
Un utilisateur de Twitter a posté une photo, sans doute volée, qui révèle ce que contient le capot du Cybertruck. La photo semble avoir été prise dans une usine Tesla, et fait suite à d’autres images récentes sur lesquelles on pouvait voir des prototypes du Cybertruck portant un wrap camouflage.
Cette photo leakée relance les inquiétudes sur la présence ou non d’un coffre avant, ou « frunk ». En effet, le capot apparaît essentiellement vide.
La plupart des voitures électriques possèdent des coffres avant, mais il semble que les prototypes du Cybertruck n’en soit pas dotés à l’heure actuelle. Si cela est bien le cas, ce serait le premier véhicule Tesla à ne pas en être doté.
Cela inquiète les acheteurs potentiels. En effet, comme le Cybertruck ne possède qu’une benne à l’arrière, il serait pratique de disposer d’un coffre fermé à l’avant.

Cependant, il est possible qu’un coffre avant soit prévu, et qu’il n’ait simplement pas encore été installé lorsque la photo a été prise. Mais s’il existe, il sera sans doute de faible capacité, car l’espace sous le capot du Cybertruck semble réduit.
La taille définitive du Cybertruck était à l’origine prévue pour être plus imposante, mais Elon Musk avait annoncé l’avoir réduite de 3%. Cela permet notamment au véhicule de tenir dans un garage américain standard.
Elon Musk se moquerait-il du Ford F-150 ?
De plus, les Cybertrucks que l’on aperçoit sur la photo sont recouverts d’un wrap décoratif les faisant ressembler à un pick-up Ford F-150.
Il pourrait s’agir d’une boutade d’Elon Musk pour tourner le F-150 en ridicule. En effet, ce pick-up est le 4×4 thermique le plus vendu aux Etats-Unis, et il est depuis peu disponible en version électrique. Il est donc le principal concurrent du Cybertruck sur le marché américain.
Elon Musk n’en est pas à son coup d’essai. Lors de la présentation officielle du Cybertruck, il avait dévoilé une vidéo montrant le véhicule Tesla se mesurant au F-150 dans un concours de tractage. Le Cybertruck en était sorti vainqueur, et avait ridiculisé le F-150 en le forçant à faire marche arrière sans que celui-ci ne puisse lutter.

En juin 2023, la part de marché des voitures électriques a atteint pour la première fois le chiffre de 17% en France. Les données ont été compilées par l’Avere, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique.
Il y a eu 33 280 nouvelles immatriculations de voitures 100% électriques en juin, soit une augmentation impressionnante de 52% par rapport à la même période en 2022.
Si l’on y ajoute les voitures hybrides rechargeables, les immatriculations montent à 51 215 véhicules, soit une part de marché totale de 27%.
Voici les voitures les plus vendues
Sans surprise, on retrouve les Tesla model Y et 3 en tête du classement, avec près de 4000 immatriculations chacune.
La Fiat 500 électrique complète le podium.

De façon plus étonnante, c’est une voiture chinoise qui occupe la 4ème place du classement : la MG4. MG est une marque anglaise à l’origine, qui bat à présent pavillon chinois et n’a fait son retour en France que depuis 2020.
La MG4 est d’ailleurs la seule voiture du top 10 à avoir fait son entrée en 2023, ce qui rend sa performance d’autant plus remarquable.
Voici le top 10 complet pour juin 2023 d’après les données de l’Avere :
| # | Modèle | Immatriculations | Evolution vs Juin 2022 |
|---|---|---|---|
| 1 | Tesla Model Y | 4335 | +121% |
| 2 | Tesla Model 3 | 3966 | +279% |
| 3 | Fiat 500 | 2781 | +51% |
| 4 | MG4 | 2511 | entrée |
| 5 | Dacia Spring | 2490 | +88% |
| 6 | Renault Mégane E-tech | 2377 | +28% |
| 7 | Peugeot e-208 | 1889 | -34% |
| 8 | Kia Niro | 885 | +586% |
| 9 | Mini électrique | 880 | +118% |
| 10 | Renault Twingo | 823 | -62% |
Comment la France se compare-t-elle au reste du monde ?
Même si le chiffre de 17% pour la part de marché des voitures électriques en France est encourageant, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre des niveaux compatibles avec une réduction importante des émissions de CO2.
Certains pays font d’ailleurs beaucoup mieux : la Chine est d’ores et déjà à plus de 35%.
Quand à la Norvège, elle s’approche d’une disparition pure et simple des voitures thermiques. La part de marché de l’électrique y a en effet atteint 80% en 2022 !
De nombreux efforts restent donc à faire en France, mais nul doute que la profusion de nouveaux modèles qui font actuellement leur entrée sur le marché aidera à atteindre des parts de marché de plus en plus élevées.

Alors que Tesla vient de produire son premier Cybertruck de série et prépare les premières livraisons, Elon Musk vient de donner un aperçu de la demande que recevait Tesla pour ce nouveau véhicule futuriste.
Dans une interview donnée à Yahoo Finance suite aux résultats financiers du deuxième trimestre, Elon Musk a révélé que la demande pour le Cybertruck était exceptionnellement élevée.
« La demande pour le Cybertruck est complètement folle », a-t-il déclaré. Il a exprimé cette idée grâce à une formule anglaise difficilement traduisible : « The demand is so far off the hook you can’t even see the hook ».
Tesla aurait reçu 1,9 millions de commandes
Même si l’on connaît la tendance d’Elon Musk à l’exagération et aux promesses marketing douteuses, il semblerait que la demande pour le Cybertruck soit effectivement très élevée.
D’après une base de données participative disponible sur internet et gérée par des futurs clients du Cybertruck, Tesla comptabiliserait plus de 1,9 millions de commandes.

La fiabilité du chiffre est confirmée par le fait que chaque personne qui souhaite que sa commande apparaisse dans la base de données doit renseigner son numéro de réservation. En faisant la différence entre le premier et le dernier numéro de réservation connus, les utilisateurs parviennent à estimer le nombre total de commandes.
Il est cependant à noter que pour obtenir un numéro de réservation, un dépôt de 100 $ est suffisant. Il est donc probable que de nombreux clients se désistent par la suite.
Plus de 5 ans d’attente pour obtenir un Cybertruck ?
Etant donné que Tesla prévoit de fabriquer 375 000 Cybertrucks par an, ce chiffre correspondrait à plus de 5 ans de production. Un chiffre faramineux, qui semble confirmer que l’avenir de ce nouveau véhicule tout-terrain est d’ores et déjà assuré.
Elon Musk a ajouté : « Le Cybertruck intègre énormément de nouvelles technologies. Il ne ressemble à aucun autre véhicule, parce qu’il n’est comme aucun autre véhicule ».

Pour rassurer les clients sur le temps d’attente, il a précisé : « La production sera aussi rapide que le permet l’élément le plus limitant de la supply chain ».
Tesla a confirmé que les livraisons du Cybertruck débuteraient avant la fin de l’année.
Des Cybertrucks portant des nouveaux camouflages ont d’ailleurs été aperçus récemment, ce qui confirme que Tesla est en train d’effectuer les derniers tests avant la mise en production définitive.

Dans un tweet publié aujourd’hui, BMW a révélé que le premier exemplaire de sa nouvelle berline électrique i5 était sorti des lignes de production. C’est la première fois que BMW produit une version électrique de son iconique série 5.
Ce modèle est destiné à devenir le fer de lance zéro émissions de la gamme BMW, pour qui la série 5 représente le cœur historique des ventes. La série 5 avait été initialement lancée en 1972, et avait été modernisée à de nombreuses reprises par la suite.
Cette première i5 a été produite dans l’usine allemande de Dingolfing. Il s’agit du troisième véhicule électrique de la marque, après les BMW iX et i7.
BMW fonde de grands espoir sur l’électrification de sa gamme : en effet, elle vise un taux d’électrification de 40% dès 2024.
La nouvelle berline i5 sera déclinée en deux versions : la eDrive40, d’une puissance de 340 chevaux, et la M60 xDrive, taillée pour la performance avec 601 chevaux.

BMW i5 eDrive 40 : pour favoriser l’autonomie
La eDrive 40, la moins onéreuse, offre un couple de 400Nm fourni par un seul moteur électrique. Elle peut accélérer de 0 à 100 km/h en 6 secondes et atteindre une vitesse maximale de 193 km/h.
Elle possède une batterie de 81,2 kWh qui peut être rechargée de 10 à 80% en 30 minutes.
Son autonomie WLTP est comprise entre 457 et 581 km.
Son prix débute à 76 200 €.
BMW i5 M60 xDrive : pensée pour la performance
La version M60 xDrive est pensée pour proposer des performances sans concessions, sans toutefois trop sacrifier l’autonomie.
Son couple est de 795 Nm, ce qui lui permet d’abattre le 0 à 100km/h en 3,8s seulement. Ce chiffre est comparable à celui que proposent de nombreuses supercars thermiques.
Elle est dotée de la même batterie que la version eDrive 40. Ce qui fait baisser son autonomie entre 457 et 516 km selon le cycle WLTP.
Elle est proposée à partir de 107 500€.

Des tarifs trop élevés ?
Le prix de la BMW i5 la plus accessible est environ 20% supérieur à celui de la BMW série 5 à motorisation thermique, qui débute à 62 800 €.
Malgré les prestations de luxe de ces voitures, ce ticket d’entrée onéreux les réservera à un public fortuné et averti.
Les caractéristiques de la nouvelle i5 seront-elles suffisantes pour justifier ces prix, et soutenir la comparaison avec ses concurrentes telles que les Tesla Model S, Porsche Taycan et Polestar 5 ?
Rien n’est moins sûr, surtout à l’heure où de nombreuses voitures électriques ne trouvent pas preneur, en raison de tarifs agressifs proposés notamment par Tesla.

Tesla a publié hier ses résultats financiers du deuxième trimestre après la fermeture de la bourse de New York. L’entreprise a dépassé les attentes des analystes aussi bien sur le chiffre d’affaires que sur les bénéfices.
Cependant, peu de temps après, Elon Musk à signalé qu’il envisageait de baisser ses marges pour produire plus de véhicules.
Suite à ces commentaires, l’action Tesla (TSLA) était en baisse de près de 9% à la mi-journée.
Des résultats supérieurs aux attentes
A première vue, les résultats publiés par Tesla étaient pourtant positifs.
Le chiffre d’affaires s’établit à 24,93 Md$, contre 24,47 Md$ attendus d’après le consensus Refinitiv.
Le bénéfice ressort à 0,91 $ par action, contre 0,82 $ attendus. Le résultat net est de 2,7 Md$, un record toutes périodes confondues.
La marge brute est en baisse avec 18,2 %, ainsi que la marge opérationnelle, qui est de 9,6 %.
Ces marges en baisse ne sont pas surprenantes : elles sont la conséquence des nombreuses baisses de prix consenties par Tesla sur ses véhicules ces derniers mois. Ces baisses avaient été dénoncées par la concurrence comme une véritable « guerre des prix ». Les ventes des compétiteurs de Tesla avaient alors fortement baissé, ce qui avaient conduit à une accumulation de voitures invendues.
Elon Musk avertit de difficultés à venir
Lors de ses commentaires prononcés suite aux résultats, Elon Musk a averti que des temps difficiles étaient à venir : « Nous sommes dans ce que j’appellerais une période de turbulences », a-t-il déclaré.
Elon Musk a expliqué pourquoi la période actuelle était selon lui très incertaine : « Un jour l’économie mondiale semble s’effondrer, et le lendemain, tout va bien ».
Il a ajouté : « Cela aurait du sens de sacrifier les marges pour produire plus de véhicules ».
Cette phrase a été interprétée par les analystes comme un avertissement, signalant de possibles baisses de prix supplémentaires.
Des baisses de production en vue
Les analystes financiers se sont également inquiétés d’un autre commentaire d’Elon Musk. Il a en effet déclaré que la production serait légèrement en baisse au troisième trimestre, car Tesla devrait procéder à des améliorations sur les chaînes de production.
Tesla devra même fermer temporairement certaines chaînes, le temps que ces améliorations soient effectuées.
Cependant, Elon Musk prévoit toujours de produire 1,8 million de véhicules en 2023, un chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes.
Des modèles S et X vont être rappelés
La baisse du cours de bourse de Tesla s’explique également par le rappel de 15 869 modèles S et X.
Certains de ces véhicules présentent en effet un défaut au niveau des points d’attache des ceintures de sécurité, ce qui peut contribuer à leur détachement en cas d’un éventuel accident.

Il s’agit cependant d’un défaut relativement peu coûteux à réparer, et il est donc peu probable que cela impacte fortement les marges de Tesla, surtout lorsqu’on prend en compte le nombre relativement faible de véhicules concernés.
La bourse a-t-elle réagi trop négativement ?
Certains analystes financiers sont d’ailleurs beaucoup plus optimistes sur le titre Tesla : ils indiquent que les prix des matières premières servant à fabriquer les voitures pourraient baisser dans les mois à venir, ce qui conduirait à une amélioration des marges.
De plus, Tesla n’a pas signalé de retard supplémentaire pour le Cybertruck : celui-ci sortira donc selon toute vraisemblance en septembre prochain, ce qui aura un impact très positif sur le chiffre d’affaires.
Les marges que dégagera l’entreprise sur ce véhicule tout-terrain pourraient être très élevées, étant données les nombreuses innovations apportées dans le processus de production.

Est-ce le début d’un ralentissement généralisé dans l’électrique, ou simplement un passage à vide temporaire ? De nombreux constructeurs tels que Ford, Volkswagen, Toyota ou encore General Motors signalent que les voitures électriques invendues s’accumulent dans leurs inventaires.
La tendance est particulièrement marquée aux Etats-Unis, où trois des plus gros producteurs de voitures électriques annoncent avoir en stock des invendus correspondant à plus de 90 jours de ventes. Il s’agit de Ford, General Motors et Toyota.
La situation actuelle est bien différente de celle qui prédominait l’année dernière : les stocks étaient alors très limités en raison de la pénurie de semi-conducteurs et de difficultés d’approvisionnement dans les chaînes de production.
Ford n’arrive pas à écouler ses Mustangs Mach-E
Chez Ford, c’est l’équivalent de 113 jours de ventes de Mustang Mach-E et 86 jours de pickups F-150 Lightning qui n’ont pas réussi à trouver preneur.
D’après le site Jalopnik, il y aurait plus de 9000 Mustang Mach-E en vente actuellement aux Etats-Unis.
Les chiffres sont éloquents quand on les compare à ceux de l’année dernière. Au deuxième trimestre 2022, Ford avait réussi à vendre 86% de son inventaire de voitures électriques. Au deuxième trimestre 2023, ce chiffre est tombé à 27% seulement.
De nombreux concessionnaires Ford ont d’ailleurs refusé de réceptionner de nouvelles voitures, car ils n’avaient pas réussi à vendre celles arrivées précédemment.
Pour Volkswagen, peu de demande en Chine et aux Etats-Unis
Du côté du constructeur allemand, la situation n’est guère meilleure. Aux Etats-Unis, ce sont plus de 131 jours de stocks de SUV ID.4 qui s’accumulent dans les concessions.

En Chine, les ventes sont même en baisse alors qu’il s’agit d’un marché majeur pour Volkswagen : elles ont baissé de 1,5% par rapport au premier semestre 2022.
Le PDG de Volkswagen Passenger Cars, Thomas Schäfer, vient d’annoncer un plan d’économies visant à simplifier la gamme et à augmenter les marges globales. Celles-ci devront atteindre 6,5%, contre 3% actuellement.
Une conséquence de la « guerre des prix » menée par Tesla ?
S’il est tentant de voir dans ce ralentissement un tournant pour les ventes de voitures électriques, une autre explication est possible.
Il pourrait simplement s’agir d’un phénomène lié aux baisses de prix très agressives menées par Tesla depuis quelques mois. Le constructeur avait en effet baissé à plusieurs reprises le prix de ses voitures, pour atteindre des réductions totales avoisinant les 5000€.
En France, il est ainsi possible de s’offrir une Tesla Model 3 pour moins de 32000 € une fois le bonus écologique déduit.
La plupart des constructeurs concurrents avaient dénoncé une « guerre des prix », certains annonçant même qu’ils refusaient de rentrer dans le jeu de Tesla en baissant eux aussi leurs prix.
Nul doute que leurs déboires actuels les contraindront bientôt à revenir sur leurs positions, quitte à sacrifier leurs marges.

Dans un tweet publié cet après-midi, Tesla a annoncé avoir produit le premier Cybertruck dans sa Gigafactory d’Austin, au Texas. Il s’agit du premier exemplaire de série, c’est-à-dire du premier à être sorti d’une ligne de production.
Tesla avait produit plusieurs prototypes de Cybertruck par le passé, mais l’annonce d’aujourd’hui confirme que le véhicule est bien entré dans sa phase de production en vue d’une commercialisation.
Il est prévu que le Cybertruck ne soit produit initialement que dans la Gigafactory Texas.
Les premières livraisons toujours prévues fin septembre
Suite à l’annonce de Tesla, on pourrait croire que les premières livraisons du Cybertruck sont imminentes. Il n’en est apparemment rien, puisque l’événement officiel qui marquera la première livraison est toujours prévu pour la fin du troisième trimestre, soit fin septembre.

La production de ce premier exemplaire de série est cependant de très bon augure pour le respect des délais annoncés par Tesla. Le Cybertruck arrive en effet avec deux ans de retard : lorsqu’il avait été dévoilé en novembre 2019, Elon Musk s’était engagé à débuter la production deux ans plus tard, soit en novembre 2021.
Depuis, la date a été revue à la fin du troisième trimestre 2023.
Le Cybertruck déjà vendu par centaines de milliers
Ce premier exemplaire produit en série est une excellente nouvelle pour Tesla, car ce véhicule tout-terrain est l’une des pierres angulaires de la stratégie de l’entreprise.
Il ne s’agira que du cinquième modèle actuellement commercialisé, avec les modèles S, 3, X et Y.
Elon Musk espère en vendre entre 250 000 et 500 000 par an, ce qui constituerait un facteur important de croissance pour Tesla, dans un segment sur lequel elle n’est pas présente actuellement.
D’après un site participatif qui recense les précommandes, le Cybertruck aurait déjà été réservé à plus de 1,6 millions d’exemplaires, avant même d’avoir atterri chez les concessionnaires.

À l’occasion du Festival of Speed de Goodwood, au Royaume-Uni, Polestar a dévoilé un nouveau prototype de sa berline électrique de luxe Polestar 5.
La Polestar 5 avait déjà fait une apparition sous forme de prototype l’année dernière, mais le prototype de cette année est sans doute l’une des dernières versions avant l’entrée en production de la voiture, prévue en 2024.
Le Festival of Speed de Goodwood est un évènement dont profitent traditionnellement les constructeurs pour présenter leurs nouveaux modèles : c’est aussi le cas de Hyundai qui vient d’y annoncer la Ioniq 5 N, sa première sportive électrique.
Polestar a également fait entrer en course sa Polestar 3, son premier SUV électrique.
La Polestar 5, une « tueuse » de Porsche Taycan ?
Grâce à ses nouveaux moteurs électriques P10, la Polestar 5 développera une puissance de 884 chevaux dans sa version la plus onéreuse, contre 750 chevaux seulement pour la Porsche Taycan, avec laquelle elle sera en concurrence directe.
Elle utilisera une nouvelle architecture avec une tension de 800 V, ce qui lui permettra d’être rechargée de 80% en 20 minutes.
Sa batterie de 103 Kwh lui offrira une autonomie de plus de 600 km, contre seulement 395 km pour la Porsche Taycan.
La Polestar 5 sera sans aucun doute la voiture la plus chère de la gamme, avec un prix de départ estimé à 90 000 €. Cependant, elle constituera un élément essentiel de la stratégie de Polestar, qui l’a qualifiée de « projet qui définirait l’entreprise ».
En effet, les modèles les plus haut de gamme sont souvent les plus rentables pour les constructeurs, à l’instar de Porsche qui réalise des marges moyennes de 20%, bien au-dessus de celles du groupe Volkswagen dont il fait partie.
Au vu du design du prototype présenté à Goodwood et des caractéristiques avant-gardistes de la nouvelle architecture, il est fort probable que la Polestar 5 suscite un fort engouement à sa sortie. Rendez-vous fin 2024 pour le savoir.

D’après un article du Times of India, Tesla serait en tractations avec le gouvernement indien pour construire une usine dans le pays. Le but serait d’y produire une voiture dont le prix de départ serait inférieur à 2 millions de roupies, soit 22 000 €.
La nouvelle relance les rumeurs selon lesquelles Tesla s’apprêterait à lancer une voiture électrique d’entrée de gamme, dont le prix correspondrait au modèle produit en Inde.
Elon Musk lance des négociations avec le gouvernement
« Tesla a présenté un plan ambitieux, et nous sommes convaincus que le mouvement sera positif cette fois-ci, d’autant plus qu’il implique à la fois une fabrication locale et des exportations », a déclaré une source proche du gouvernement indien.
L’annonce de ce projet d’investissement intervient quelques semaines seulement après une rencontre entre Elon Musk et le premier ministre indien Narendra Modi, qui était en visite aux Etats-Unis.

Elon Musk avait alors précisé qu’il était « un fan de Modi ».
Il avait ajouté : « Je suis incroyablement enthousiasmé par l’avenir de l’Inde. L’Inde est plus prometteuse que n’importe quel grand pays du monde. Le Premier ministre Modi se soucie vraiment de l’Inde car il nous pousse à faire des investissements importants dans le pays. C’était une rencontre fantastique et je l’aime beaucoup ».
Tesla avait depuis longtemps pour projet de s’implanter en Inde, mais n’avait pu réaliser cette ambition par le passé, estimant que les droits de douane pour importer des véhicules dans le pays étaient trop élevés.
Narendra Modi aurait formulé, au cours de ces nouveaux échanges, le souhait que toutes les voitures vendues par Tesla en Inde soient produites localement.
S’agit-il de la future Model 2 ?
L’annonce de cette volonté d’investir en Inde fait partie d’un plan plus général de Tesla, qui envisage de produire une voiture électrique à bas coûts à plusieurs endroits dans le monde.
Tesla souhaite notamment s’implanter au Mexique, et également étendre les capacités de sa Gigafactory de Shanghai, afin de produire cette voiture low-cost dans ces pays reconnus pour leur main-d’œuvre bon marché.
Ce nouveau modèle, de plus petite taille que les modèles 3 et Y, a été surnommé « Model 2 » par de nombreux commentateurs, même si ce nom n’est pas confirmé à ce stade.
Il pourrait représenter un concurrent important aux petites voitures électriques européennes telles que la Volkswagen ID.3 et la Peugeot E-208, et permettre à de nombreux automobilistes au budget réduit d’accéder à la voiture électrique à moindre coût.
La « Model 2 » fait partie du plan à long terme de Tesla, le Master Plan part deux, pour décarboner le transport routier, et permettre au plus grand nombre de réduire ses émissions de CO2.
Depuis des années, Tesla annonce qu’il construira une voiture à moins de 25 000 $, mais cette promesse ne s’est jamais concrétisée à ce jour.

Tesla vient d’annoncer au journal officiel allemand son intention de doubler la capacité de sa Gigafactory de Berlin-Brandebourg. La capacité de l’usine passera progressivement de 500 000 voitures à 1 million par an, et la production de batteries passera de 50 GWh à 100 GWh par an.
La Gigafactory de Berlin est actuellement affectée à la production de batteries et de la Model Y, le SUV best-seller de Tesla.
Voici le document que Tesla a publié au journal officiel, et dans lequel on peut lire les nouveaux chiffres de production de voitures et de batteries :
Ce plan contient aussi un projet d’agrandissement du bâtiment existant de l’usine.
Bien que Tesla prévoie de doubler la capacité de la Gigafactory, celle-ci n’a pas encore atteint son objectif actuel de produire 500 000 voitures par an.
En mars dernier, l’usine avait atteint une production de 5000 voitures par semaine, soit seulement 270 000 par an, un chiffre bien inférieur à ses objectifs :
Un débat public suivi de nouveaux retards ?
A partir du 23 octobre prochain, la publication officielle de la demande d’agrandissement débouchera sur un débat public d’un mois, lors duquel les riverains de l’usine pourront exprimer d’éventuelles inquiétudes sur ce plan.
La Gigafactory avait déjà fait parler d’elle par le passé pour les nombreux retards qui avaient affecté son entrée en service. Des associations locales de protection de l’environnement avaient en effet engagé des recours contre sa construction.
Suite à ces recours, Tesla avait dû s’engager à déplacer des chauves-souris protégées qui avaient élu domicile sur le terrain de la future Gigafactory.

Par la suite, les associations avaient reproché à Tesla de devoir déforester une vaste zone pour pouvoir construire l’usine. Celle-ci avait également été pointée du doigt pour sa consommation d’eau excessive.
Pour annoncer son plan d’expansion, Tesla a donc prévu un plan d’économie d’eau pour que l’usine ne dépasse pas sa consommation initiale suite à l’agrandissement.
Il est donc probable que ce débat public soit l’occasion pour les associations de formuler de nouvelles demandes pour la protection de l’environnement, impactant une nouvelle fois les délais de montée en cadence de la Gigafactory Berlin.