Dans un tweet commentant les derniers résultats trimestriels de Rivian, Elon Musk a prédit que si rien n’était fait, le constructeur ferait faillite dans 18 mois. En effet, la marque de 4×4 électriques concurrente de Tesla est dans une mauvaise passe, et voit ses fonds propres diminuer à vue d’oeil.

Elon Musk a écrit sur X : « La trajectoire actuelle mènera Rivian à la faillite d’ici environ 6 trimestres. Cette trajectoire changera peut-être, mais ça n’a pas été le cas pour l’instant. »

Il a accompagné sa publication d’un graphique représentant la situation comptable de Rivian : on constate que ses fonds propres sont passés de plus de 18 milliards de dollars fin 2021 à seulement 8 milliards fin 2023.

Les résultats du quatrième trimestre 2023 publiés récemment par Rivian le confirment : l’entreprise connaît des difficultés financières. Elle peine à augmenter les cadences de production de ses 4×4 électriques R1S et R1T, ce qui se ressent dans son bilan. En effet, fin 2023, Rivian perdait toujours plus de 43 000 $ pour chaque véhicule produit.

C’est une amélioration par rapport au même trimestre en 2022, mais une dégradation par rapport au troisième trimestre, où le constructeur était parvenu à ne perdre « que » 30 500 $ par véhicule.

Pour Elon Musk, les dirigeants de Rivian doivent dormir à l’usine pour éviter la faillite

Elon Musk a confirmé sur Twitter que pour lui, le coeur du problème était d’augmenter les cadences de production tout en dégageant des marges :

« La conception de leurs produits n’est pas mauvaise, mais la partie la plus difficile du fonctionnement d’un constructeur automobile est d’atteindre une production en volume avec un flux de trésorerie positif. »

Il a ajouté : « les dirigeants doivent dormir à l’usine, sans quoi Rivian fera faillite ».

Difficile de ne pas y voir une référence aux difficultés qu’avait connues Tesla lors de la montée en cadence de sa Model 3. Pendant cette période qu’il avait nommée « production hell », Elon Musk avait admis avoir dormi à l’usine Tesla pendant des semaines pour superviser la mise à niveau des lignes de production.

Rivian a lui aussi prévu de mettre à niveau ses chaînes de montage. Le constructeur va mettre à l’arrêt son usine de Normal, dans l’Illinois, pour plusieurs semaines, ce qui devrait permettre d’augmenter les cadences de production du R1 de 30%. Grâce à cette amélioration, Rivian espère dégager des marges brutes positives dès fin 2024.

Le constructeur mise également gros sur son 4×4 plus abordable, le Rivian R2, qui devrait être produit à plus de 200 000 exemplaires par an à partir de 2026. Ce nouveau véhicule devrait permettre à la marque de trouver le chemin de la rentabilité, comme cela avait été le cas pour Tesla avec sa Model 3.

Cependant, les investisseurs ne semblent pas convaincus : suite aux résultats de Rivian, l’action RIVN a perdu plus d’un quart de sa valeur.

C’est un sujet qui a valu à Tesla de nombreuses moqueries : depuis des années, les essuie-glaces automatiques du constructeur connaissent des bugs à répétition. Mais un correctif devrait bientôt être déployé, d’après un ingénieur de Tesla qui l’a annoncé sur son compte X.

Les essuie-glaces de certaines Tesla connaissent de nombreux problèmes actuellement : ils s’activent sans raison lorsqu’il ne pleut pas, ou au contraire s’activent de façon aléatoire lorsqu’il pleut.

Le problème est devenu tellement connu qu’il a constitué un angle d’attaque récurrent pour les détracteurs de Tesla. De nombreux utilisateurs s’en plaignent régulièrement sur les réseaux sociaux, l’un d’eux considérant par exemple qu’il s’agissait d’un exemple parfait d’over-engineering.

En effet, la raison qui cause ces bugs d’essuie-glaces est connue : contrairement aux autres constructeurs, Tesla a fait le choix de ne pas utiliser de simples capteurs de pluie pour les commander. Au lieu de cela, il utilise les caméras de son système d’assistance à la conduite. Une intelligence artififielle est chargée d’interpréter les images envoyées par les caméras, puis de déterminer s’il pleut et donc s’il faut activer les essuie-glaces.

Cependant, le système, qui semblait innovant au départ n’a jamais donné satisfaction. Dès 2019, Elon Musk avait promis d’y remédier en déployant un réseau de neurones nommé « Deep Rain ». Malheureusement, celui-ci n’avait pas résolu les bugs, et la plupart des Tesla ont continué à subir des mouvements erratiques de leurs essuie-glaces, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité.

Les bugs sont d’autant plus gênants qu’il est impossible de désactiver les essuie-glaces automatiques des Tesla lorsque celles-ci circulent sous autopilot. Des utilisateurs ont donc été contraints de ne plus utiliser ce système d’assistance à la conduite lorsqu’il faisait nuit et que le système détectait de la pluie à mauvais escient.

Les bugs d’essuie-glaces automatiques corrigés par une mise à jour prochaine ?

Heureusement, ce cauchemar des essuie-glaces automatiques pourrait arriver à sa fin. En réponse la vidéo d’un utilisateur qui se plaignait de bugs, un ingénieur de Tesla a répondu sur X qu’une mise à jour serait déployée « prochainement ». Il n’a malheureusement pas précisé de date, ni en quoi consisterait le correctif.

Cependant, la plupart des utilisateurs de Tesla ayant rencontré des bugs d’essuie-glaces automatiques semblent désabusés sur le sujet, et ne croient plus en une solution. Elon Musk et son équipe devront leur prouver qu’ils peuvent toujours leur faire confiance.

Rivian vient d’annoncer que son nouveau 4×4 électrique, le Rivian R2, serait officiellement dévoilé le 7 mars prochain. Plus petit et plus abordable, le R2 est d’une importance décisive pour Rivian : il pourrait être le véhicule qui rendra la marque incontournable, comme cela avait été le cas pour Tesla avec la Model 3.

Le Rivian R2 sera dévoilé lors d’une cérémonie qui aura lieu à Laguna Beach, près de Los Angeles, en Californie. Elle se déroulera à quelques mètres de la plage, devant la concession Rivian qui vient d’y être inaugurée. Le lieu est également proche du siège de Rivian, qui se trouve à Irvine.

Le Rivian R2 sera moins cher et produit en masse

D’après le PDG de la marque, RJ Scaringe, le prix du Rivian R2 sera situé entre 40 000 et 50 000 $. Cela le rendrait beaucoup plus accessible que le modèle produit actuellement, le R1 : celui-ci est vendu à un prix moyen de 73 000 dollars, ce qui le rend inabordable pour de nombreux automobilistes qui souhaiteraient passer à l’électrique. Si l’on déduit le bonus écologique, qui peut aller jusqu’à 7500 $ aux États-Unis, le R2 pourrait revenir à seulement 32 500 $.

Le R2 pourrait permettre à Rivian de rentrer dans la cour des grands, et de se mesurer à Tesla ainsi qu’aux constructeurs traditionnels. En effet, la stratégie de Rivian est la même que celle de Tesla, et pourrait connaître le même succès : commencer par un véhicule haut de gamme produit en petite quantité, et lancer ensuite un modèle grand public qui permettra d’engranger des bénéfices.

La date de sortie du Rivian R2 devrait se situer en 2026. Le 4×4 sera produit près d’Atlanta, dans une nouvelle usine dont la construction démarrera prochainement. Le groupe a déjà investi 5 milliards de dollars pour effectuer les travaux. D’après la responsable financière de Rivian, Claire Rauh McDonough, l’usine produira 200 000 R2 en 2026, puis jusqu’à 400 000 les années suivantes. Ces chiffres sont bien plus élevés que la production actuelle de Rivian : en 2023, la marque a produit 57 000 véhicules.

L’objectif est très ambitieux, mais atteignable. Tesla avait par exemple produit plus de 150 000 Model 3 lors de sa première année de production, en 2018.

Le design du Rivian R2 aurait-il fuité ?

Le design du Rivian R2 ne sera dévoilé que le 7 mars prochain, mais certains affirment qu’il ressemblera très fortement au R1. En effet, Rivian a récemment déposé un brevet dans lequel on aperçoit un véhicule qui n’est pas le R1, et pourrait donc être le nouveau 4×4 bon marché. Ce véhicule se distingue surtout par ses phares avant plus petits, mais son allure générale permet de l’identifier immédiatement comme un véhicule Rivian.

Avec ce nouveau véhicule, Rivian devra néanmoins prendre garde à ne pas provoquer un « effet Osborne » : il arrive parfois que lorsqu’une entreprise présente un nouveau produit meilleur et moins cher que les précédents, les consommateurs délaissent les produits actuels en attendant le nouveau. Cela a pu provoquer de grandes difficultés financières dans certains cas.

L’enjeu est de taille pour Rivian : l’entreprise devra convaincre ses investisseurs qu’elle peut devenir rentable rapidement, et arrêter de consommer des fonds comme c’est le cas depuis ses débuts. Actuellement, Rivian perd plus de 30 000 $ pour chaque véhicule qu’elle produit : le R2 devra être le modèle qui inversera cette tendance.

Avant même d’être sorti, le futur Range Rover électrique semble déjà susciter un fort intérêt. D’après son constructeur, Jaguar Land Rover, plus de 16000 personnes se sont déjà inscrites sur la liste d’attente qui leur permettra de commander le SUV électrique de luxe.

Ce nouveau Range Rover sera le premier véhicule de la gamme britannique à être entièrement électrique. Il devrait sortir en 2024, mais aucune date précise n’a encore été dévoilée. La marque avait ouvert la liste d’attente le 12 décembre dernier, et dévoilé quelques images du futur SUV dans une vidéo.

Il n’est pas étonnant que le Range Rover électrique suscite de l’enthousiasme : les précédents modèles Range Rover hybrides ne possédaient qu’une autonomie électrique d’environ 80 kilomètres. Les inconditionnels de la marque attendaient donc avec impatience un modèle qui leur permette de rouler sans émissions de CO2 sur de plus longues distances, alors que les SUV sont de plus en plus critiqués pour leur bilan carbone déraisonnable.

Ces 16000 inscriptions sur liste d’attente ne sont pas encore des commandes fermes. Établir une liste d’attente peut néanmoins être un bon moyen pour une marque de mettre en avant l’intérêt du public pour un nouveau modèle. Cette stratégie s’était par exemple avérée gagnante pour Tesla avec son Cybertruck : la liste d’attente pour le véhicule avait reçu plus de 1,9 millions d’inscriptions, ce qui avait généré un fort buzz médiatique.

Le Range Rover électrique sera entièrement produit au Royaume-Uni

Le Range Rover électrique conservera l’ADN britannique qui lui est propre : il sera produit à Solihull, au Royaume-Uni. Ses moteurs et sa batterie seront également 100% anglais : ils seront fabriqués à Wolverhampton. Notons cependant que depuis 2008, Jaguar Land Rover appartient entièrement au groupe indien Tata Motors.

Ce nouveau Range Rover sera basé sur la plateforme MLA (Modular Longitudinal Architecture) du constructeur, et bénéficiera d’une tension électrique de 800V, ce qui lui permettra d’être rechargé très rapidement.

Il est actuellement en cours de tests par des températures allant de -40 à 50°. Land Rover affirme également qu’il pourra rouler sans problème dans de l’eau jusqu’à 85 cm de profondeur. Ses performances devraient être comparables à celle d’un Range Rover classique équipé d’un moteur V8. D’après la marque, il s’agira du Range Rover « le plus silencieux et le plus raffiné » jamais produit.

On ne connaît pas encore le nom du futur James Bond, mais on sait peut-être quelle voiture il conduira. Le PDG de Lucid, la startup californienne de voitures électriques, a révélé que le prochain James Bond pourrait rouler en Aston Martin électrique, propulsée par des moteurs Lucid.

Si l’information était confirmée, il s’agirait d’une grande première : ce serait la première fois en 27 films que James Bond roulerait en voiture électrique, après avoir conduit 134 bolides différents au cours de ses aventures cinématographiques. Il s’agirait d’une véritable marque de reconnaissance pour la voiture électrique, qui est encore peu présente dans la culture populaire malgré sa part de marché grandissante.

La voiture la plus puissante de l’histoire de James Bond ?

Le PDG de Lucid a prononcé une phrase qui n’est pas passée inaperçue lors de l’inauguration de la nouvelle usine de voitures électriques de la marque en Arizona. Il commentait le partenariat entre Lucid et Aston Martin, qui avait été présenté en juin dernier.

Suite à ce partenariat à 450 millions de dollars, Lucid fournira à Aston Martin le système de propulsion électrique qui équipe actuellement la Lucid Air Sapphire. Lucid fabriquera les moteurs électriques, la structure de la batterie et le système de recharge qui seront intégrés aux futurs modèles électriques d’Aston Martin.

Voici ce qu’il a déclaré à propos de James Bond :

Il n’est pas étonnant qu’Aston Martin ait choisi notre technologie Sapphire, et Lucid équipera certainement l’Aston Martin du futur. Par conséquent, un petit oiseau me dit que M. Bond sera peut-être propulsé par Lucid. Ne serait-ce pas cool ?

Il paraît clair à la lecture de cette citation que le PDG de Lucid prévoit que la voiture du prochain James Bond soit une Aston Martin électrique, et que celle-ci soit propulsée par des moteurs Lucid.

Cette prochaine voiture de James Bond pourrait donc être de loin la voiture la plus puissante de l’histoire de la franchise : si elle a les mêmes caractéristiques que la Lucid Air Sapphire, elle aurait une accélération de 0 à 100 km/h en 1,95 secondes, loin devant toutes les voitures précédentes.

Aston Martin envisage depuis longtemps de faire rouler James Bond en électrique

Une telle annonce n’est pas une première : en 2019, Aston Martin avait déjà annoncé que James Bond utiliserait le concept-car électrique Aston Martin RapidE. Malheureusement, cela n’avait pas été le cas, sans doute car la marque n’avait pas de plan concret pour produire des voitures électriques par la suite.

Les choses pourraient être différentes cette fois-ci : suite à ce partenariat avec Lucid, Aston Martin prévoit de lancer dès 2025 son premier modèle 100% électrique. Cela s’inscrit dans le cadre de son programme racing green, qui vise à rendre sa gamme plus écologique.

Maintenant que l’on en sait plus sur la voiture électrique du prochain James Bond, une inconnue persiste : qui la conduira ? Les noms de Tom Hardy, Henry Cavill, Aaron Taylor-Johnson et Barry Keoghan ont été évoqués, mais le mystère reste entier.

Après des mois d’attente, Tesla a enfin commencé à déployer la version V12 de son système FSD de conduite autonome. Il s’agit d’une mise à jour majeure, qui pourrait marquer une étape décisive dans la progression du FSD.

Elon Musk avait annoncé l’arrivée de cette version dès le mois de mai 2023. Elle était donc très attendue par les propriétaires de Tesla qui possèdent l’option autopilot, d’autant que Tesla avait retardé sa sortie à plusieurs reprise. C’est désormais chose faite : l’entreprise a commencé à installer la mise à jour sur les voitures de certains clients aux Etats-Unis. Il faudra encore patienter pour la voir arriver en France.

Tesla a supprimé 300 000 lignes de code dans la V12 du FSD

Or cette version V12 pourrait tout changer : en effet, il s’agit de la première version à offrir ce qu’Elon Musk appelle « réseaux de neurones de bout en bout » (end-to-end neural nets). Auparavant, seule la composante vision du FSD était gérée par des réseaux de neurones. La conduite de la voiture, quant à elle, était gérée par des lignes de code, comme pour tout programme informatique.

Avec cette nouvelle version, le FSD change de mode de fonctionnement : la conduite autonome de la voiture sera elle aussi gérée par des réseaux de neurones. D’après les notes qui accompagnent la V12, ce sont plus de 300 000 lignes de codes qui ont été supprimées, et sont à présent gérées totalement par de l’intelligence artificielle.

Elon Musk s’est montré enthousiaste sur les capacités de cette nouvelle version : d’après lui, elle serait « époustouflante ». Les propriétaires de Tesla fondent également de grands espoirs sur le FSD V12, car ils attendent depuis des années que leur système Autopilot sorte enfin de sa Bêta, et devienne pleinement fonctionnel en tant que système de conduite autonome de niveau 5.

La V12 pourrait être décisive pour l’avenir du FSD

Des utilisateurs qui disposent déjà de cette version ont posté des vidéos encourageantes sur les réseaux sociaux. Par exemple, sur cette vidéo Youtube, on peut voir une voiture Tesla éviter avec succès plusieurs camions de pompiers stationnés dans la rue, ainsi que plusieurs pompiers marchant sur la route (à 1:30).

Malheureusement, la version 12 du FSD est toujours qualifiée de version Bêta par Tesla. Il faudra donc attendre des tests approfondis pour savoir si le passage à 100% d’intelligence artificielle augmente réellement les capacités du système remplacer un conducteur humain.

Il faudra également attendre pour savoir si cette version ne s’accompagne pas de bugs ou de retours en arrière. Par le passé, il est souvent arrivé qu’une version ne corrige certains défauts de la précédente, mais introduise de nouveaux problèmes. Le responsable du supercalculateur Dojo de Tesla a d’ailleurs récemment quitté l’entreprise, faisant craindre que cela n’indique des problèmes à venir.

Si le FSD V12 ne s’avérait pas satisfaisant, les conséquences pourraient être fâcheuses pour Tesla : la grogne des utilisateurs du FSD est grandissante, car certains estiment qu’Elon Musk a fait des affirmations mensongères sur les capacités de son système de conduite autonome. Pour l’instant, le FSD n’est considéré légalement que comme un système d’assistance à la conduite de niveau 2, et ne permet pas à la voiture de disposer de « full self-driving », comme l’indique son nom.

Voici encore une bonne nouvelle pour Waymo, la filiale de Google considérée comme le leader mondial de la voiture autonome. La Zeekr CM2E, la voiture autonome qu’elle construira en partenariat avec le chinois Geely, vient de débuter ses essais en Chine.

Un prototype de cette voiture, qui sera utilisée comme un taxi sans conducteur, a été aperçu dans un parking en Chine. Waymo a de grandes ambitions pour ce modèle, qui avait été dévoilé au salon automobile de Guangzhou en 2022 sous la forme du concept-car Zeekr M-Vision. La CM2E doit sortir fin 2024, puis rejoindre la flotte de Waymo aux Etats-Unis.

La première voiture autonome réellement sans volant ?

La Zeekr CM2E viendra rejoindre les Jaguar E-Pace électriques qui constituent l’intégralité de la flotte actuelle de Waymo aux Etats-Unis. La Jaguar E-Pace avait démontré au monde entier les capacités impressionnantes du système de conduite autonome de Waymo, et avait permis à l’entreprise de proposer des courses en taxi autonomes dans quatre villes américaines : Phoenix, San Francisco, Austin et Los Angeles.

La Zeekr CM2E se distinguera de la Jaguar E-Pace de Waymo par un détail essentiel : elle ne devrait pas posséder de volant, si l’on en croit les rendus de l’intérieur de la Zeekr M-Vision, dont elle constitue la version de série. Elle pourrait donc être l’une des premières voitures dédiées au grand public à ne pas posséder de volant, et rentrer ainsi dans l’histoire.

Le prototype n’est pas encore équipé pour la conduite autonome

En observant le prototype aperçu en Chine hier, on constate cependant qu’un volant est bien présent. On remarque également qu’aucun capteur Lidar n’est installé, ce qui pourrait signifier que ce prototype est pour l’instant uniquement dédié aux essais de manoeuvrabilité, et qu’il sera équipé pour la conduite autonome plus tard.

De plus, l’intérieur du prototype diffère de celui du concept Zeekr M-Vision. Celui-ci disposait d’un espace central avec des sièges permettant aux passagers d’être assis face à face pendant que la voiture se conduit de façon autonome, comme s’ils étaient dans un salon ou une salle de réunion. Il faudra donc attendre pour savoir si Zeekr compte bien proposer cette configuration à Waymo.

La Zeekr CM2E sera basée sur la plateforme SEA-M de Geely, sur laquelle seront construits plusieurs modèles différents de voitures autonomes. Elle devrait disposer d’une tension de 800V, et d’un moteur électrique de 310 kW.

Espérons qu’une fois que ce prototype sera plus avancé, il tiendra les promesses que Waymo avait faites avec le concept Zeekr M-Vision, et constituera réellement une voiture 100% autonome, sans volant et sans conducteur.

La consommation des voitures électriques fait débat : génèrent-elles vraiment une énorme demande d’électricité, comme on l’entend souvent ? Les données réelles sont encore rares sur ce sujet, mais une étude vient de donner un élément de réponse : en 2023, les voitures électriques chinoises ont consommé autant d’électricité qu’un pays comme l’Irlande.

L’information a été révélée par BloombergNEF, la branche dédiée à l’énergie de l’agence de presse Bloomberg. Si l’on consulte les chiffres officiels de consommation électrique irlandaise, on apprend donc que les voitures électriques chinoises auraient consommé environ 35 TWh (terawatt-heure) en 2023.

Pourquoi cette consommation électrique n’est pas un gros problème

Le chiffre peut paraître énorme : voyons pourquoi il ne l’est pas tant, et pourquoi les voitures électriques n’ont pas eu d’impact majeur sur le réseau électrique chinois.

Notons tout d’abord que l’étude de BloombergNEF concerne toutes les voitures rechargeables, y compris les hybrides : la consommation des seules voitures 100% électriques est donc légèrement inférieure à ce chiffre.

Premièrement, le chiffre de 35 TWh consommés par les voitures électriques chinoises en 2023 n’est pas très élevé si on le compare à la production électrique totale du pays.

D’après l’administration chinoise de l’énergie, la Chine a consommé 9220 TWh en 2023. Les voitures n’ont donc consommé que 0,3% de ce total. Le chiffre paraît à présent dérisoire, mais il faut prendre en compte le fait que les voitures électriques ne représentent qu’une petite partie du parc automobile.

Le nombre total de voitures électriques en circulation en Chine n’est pas connu avec précison, mais on peut l’estimer autour de 20 millions, d’après les chiffres de ventes de voitures électriques de ces dernières années. Il s’en est vendu près de 10 millions rien qu’en 2023.

Quant au nombre total de voitures en circulation en Chine, il est estimé à 319 millions par Statista. On en déduit que les voitures électriques représentent 6% du parc automobile chinois actuel.

Que se passerait-il si 100% des voitures chinoises étaient électriques ? Dans ce cas, leur consommation totale monterait à 583 TWh, soit seulement 6% de la consommation totale du pays ! Mais cela équivaut tout de même à 1,34 fois la consommation d’un pays comme la France.

La Chine n’a pas connu de défaillances majeures de son réseau

On voit donc qu’il est tout à fait possible pour un réseau électrique d’encaisser une forte proportion de voitures électriques. Les chercheurs de BloombergNEF notent d’ailleurs que le réseau chinois n’a pas connu de perturbations majeures en 2023. « Les données en Chine montrent que l’électricité distribuée par les chargeurs publics est déjà à des niveaux significatifs, mais n’a pas conduit à des pannes généralisées du système électrique. », conclut l’étude.

Les mêmes conclusions ont été tirées en Californie, l’état américain dans lequel la proportion de voitures électriques est la plus élevée. D’après la commission énergétique de cet état, durant les heures de forte demande, les voitures électriques consomment au maximum 1% de l’électricité disponible.

Reconnaissons cependant que les voitures électriques peuvent tout de même mettre les réseaux à rude épreuve : en 2022, par exemple, le gouvernement californien avait demandé aux propriétaires de voitures électriques d’éviter de recharger leurs véhicules. Cette restriction était intervenue alors que l’état traversait une importante vague de chaleur, entraînant une forte consommation d’électricité due notamment aux climatiseurs.

Ceux qui seraient inquiets de la montée en puissance de l’électrique peuvent néanmoins se rassurer : l’exemple chinois nous montre que la production d’électricité d’un pays peut parfaitement s’adapter à une forte croissance de la consommation due aux voitures électriques.

Alors qu’une vague de froid polaire sévit en Europe du Nord et aux Etats-Unis, de nombreuses voitures se sont retrouvées en panne. Sur le terrain, le constat est sans appel : les voitures électriques résistent mieux au froid extrême que les voitures thermiques.

Cette conclusion peut paraître étonnante, tant les voitures électriques ont la réputation d’être peu fiables dans les conditions extrêmes. C’est pourtant ce que rapporte une compagnie norvégienne d’assistance, Viking. L’entreprise a porté assistance à plus de 34 000 voitures sur une période de 9 jours pendant la vague de froid, dans des températures allant jusqu’à -40°.

« Cela a été absolument extrême » , a déclaré Svein Setrom, responsable du réseau Viking. « Je n’ai jamais rien vécu de pareil et je travaille chez Viking depuis 30 ans. »

Les voitures électriques presque 2 fois moins en panne par temps froid

D’après Svein Setrom, parmi ces 34 000 voitures tombées en panne, seules 13% étaient des voitures électriques. Or, en Norvège, 23% des voitures en circulation sont électriques. Ce qui signifie que les voitures électriques sont tombées en panne quasiment deux fois moins souvent que leurs homologues thermiques.

La raison est relativement simple : par temps très froid, les voitures thermiques rencontrent des problèmes de démarrage. Il peut s’agir de problèmes de carburant ou de tuyaux gelés, mais cela peut également venir de la batterie 12V.

La plupart des voitures électriques sont également équipées de batteries 12V qui fournissent l’énergie nécessaire aux équipements du véhicule. Mais ces batteries 12V n’ont pas besoin d’alimenter un démarreur, qui consomme énormément d’énergie et est responsable de la plupart des pannes de batterie par temps froid.

Reconnaissons cependant que le parc automobile électrique est bien plus récent que celui des voitures thermiques : il est donc normal que des voitures plus anciennes rencontrent plus de problèmes. Mais cela ne suffit pas à expliquer un écart d’un facteur 2 entre électrique et thermique. En dehors des vagues de froid, les voitures électriques ont représenté 21% des appels pour assistance, ce qui suggère que les voitures thermiques rencontrent plus de difficultés lors d’épisodes de froid extrême.

Les voitures électriques sont confrontées à des problèmes d’autonomie et de recharge

Les voitures électriques rencontrent un autre problème par temps très froid, même si cela ne conduit pas à une immobilisation complète. Leur autonomie diminue largement, en raison d’une consommation augmentée, et du fait que la batterie consomme de l’énergie pour se maintenir à une température normale. Un utilisateur de Tesla a par exemple signalé que sa consommation était passée de 110 Wh/km à 220 Wh/km lors de la vague de froid.

Enfin, les voitures électriques peuvent également connaître des problèmes de recharge. Par exemple, de nombreuses Tesla se sont retrouvées bloquées cette semaine à une station de superchargeurs près de Chicago. Même si le problème n’a pas été clairement identifié, il semblerait qu’il s’agisse d’une panne des bornes de recharge, plutôt que des voitures elles-mêmes.

La voiture parfaite n’existe donc pas, mais si vous avez besoin de vous déplacer par froid extrême, mieux vaut privilégier une voiture électrique à une voiture thermique. Du moins si la distance à parcourir n’est pas trop grande.

Volkswagen est en tractations avec Blue Solutions, une filiale du groupe français Bolloré, pour signer un accord dans le domaine des batteries solides. Ces batteries sont peut-être l’avenir de la voiture électrique, grâce à une densité énergétique plus élevée et à des temps de recharge plus courts.

D’après un porte-parole de Blue Solutions interrogé par Reuters, Volkswagen et Blue Solutions pourraient finaliser un accord de développement dans les prochains mois. Cet accord conduirait la filiale de Bolloré à produire des batteries à l’état solide qui seraient intégrés dans les futures voitures électriques de Volkswagen.

Bolloré est une entreprise pionnière dans le domaine de la batterie solide. Elle s’était fait connaître en intégrant ce type de batterie à ses voitures Bluecar, qui avaient été utilisées dans le cadre du service d’autopartage Autolib’ à Paris, entre 2011 et 2018.

La Bluecar était très innovante pour l’époque, et l’une des premières au monde à être équipée d’une batterie solide. Mais elle souffrait d’un inconvénient majeur qui lui avait fait subir de nombreuses critiques : ses batteries devaient, pour fonctionner, être maintenues en permanence à une température comprise entre 60 et 80°. Cela impliquait de la maintenir branchée lorsqu’elle était à l’arrêt, ce qui a contribué à l’abandon du programme Autolib’.

Par ailleurs, Blue Solutions produit actuellement des batteries solides réservées à des bus électriques. Malheureusement, celles-ci souffrent d’un autre défaut : un temps de recharge de 4 heures environ.

Mais Bolloré compte bien éliminer les problèmes des batteries solides actuelles : le groupe a confirmé travailler sur une nouvelle batterie solide qui pourrait être rechargée en 20 minutes, sans le besoin d’être maintenue branchée en permancence. La construction d’une Gigafactory est prévue pour 2029.

Avant Bolloré, Volkswagen a déjà investi dans les batteries à l’état solide

Ce partenariat entre Volkswagen et Blue Solutions n’est pas le premier du genre. En effet, le géant allemand de l’automobile a déjà investi 300 millions de dollars dans QuantumScape, un autre leader mondiale de la batterie à l’état solide. L’objectif était d’intégrer des batteries QuantumScape dans des voitures Volkswagen dès 2025, mais il a été repoussé à plusieurs reprises. L’entreprise dispose bien d’un prototype fonctionnel, mais d’après son PDG, « il reste beaucoup de travail à accomplir » avant de l’industrialiser.

Interrogée par Reuters, Volkswagen a confirmé que son partenariat avec QuantumScape était toujours d’actualité, mais n’a pas souhaité faire de commentaires sur ses négociations avec Blue Solutions.

Espérons que ce partenariat entre Volkswagen et Bolloré conduira réellement à l’apparition de batteries solides fiables, et qui pourront cette fois être produites en grande quantité à un horizon relativement proche. Blue Solutions devra néanmoins trouver une solution aux mêmes problèmes que ceux que rencontre QuantumScape : passer d’un prototype à une batterie industrialisable peut nécessiter de longues années de développement.