50000 exemplaires commandés en 27 minutes seulement.

Les deux géants du smartphone ont un avantage de taille sur les startups électriques concurrentes : ils bénéficient d’une énorme base de clientèle et de fans, ce leur permet de rencontrer un impact médiatique retentissant à chaque fois qu’ils dévoilent une nouvelle voiture. De plus, ils sont reconnus pour leur savoir-faire dans la technologie et l’interface utilisateur, des aspects essentiels des voitures électriques modernes.

Voilà qui inquiétera sans doute Tesla et les constructeurs occidentaux : la preuve est désormais faite que les constructeurs chinois peuvent produire des voitures électrique en masse, à bas prix, et en réalisant des bénéfices. Une question demeure cependant : quelle partie de ces bénéfices est due aux subventions du gouvernement chinois ? Dans son interview, Richard Yu a préféré ne pas aborder le sujet.

Les constructeurs chinois continuent leur offensive dans l’automobile électrique. Nio lance une nouvelle marque nommée Onvo, et dévoile la Onvo L60, une voiture destinée à être produite en masse. Cette voiture ne coûte que 219 900 Yuans (27 800 €), et représente une concurrente directe de la Tesla Model Y.

Les livraisons de la Onvo L60, un SUV électrique de taille moyenne, débuteront dès septembre prochain. D’après son constructeur, elle sera plus efficiente que la Model Y, avec une consommation de 12,1 kWh/100 km (cycle CLTC), contre 12,5 kWh/100 km pour la Model Y, également en cycle CLTC.

La Onvo L60 sera proposée en 3 versions :

  • Standard Range : 555 km d’autonomie
  • Long Range : 730 km d’autonomie
  • Extra Long Range : plus de 1000 km d’autonomie.

L’autonomie de la version Extra Long Range paraît impressionnante, surtout lorsqu’on la compare à celle de la Model Y, qui n’a que 600 km d’autonomie dans sa version la plus endurante. Cependant, il s’agit ici d’un chiffre selon le cycle CLTC, qui est connu pour être très optimiste.

En Chine, la version standard de la Onvo L60 sera 30000 yuans moins cher (3800 €) que la Model Y, ce qui pourrait convaincre de nombreux clients de se diriger vers cette nouvelle marque aux dépens de Tesla.

De plus, la L60 sera équipée d’une architecture électrique de 900V, ce qui promet des vitesses de charge plus élevées que sa concurrente, qui repose sur une tension de 400V.

Son design n’est pas en reste : elle a été dessinée par Raul Pires, l’ancien designer de Bentley, qui travaille maintenant en Chine après avoir passé plus de 20 ans dans le groupe Volkswagen.

Nio prévoit de lancer la Onvo L60 à l’étranger

Nio a déjà précisé que la Onvo L60 serait vendue à l’étranger dès fin 2024. Le constructeur n’a pas précisé quels pays étaient concernés, mais on peut s’attendre à une arrivée de la marque en Europe et en France.

Nio pourrait vouloir également lancer Onvo aux Etats-Unis, mais sa tâche sera compliquée par le choix de l’administration Biden d’augmenter les droits de douane pour les voitures électriques de 25% à 100%, pour lutter contre les constructeurs chinois.

En plus de la Model Y, la Onvo L60 sera en concurrence directe avec un autre SUV chinois : la BYD Sea Lion, qui est sortie la semaine dernière. Cette voiture pourrait l’empêcher de conquérir autant de parts de marché que prévu : elle est encore moins chère que la L60, avec un prix de base à 189 800 Yuans (24 200 €).

La Onvo L60 pourrait-elle devenir un best-seller en France ? Cela n’est pas impossible, car même si son prix européen n’est pas connu à l’heure actuelle, il est fort probable qu’il soit plus que compétitif.

Contrairement à Joe Biden, Emmanuel Macron n’a pour l’instant pas annoncé de mesures protectionnistes face à la Chine. L’avenir de la L60 dépendra fortement des choix stratégiques français et européens, où les gouvernements devront trouver le moyen d’assurer l’avenir de leurs constructeurs nationaux face aux concurrents de l’empire du Milieu.

Dans un post publié sur X, Elon Musk a annoncé que la nouvelle version 12.4 du FSD de Tesla sortirait prochainement. Il a également précisé les améliorations qu’apporterait cette mise à jour, ainsi que les deux suivantes, qui sont déjà en phase de tests.

« Nous sortirons sans doute [la version] 12.4 la semaine prochaine », a-t-il répondu à un utilisateur qui déclarait qu’il était impatient d’essayer la nouvelle version.

Elon Musk a précisé en quoi consisteraient les nouveautés apportées par la version 12.4. D’après lui, cette version comportera un modèle de conduite « complètement réentraîné ». De plus, elle fournira un confort amélioré, en accélérant et en freinant moins brusquement.

Comme l’a récemment expliqué Elon Musk, Tesla serait de moins en moins limitée par la puissance de calcul de ses supercalculateurs, ce qui lui permet d’obtenir des modèles de conduite autonome de meilleure qualité.

Le PDG de Tesla a également confirmé que le développement des versions 12.5 et 12.6 du FSD était bien avancé, et que celles-ci étaient déjà en phase de tests. Ces deux versions permettront aux voitures équipées du FSD de faire face à des situations rares et complexes, comme par exemple pouvoir faire marche arrière si la voiture se retrouve bloquée dans une rue étroite et à sens unique.

Elon Musk joue gros avec la version 12.4 du FSD

Depuis qu’il est entré dans sa version 12 en janvier dernier, le système de conduite autonome de Tesla a fait couler beaucoup d’encre. Il s’agit en effet de la première version pour laquelle la conduite des véhicules n’est pas gérée par des lignes de code, mais entièrement par l’intelligence artificielle. Elon Musk avait promis que cette version serait « époustouflante », et les utilisateurs ont en effet constaté que le FSD s’était amélioré sur de nombreux points par rapport à la version précédente.

De plus, Elon Musk a surpris tout le monde il y a quelques semaines en confirmant qu’il allait à présent privilégier le développement des robotaxis au détriment de la Model 2, la future voiture électrique à moins de 25000€ de Tesla, dont la sortie sera sans doute retardée.

Les attentes des fans et des investisseurs concernant le FSD sont donc au plus haut : l’action Tesla a renoué avec la hausse ces dernières semaines, confirmant que certains croient aux promesses d’Elon Musk de produire des véhicules 100% autonomes d’ici quelques années.

Espérons que cette version 12.4 apportera effectivement des améliorations notables, et qu’elle permettra à Tesla de s’engager sur une courbe de progrès constante. L’entreprise en aura besoin pour sortir enfin une version définitive du FSD, ce qu’elle s’est engagée à faire à maintes reprises, et qui ne s’est malheureusement jamais réalisé.

Décidément, la Xiaomi SU7 semble être une voiture hors du commun à bien des égards. À peine 32 jours après avoir lancé sa voiture électrique qui avait provoqué un buzz mondial, Xiaomi vient d’annoncer dans un post Weibo qu’il avait déjà produit la 10000ème SU7.

La voiture électrique haut de gamme avait rencontré un succès incroyable dès sa présentation : elle avait engrangé 50000 commandes dans les 27 premières minutes de sa commercialisation. Les clients chinois s’étaient pressés par centaines dans les concessions pour tenter d’apercevoir la SU7, ou même de l’essayer pour les plus chanceux d’entre eux.

Cela avait provoqué des files d’attente monstres. De plus, les temps d’attente pour se faire livrer une SU7 étaient montés en flèche : Xiaomi estimait qu’il faudrait patienter jusqu’à 7 mois pour obtenir la voiture.

Xiaomi pourrait atteindre 100 000 livraisons de SU7 cette année

Depuis, le constructeur semble avoir pris la mesure du succès de la SU7, et avoir réussi sa montée en cadence. Après avoir produit les 10000 premiers exemplaires, il envisage maintenant d’en livrer 100000 au total sur l’année 2024. Cela permettrait de stimuler la demande et de réduire considérablement les temps d’attente.

Le 24 avril dernier, le carnet de commandes total de la SU7 s’élevait à 75723 unités. À cette date, seulement 5781 avaient été livrés. La totalité des livraisons concernent pour l’instant le marché chinois, mais Lei Jun, le PDG de Xiaomi, ne fait pas mystère de ses velléités d’expansion à l’international. « Nous sommes persuadés qu’un jour, il y aura des voitures Xiaomi sur toutes les routes du monde », a-t-il déclaré sans fausse modestie.

Xiaomi entend bien profiter de sa base de 20 millions d’utilisateurs de smartphones, en capitalisant sur la compatibilité entre la SU7 et les smartphones de la marque. Le groupe profite également de son savoir-faire dans la production industrielle de masse.

Avec cette montée en puissance impressionnante, la SU7 représente plus que jamais une concurrente de taille face à Tesla et sa Model 3, ainsi que face à Porsche avec sa Taycan, même si Lei Jun affirme que les deux voitures ne sont pas dans la même catégorie.

Le succès de la SU7 donne sans doute des sueurs froides à une autre entreprise de taille : Apple. La marque avait récemment annulé ses plans pour produire l’Apple Car, une voiture électrique qui aurait été similaire à la SU7 si elle avait vu le jour. Le fabricant californien de smartphones, qui a englouti des milliards de dollars dans le projet, pourrait bien avoir raté une occasion en or de diversifier ses produits et d’émerger en tant que nouvel acteur majeur de la voiture électrique.